Tourné entre Le corps et le fouet et Six femmes pour l'assassin, Les trois visages de la peur fait donc partie de la première partie de la carrière de Mario Bava et celle qui reste la mieux connue et considérée.
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Mario Bava | Les trois visages de la peur (1963)
Tourné entre Le corps et le fouet et Six femmes pour l'assassin, Les trois visages de la peur fait donc partie de la première partie de la carrière de Mario Bava et celle qui reste la mieux connue et considérée.
Mario Gariazzo | Play Motel (1979)
Si l'érotisme, plus ou moins appuyé, a toujours constitué une partie de l'ADN du giallo, Play Motel évoque davantage un film porno soft pimenté d'un zeste de suspense qu'un thriller parsemé de séquences sexy.
Umberto Lenzi | Fou à lier / Nightmare Beach (1988)
A l'instar de ses films d'auteurs, l'Italie voit son cinéma de genre brutalement décliner à partir des années 80, décennie dont il n'y a pas grand chose à garder en pellicules bis. Bava est mort, Argento commence à se regarder filmer, d'autres se tournent vers l'érotisme voire carrément le porno (d'Amato) ou se contentent de suivre les modes américaines. Tel est le cas de Umberto Lenzi qui, dans ces années là, après avoir touché aux cannibales (Cannibal Ferox etc) ou au post-nuke (La guerre du fer), se perd dans le slasher, lui-même pale modernisation du giallo que le réalisateur a besogné à sa grande époque (Si douces, si perverses, Le tueur à l'orchidée). Fou à lier, plus connu sous le titre Nightmare Beach témoigne à la fois de ce déclin et de sa modeste contribution à ce sous-genre de l'horreur.
Sa paternité est sujette à caution. En effet, s'il porte la signature de l'Italien, l'objet serait avant tout l'oeuvre (?) d'un certain Harry Kirkpatrick dont on a longtemps cru qu'il s'agissait d'un pseudonyme, ce qui n'est en réalité pas le cas. Lenzi aurait donc surtout joué un rôle de superviseur. Ceci explique peut-être la médiocrité de ce film peuplé de blondasses et de bellâtres gominés au milieu desquels cachetonnent John Saxon et Michael Parks. Fou à lier ne nous épargne ni les concours de tee-shirt mouillés ni les énervants clichés du teen movie que saupoudre une pincée de Dents de la mer. Les meurtres sont mis en scène avec paresse, l'identité de l'assassin, facile à deviner. Ajoutons à cela une bande-son envahissante à base de hard FM et le résultat, déjà daté à sa sortie en 1988, ne peut qu'être franchement bancal mais se laisse regarder sans déplaisir, d'un oeil lointain sinon amusé. Et puis, il y a la moue boudeuse de Sarah Buxton, alors... (Vu le 02/09/2018)
Sa paternité est sujette à caution. En effet, s'il porte la signature de l'Italien, l'objet serait avant tout l'oeuvre (?) d'un certain Harry Kirkpatrick dont on a longtemps cru qu'il s'agissait d'un pseudonyme, ce qui n'est en réalité pas le cas. Lenzi aurait donc surtout joué un rôle de superviseur. Ceci explique peut-être la médiocrité de ce film peuplé de blondasses et de bellâtres gominés au milieu desquels cachetonnent John Saxon et Michael Parks. Fou à lier ne nous épargne ni les concours de tee-shirt mouillés ni les énervants clichés du teen movie que saupoudre une pincée de Dents de la mer. Les meurtres sont mis en scène avec paresse, l'identité de l'assassin, facile à deviner. Ajoutons à cela une bande-son envahissante à base de hard FM et le résultat, déjà daté à sa sortie en 1988, ne peut qu'être franchement bancal mais se laisse regarder sans déplaisir, d'un oeil lointain sinon amusé. Et puis, il y a la moue boudeuse de Sarah Buxton, alors... (Vu le 02/09/2018)
Dino Tavella | Le monstre de venise (1965)
Bien qu'il ait été tourné en plein âge du cinéma de genre italien et qu'il soit également connu sous le titre prometteur de "Novices libertines", Le monstre de Venise est une production très mineure qui louche maladroitement sur le giallo gothique alors à la mode, les thrillers anglo-saxons et le krimi pour son tueur vêtu d'une tenue de plongée. Les premières images qu'habille un noir et blanc morbide laissaient pourtant espérer une sympathique pellicule pour bisseux (ce qu'elle est toutefois mais seulement par moment). Las, les comédiens jouent avec les pieds et Dino Tavella, dont c'est une des rares expériences cinématographiques, tentent de meubler son récit entre deux meurtres, en multipliant notamment les fausses pistes.
