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Roberto Faenza | A couteau tiré (1983)
























Découvert par le grand public au début des années 90 grâce à ses collaborations avec Quentin Tarantino (Reservoir Dogs, Pulp Fiction) et Abel Ferrara (Bad Lieutenant) sans oublier La leçon de piano de Jane Campion, Harvey Keitel a alors pourtant déjà derrière lui une longue carrière que les succès pré-cités tendent à occulter.

Jacques Deray | Le marginal (1983)


Après Flic Story (1975), Le gang, (1977) et Trois hommes à abattre (1980), Jacques Deray délaisse Alain Delon et retrouve Jean-Paul Belmondo, treize ans après Borsalino à l'occasion du Marginal qui, par son immense succès populaire (presque 5 millions d'entrées), ferme pour le comédien la période la plus faste - commercialement - de sa carrière. Flic ou voyou, Le professionnel ou L'as des as, il est alors au sommet du box-office que Les morfalous ou Hold-up commenceront à sérieusement éroder. Mais en 1983, Bébel domine le cinéma français, pas celui des critiques mais celui du peuple auquel il offre ce qu'il attend : de l'action, des cascades, de la virilité. Polar urbain ultra efficace, Le marginal s'inspire des films américains. Le personnage du flic aux méthodes expéditives en butte contre sa hiérarchie auquel il prête sa décontraction goguenarde,  le méchant incarné par Henry Silva (qui n'a cependant pas grand chose à faire) et le clin d'oeil à Bullitt (la poursuite en voiture où la star se glisse derrière le volant d'une Ford Mustang), en attestent.
Se déroulant dans un Paris interlope, plein de putes et de tripots, le film ne fait pas dans la nuance, on a ainsi connu Jean Herman (scénario) et Michel Audiard (dialogues), plus inspirés mais le spectacle au service d'un divertissement violent, est assuré. De bons seconds couteaux (Maurice Barrier, Pierre Vernier, Claude Brosset), la beauté (à défaut du talent) de Carlos Sotto Mayor et le thème musical reconnaissable entre mille de Ennio Morricone, pimentent cet archétype du polar à la Belmondo (vu le 17/11/2018)

































Alain Delon | Le battant (1983)
























A l'instar de ses modèles américains, Alain Delon, alors déjà producteur de ses films, décide au début des années 80 de passer devant la caméra avec Pour la peau d'un flic, gros succès en 1981.

David Cronenberg | Dead Zone (1983)


Remarqué grâce à un corpus de films fantastiques extrêmement singuliers (à l'exception du méconnu Fast Company"), David Cronenberg trouve avec cette adaptation du roman éponyme de Stephen King, son passeport hollywoodien. Et s'il n'est pas encore celui qui va courir les festivals les plus prestigieux dans une quête de respectabilité, le Canadien signe alors là son métrage le plus accessible. Après Vidéodrome, ce n'était du reste pas trop difficile. Pourtant, bien qu'il ne soit pas, pour la première fois, l'auteur du scénario, Dead Zone porte incontestablement sa griffe, de la musique, certes composée par Michael Kamen mais d'une veine très proche de celle de Howard Shore, à ces paysages figés par le froid. Surtout, il puise dans le récit imaginé par l'auteur de Carrie, matière à explorer son thème de prédilection, la mutation du corps humain à travers cet homme qui, après le réveil d'un long coma, se découvre des pouvoirs de médium.
Mais le traitement se révèle moins organique et clinique, plus commercial diront certains. Plus tragique sans aucun doute, aidé en cela par un Christopher Walken mélancolique et presque fantomatique. Johnny est certes revenu du monde des morts mais il est comme en sursis, silhouette fragile qui s'amenuise au fur et à mesure que son "don" grandit, le rongeant de l'intérieur à la manière d'une tumeur. Le  comédien exprime avec sobriété la solitude et les regrets de ce personnage dont la vie va brutalement basculer, moins à cause d'un accident que de la fatalité, tristesse surlignée par une bouleversante partition. En outre, Dead Zone s'inscrit dans un certain courant du cinéma américain, entre politique-fiction et paranoïa. (Vu le 29/04/2018 / Source : DVD)
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Charles Band | L'alchimiste (1983)


Sa belle et prometteuse affiche ne doit pas vous tromper : L'alchimiste n'est qu'un nanar incompréhensible commis par un Charles Band qui devait se remettre d'une cuite tenace lorsqu'il en a imaginé le scénario (?). Exploité en France sous le nom de "Démon", cette série Z est mal fichue (ce n'est pas le plus grave) et franchement ennuyeuse (ce qui est impardonnable). Les motivations des personnages et la raison pour laquelle ils sont là, resteront à jamais un mystère. Même Robert Ginty, pas encore totalement grillé après le succès du Droit de tuer, son meilleur film, ne parvient pas à rehausser (?) ce morne spectacle... 














Allan Arkush | Get Crazy (1983)


Bordélique et lassant à force d'être hystérique, Get Crazy est surtout une curiosité (imaginez Malcolm McDowell, Lou Reed et l'ancien batteur des Doors, John Densmore, sur une même affiche !) qui vaut avant tout pour ces numéros musicaux. Contempler ainsi le Alex Delarge de Kubrick parodier Mick Jagger avec force cabotinage, mérite franchement le détour. Le reste est souvent de mauvais goût, lourdingue et ne possède pas la force des comédies ravageuses de Joe Dante dont Allan Arkush fut un proche collaborateur.