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Archie Mayo | L'évadé de l'enfer (1946)


Si la collection "Les classiques" de chez Artus, n'est pas la plus excitante de l'éditeur, elle a au moins le mérite de nous faire (re)découvrir des films rares ou franchement oubliés, parfois mineurs, souvent intéressants. L'évadé de l'enfer est un des meilleurs du lot. Réalisé en 1946 par Archie Mayo (Les aventures de Marco Polo), celui-ci rejoint Le ciel peu attendre ou Un pacte avec le diable où un mort revient sur terre pour exécuter une mission. Le principal atout de ce conte fantastique nourrit aux codes du film noir et que pimente une touche de comédie, reste son formidable trio de comédiens : Paul Muni dans un de ses derniers grands rôles, Anne Baxter et sa beauté atypique et surtout Claude Rains dans la peau du diable lui-même, auquel il confère une dimension à la fois sympathique et pourtant parfois quasi fascisante. Plastiquement très sombre, la séquence dans les Enfers est oppressante, le rythme, nerveux. Bref, Angel On My Shoulder mérite largement de sortir de l'oubli... (vu le 29/12/2018)









Michael Curtiz | L'aigle des mers (1940)
























Sans être le plus beau film issu de la fructueuse collaboration entre le réalisateur Michael Curtiz et la star Errol Flynn, nous lui préférons ainsi Les aventures de Robin des Bois (1938) et Les conquérants (1939), L'aigle des mers n'en reste pas moins un des classiques du film de pirates des années 30/40 (mais pas que), véritable vitrine de la Warner Bros qui a rassemblé pour l'occasion le meilleur de son équipe, aussi bien derrière que devant la caméra.

James Whale | L'homme invisible (1933)
























Après avoir adapté Mary Shelley en 1931 (Frankenstein), James Whale s'attaque à L'homme invisible de H.G. Wells. La fidélité et la réussite sont encore au rendez-vous.

Frank Capra | Monsieur Smith au sénat (1939)


En quelques mots : Quelqu'un qui le découvrirait aujourd'hui jugera sans doute Monsieur Smith au sénat naïf sinon démodé. C'est pourtant oublier que le film de Capra se veut beaucoup politiquement incorrect qu'il n'en a l'air, déclenchant alors la foudre de nombreux sénateurs et interdit dans plusieurs pays, dont l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Il est un véritable cri d'amour pour la démocratie et les Etas-Unis, qu'incarne idéalement un James Stewart que cet immense succès populaire fera une star. Si son playdoyer final est un grand moment de cinema, la scène où ses mains tripote un chapeau qu'elles ne cessent de faire tomber, témoigne peut-être plus encore de son talent. Le tandem qu'il forme avec la pétillante Jean Arthur, est vrai couple de cinéma et tous les acteurs sont dignes d'éloge, notamment Claude Rains et le vétéran Harry Carey qui compose un malicieux président du sénat. Enfin, il est un documentaire passionnant et instuctif sur le fonctionnement des institutations politiques américaines. Un classique indémodable.