Seules les séquences dans le repaire crapoteux de l'assassin et lorsque ce dernier passe à l'acte parviennent extraire le spectateur de la torpeur qui l'envahit à la vision de ce film qui malgré tout utilise non sans une modeste réussite un décor vénitien trouble et inquiétant, dont Dick Maas s'est peut-être souvenu en réalisant son Amsterdamned... (Vu le 19/08/2018)
Seules les séquences dans le repaire crapoteux de l'assassin et lorsque ce dernier passe à l'acte parviennent extraire le spectateur de la torpeur qui l'envahit à la vision de ce film qui malgré tout utilise non sans une modeste réussite un décor vénitien trouble et inquiétant, dont Dick Maas s'est peut-être souvenu en réalisant son Amsterdamned... (Vu le 19/08/2018)
Luciano Onetti | Francesca (2015)
Sous-genre du cinéma bis italien redécouvert par toute une génération de cinéphiles biberonnés à Mad Movies, le Giallo continue d'inspirer des réalisateurs, (rarement) pour le meilleur et (surtout) pour le pire. On en veut pour preuve le très surestimé "Amer", exercice de style aussi ennuyeux que prétentieux. S'il ne se montre pas à la hauteur de son prometteur et jubilatoire générique, Francesca surclasse pourtant aisément les autres tentatives pour faire revivre le giallo. Plus qu'un hommage, c'est une véritable déclaration d'amour à laquelle se livre Luciano Onetti qui a compris qu'il ne sert à rien de vouloir adapter le genre à un contexte moderne. C'est donc toute une esthétique des années 60 et 70, qu'il cherche à restaurer, non sans un certain bonheur.
Violence graphique, perversion, pesant mystère qui auréole un meurtre vieux de 15 ans, mise en scène tordue, B.O. envoûtante et intrigue obscure puisent dans les canons du style et principalement chez Dario Argento auquel Francesca rend un hommage appuyé sans égaler, loin s'en faut, les Oiseau au plumage de cristal et autre Suspira, Onetti privilégiant trop la forme, éblouissante, sur le fond, pour le moins maigrelet...
Violence graphique, perversion, pesant mystère qui auréole un meurtre vieux de 15 ans, mise en scène tordue, B.O. envoûtante et intrigue obscure puisent dans les canons du style et principalement chez Dario Argento auquel Francesca rend un hommage appuyé sans égaler, loin s'en faut, les Oiseau au plumage de cristal et autre Suspira, Onetti privilégiant trop la forme, éblouissante, sur le fond, pour le moins maigrelet...
Silvio Amadio | A la recherche du plaisir (1972)
Bien qu'il ait été réalisé en plein âge d'or du genre, A la recherche du plaisir demeure un giallo relativement méconnu. Il n'est pourtant pas sans intérêt comme l'illustre sa (re)découverte grâce au Chat qui fume. En misant davantage sur un érotisme saphique exacerbé, qui explose à l'écran lors d'une scène tournée au ralenti entre les belles Barbara Bouchet et Rosalba Neri, que sur une violence graphique, quasiment absente, Silvio Amadio trouve un ton différent, trouble et malsain. L'utilisation des lagunes encerclant Venise comme décor participe de ce climat pernicieux presque morbide. Autour d'un Farley Granger vieilli, les divers personnages forment une galerie décadente, qui ajoute encore à cette ambiance pesamment licencieuse. Du coup, la résolution de l'intrigue parait anecdotique, expédiée qui plus est par un réalisateur plus soucieux de distiller une atmosphère irréelle. S'il est loin d'être indispensable, Alla Ricerca Del Piacere (connu aussi sous le nom de Amuck) est une curiosité où la plastique de Barbara Bouchet trouve un de ses plus beaux écrins.
Antonio Bido | Terreur sur la lagune (1978)
Si La soeur d'Ursula, publié au même moment par Le chat qui fume, montre le giallo à bout de souffle, il n'en va au contraire pas de même de Terreur sur la lagune qui témoigne quant là lui d'une inventivité certaine, laquelle va de paire avec un respect des codes du genre : énigme alambiquée, meurtres graphiques, pointe d'érotisme...
Citant le Hitchcock de Sueurs froides, notamment pour ce final au sommet d'un clocher, Antonio Bido, dont ce n'est que le second film après Il gatto dagli occhi di giada, se nourrit du cadre lugubre offert par Venise et l'île de Murano, qu'il drape dans une ambiance à la fois gothique, malsaine et empreinte d'une religiosité trouble. Comme souvent avec les réalisateurs italiens, la géographie demeure presque un personnage à part entière. Soulignée par la partition obsédante de Stelvio Cipriani, l'intrigue progresse avec une lenteur toute étudiée, installant le spectateur dans un climat envoûtant. Animé par de solides comédiens dont Craig Hill ou la belle Stefania Casini (1900), Solamente Nero bénéficie d'une aura culte totalement justifiée.
Citant le Hitchcock de Sueurs froides, notamment pour ce final au sommet d'un clocher, Antonio Bido, dont ce n'est que le second film après Il gatto dagli occhi di giada, se nourrit du cadre lugubre offert par Venise et l'île de Murano, qu'il drape dans une ambiance à la fois gothique, malsaine et empreinte d'une religiosité trouble. Comme souvent avec les réalisateurs italiens, la géographie demeure presque un personnage à part entière. Soulignée par la partition obsédante de Stelvio Cipriani, l'intrigue progresse avec une lenteur toute étudiée, installant le spectateur dans un climat envoûtant. Animé par de solides comédiens dont Craig Hill ou la belle Stefania Casini (1900), Solamente Nero bénéficie d'une aura culte totalement justifiée.
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