Sorti en 1966, année où Mireille Darc envahit les écrans, enchaînant alors pas moins de quatre films dont Ne nous fâchons pas ou Du rififi à Paname, A belles dents proposait un programme appétissant.
AU PIF
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Julien Duvivier | L'affaire Maurizius (1954)
En quelques mots : L'affaire Maurizius aurait pu (dû) être une grande réussite. Basé sur un sujet juridico-policier, le film est habile, préférant à la progression linéaire un récit fragmenté où le crime nous n'est finalement dévoilé au terme de nombreux flashbacks. La mise en scène de Duvivier est irréprochable, en technicien chevronné qu'il est cependant que tous les protagonistes semblent cultiver des zones d'ombre. Mais d'où viennent les grumeaux alors ? Peut-être de l'interprétation, pourtant de premier choix, de Charles Vanel à Daniel Gélin en passant par Madeline Robinson mais aucun d'entre eux ne parvient à rendre attachant sinon vraiment crédible son personnage, à commencer par Anton Walbrook. Reste toutefois une histoire intéressante que sauve le pessimisme du réalisateur...
Chez Francomac
Christian-Jaque | Adorables créatures (1952)
En quelques mots : Adorables créatures est un faux film à sketchs. Faux parce qu'un seul réalisateur l'a réalisé, Christian-Jaque en l'occurrence, là où généralement plusieurs se succèdent et qu'un même personnage traverse tout le récit. Mais de part sa construction et son sujet, succession de souvenirs du Don Juan de héros qui se remémore ses aventures galantes au moment de se marier, il en épouse la forme. De part le caractère inégal de ses histoires également. Ainsi, on préférera les premier et second segments, où brillent les beautés de Danielle Darrieux et de Martine Carol, au troisième, plus ennuyeux. Audacieux par son enrotisme joyeux que véhiculent la sensualité affolante de l'interprète de Caroline chérie, dont le corps est magnifié par la caméra de celui qui est alors son époux, et le saphisme à peine voilé de la patronne de Daniel Gélin, Adorables créatures possède une certaine fraîcheur et reste un bon divertissement, léger et anodin, canaille et tendrement misogyne. Un peu à la Guitry.
Chez Francomac
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