AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Françoise Brion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Françoise Brion. Afficher tous les articles

Yves Robert | Alexandre le bienheureux (1967)


A partir d'un sujet des plus minces (un bonhomme décide de passer ses journées au plumard), Yves Robert accouche d'une comédie pleine de fantaisie et gentiment anarchiste. Eloge de la paresse, Alexandre le bienheureux est un aussi un appel à la révolte, face au travail aliénant mais aussi contre les femmes présentées sous un jour pour le moins négatif, épouse despotique (Françoise Brion), jeune fille paresseuse et vénale (Marlène Jobert) ou vieille commère (Tsilla Chelton). Tourné en 1967, le film porte cet esprit libertaire qui guidera bientôt Mai 68. Beaucoup de seconds rôles qui ne le resteront plus longtemps (Pierre Richard, Jean Carmet), un Philippe Noiret formidable en colosse poupin que l'on a forcément envie d'imiter et un humour qui flirte avec l'absurde (le chien au centre de la réunion municipale) sont à mettre à l'actif de cette fable bucolique et épicurienne qui invite à goûter le moment présent et à savourer la vie pour ses plaisirs simples.
(Vu le 05/05/2018 / Source : enregistré en 2005)


______________________________________________________________________________________


















Goddess | Françoise Brion


Pierre Granier-Deferre | Adieu poulet (1975)


En quelques mots :  S'il s'inspire d'une histoire vraie et aborde le sujet de la corruption politique, "Adieu poulet" tire cependant presque davantage vers la comédie, Francis Veber au scénario oblige, que vers le polar tendu et violent. Granier-Deferre n'est ni Costa-Gavras ni Yves Boisset et son film, tout en s'inscrivant dans une certaine tradition du cinéma engagé des années 70, manque de nerf et de nuances. Pourtant, on ne s'ennuie pas une seule seconde grâce à des dialogues percutants et surtout un casting trois étoiles qu'animent des gueules qui ont fait le charme des bobines françaises de l'époque, de Claude Rich à Victor Lanoux, de Julien Guiomar à Pierre Tornade et tous les autres. Et il y a bien sûr le tandem que composent Lino Ventura et Patrick Dewaere, duo qui fait des étincelles et justifie à lui seul le visionnage du film. D'un côté, le roc, hiératique et vieille école, de l'autre le jeune chien fou qui en fait des tonnes et bouffe l'écran comme le minou d'une fille. Différents et complémentaires, tout semble opposer personnages et comédiens qu'une évidente complicité cimente pourtant. "Adieu poulet" leur doit tout. Lino et Patrick, vous nous manquez et vous manquez au cinéma français qui a la gueule des sales jours...