AU PIF
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Alain Corneau | Le choix des armes (1981)
Le choix des armes ferme la première - et la meilleure - partie de carrière d'Alain Corneau, laquelle tricote une sorte de version tragique du polar noir.
Gérard Pirès | L'agression (1975)
Si à première vue L'agression ressemble à un rape and revenge à la française, avec un homme qui cherche à venger le viol et la mort de sa femme et de sa fille, le film prend un chemin plus tortueux sinon plus malin sans pour autant sortir de la route tracée par son sujet. Le personnage à la fois pétillant et vicieux, campé par Catherine Deneuve, toujours convaincante quand elle doit exsuder le sexe par tous les pores, entraîne le récit, dont elle désamorce la dimension dramatique, vers la comédie lors de moments savoureux avec Trintignant ou pendant le dîner partagé avec Claude Brasseur (qui ne fait pas vraiment dans la demi mesure !), plein d'ironie et de sous-entendus.
De même son partenaire, comme c'était déjà le cas dans Le grand silence (mais dans un registre différent) n'est pas un héros viril, homme brisé et ambigu qu'on devine évoluant sur une ligne ténue entre raison et folie. Enfin, à sa manière, mineure - Pirès n'est pas un intellectuel -, L'agression interroge sur la justice et la légitime défense, rappelant le Bravados de Henry King. Rapidement, on comprend que Varlin fait fausse route, obsédé par sa quête vengeresse et que le véritable coupable est cet homme fasciné par les sons, qui capte les paroles de ses congénères... Un film très curieux, emballée par une mise en scène à l'arrachée. A noter pour faire bonne mesure, la présence des (encore) jeunes Robert Charlebois (qui en a composé la BO), Daniel Auteuil et Valérie Mairesse. | IMDb
De même son partenaire, comme c'était déjà le cas dans Le grand silence (mais dans un registre différent) n'est pas un héros viril, homme brisé et ambigu qu'on devine évoluant sur une ligne ténue entre raison et folie. Enfin, à sa manière, mineure - Pirès n'est pas un intellectuel -, L'agression interroge sur la justice et la légitime défense, rappelant le Bravados de Henry King. Rapidement, on comprend que Varlin fait fausse route, obsédé par sa quête vengeresse et que le véritable coupable est cet homme fasciné par les sons, qui capte les paroles de ses congénères... Un film très curieux, emballée par une mise en scène à l'arrachée. A noter pour faire bonne mesure, la présence des (encore) jeunes Robert Charlebois (qui en a composé la BO), Daniel Auteuil et Valérie Mairesse. | IMDb
Philippe De Broca | L'Africain (1983)
Philippe Noiret et Catherine Deneuve devant la caméra de Philippe De Broca, dans un film produit par Claude Berri, c'était l'assurance d'un truculent spectacle, entre comédie et aventures exotiques. Las, L'Africain peine à convaincre totalement, même s'il constitue un très honnête divertissement. Les grumeaux viennent d'un rythme indolent, d'un scénario qui tourne assez vite en rond et à un couple vedette qui ne fait pas les étincelles espérées, loin du tandem que formaient Noiret et Annie Girardot déjà sous l'oeil de De Broca d'ailleurs, (Tendre poulet et On a volé la cuisse de Jupiter).
Le sujet des braconniers et de la souillure bétonnée d'espaces sauvages ne sont pas suffisamment exploités. Et le metteur en scène a donc fait bien mieux dans une même veine. Mais il y a l'imposant Philippe, toujours savoureux, capable de sauver n'importe quoi. Il y a aussi ces seconds rôles comme on les aimait, de Jacques François (trop peu présent) à Jean-François Balmer. C'est aussi un film qu'on ne pourrait plus faire, avec ses relents de colonialisme bon enfant... Une production mineure et en deçà de son potentiel mais presque un classique quand on voit l'état du cinéma français d'aujourd'hui...
Le sujet des braconniers et de la souillure bétonnée d'espaces sauvages ne sont pas suffisamment exploités. Et le metteur en scène a donc fait bien mieux dans une même veine. Mais il y a l'imposant Philippe, toujours savoureux, capable de sauver n'importe quoi. Il y a aussi ces seconds rôles comme on les aimait, de Jacques François (trop peu présent) à Jean-François Balmer. C'est aussi un film qu'on ne pourrait plus faire, avec ses relents de colonialisme bon enfant... Une production mineure et en deçà de son potentiel mais presque un classique quand on voit l'état du cinéma français d'aujourd'hui...
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