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Umberto Lenzi | Bracelets de sang (1975)


Bien que réunissant le même tandem derrière (Umberto Lenzi) et devant (Tomas Milian) la caméra que La rançon de la peur (1974) et malgré un titre français qui sonne comme une promesse sanglante, Il Guistiziere Sfida La Citta est un polar étonnamment sage dépourvu d'accès de violence mais néanmoins nerveux et riche en bagarres et poursuites en tous genres. Louchant vers le vigilante movie, il surprend aussi, de la part de Lenzi, par son traitement presque bon enfant, vierge de cette noirceur qui poisse nombre de pellicules italiennes. Même Milian parait sobre, composant une figure vengeresse au look emprunté à Serpico, plus mélancolique que brutale. Il prouve en cela et si besoin en était encore, l'étendu d'un talent parfois excessif mais jubilatoire.
Il va sans dire qu'il est le principal atout de ce film pépère qu'il domine malgré une distribution où fourmillent les (sales) gueules habituelles (Luciano Catenacci, Luciano Pigozzi, Antonio Casale ou Guido Alberti) et où ni la belle Femi Benussi ni le fatigué Joseph Cotten n'ont grand chose à faire. Ni radical comme La rançon de la peur ni rigolo voire parodique comme Echec au gang, Bracelets de sang possède un ton résolument à part, ce qui le distingue des autres polars urbains italiens des années 70. (Vu le 23/04/2018 : Source : enregistré sur Ciné Polar en 2010)
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Goddess | Femi Benussi


Gianfranco Baldanello | Aïe ! Toubib ne coupez pas... (1976)


Il en va de la sexy comédie italienne comme de tous les autres (sous) genres, avec ses bons et ses mauvais films. S'il ne peut faire partie des seconds, Aïe ! Toubib ne coupez pas ne peut être pour autant considéré comme un classique. Il lui manque la beauté à la fois candide et polissonne de Edwige Fenech, l'incontestable reine du genre, les grimaces élastiques d'Alvaro Vitali et toutes ces gueules (Lino Banfi) qu'on aime tant retrouver dans ces pitreries coquines. Il y a certes quelques habituées du bis transalpin, telles que Femi Benussi, Maria Pia Conte et Mariangela Giordano mais  le récit (?) tourne vite en rond, pris au piège de son sujet pour le moins maigrichon autour d'une doctoresse qui affole l'érectomètre. C'est raisonnablement drôle, d'un érotisme bon enfant mais comme souvent avec ces comédies sexy, le film reste en deçà de son aguichante et prometteuse vitrine... | IMDb








Antonio Margheriti | Les 1001 nuits érotiques (1972)


En quelques mots : A l'instar de nombre de ses confrères, Antonio Margheriti a touché un peu à tous les genres suivant la mode du moment : péplum, horreur gothique (La danse macabreLa vierge de Nuremberg), western-soja (La brute, le colt et le karaté), polar, aventures... La comédie polissonne l'a également inspirée comme le démontre ces 1001 nuits qui n'ont d'érotiques que le nom. Plus libertaire que cochon c'est un film soigné, bien réalisé et doté d'un bon scénario (les chutes de chaque sketches sont des plus astucieuses). Et en plus, il nous est donné d'admirer la plastique affolante de Barbara Bouchet et de Femi Benussi ! A noter que le dernier segment fait un clin d'oeil au western spaghetti avec son personnage au look eastwoodien. Enfin, d'après Christophe Lemaire, l'oeuvre est qui plus est très rare. Vous savez ce qu'il vous reste faire...


Pin-up | Femi Benussi


José Bénazéraf | Adolescence pervertie (1974)


En quelques mots : Co-production franco-italienne réalisée par José Bénazéraf en 1973 mais sur les écrans l'année suivante, Adolescence pervertie est un un film très curieux. De loin, l'oeuvre semble vouloir se rattacher aux comédies érotiques de la péninsule mettant en scène prof  ou collégiennes avec Edwige Fenech ou Gloria Guida mais le Godard du X prend soin d'injecter à ce genre bien codifié ses préoccupations vaguement philosophiques et contestataires. Curieux car le film flirte avec le porno avec quelques scènes mémorables dont on dit qu'elles ne sont pas simulées, où l'on devine même Femi Benussi pratiquer des fellations ! Mais le résultat est difficile à juger car la version la plus courante est charcutée de ses séquences les plus explicites cependant que les éditeurs ne se sont pas cassés la tête, ne doublant pour le marché français que les principaux protagonistes, le reste de la distribution parlant en italien ! Moins à l'aise avec le discours politique, Bénazéraf excelle en revanche dans un érotisme élégant, magnifié par les décors de la ville de Pérouse.