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Clive Donner | Alfred le grand, vainqueur des Vikings (1969)


Alfred le Grand, vainqueur des Vikings fait partie de ces productions historiques de la seconde moitié des années 60 où le réalisme, cependant non dénué d'un certain lyrisme, l'emporte sur le romantisme encore souvent de mise. Ainsi quoique romancée, la vie de ce roi saxon est illustrée avec la louable volonté de refuser les conventions. Les personnages échappent à tout manichéisme. Face à un Alfred orgueilleux, il est permis de trouver sympathique la figure du viking incarné par Michael York cependant que la reine Aelhswith en s'offrant à ce dernier, est loin des héroïnes sans reproches. Clive Donner, dont il s'agit peut-être du dernier film important, réussit une oeuvre à la fois froide et épique, jonchée de scènes de batailles brutales et de moments émotionnellement très forts, comme cette séquence où, après avoir appris la mort de son frère, Alfred viole sa jeune épouse. (Vu le 03/07/2018)


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Bryan Singer | X-Men (2000)


Si on a pu se demander ce qu'il venait faire à la barre de cette adaptation de la BD de Stan Lee, lui qui n'a jamais caché son indifférence à l'égard des Comics, monde qui plus est à priori très éloigné du cinéma plus cérébral (Usual Suspects, Un élève doué) qui a fait son succès, Bryan Singer signe pourtant avec X-Men un blockbuster sombre et adulte. Chargé jusqu'à la gueule d'effets spéciaux alors novateurs, le film, le premier d'une lucrative franchise, réussit mieux cependant dans la peinture psychologique de ces personnages que dans les nombreuses scènes d'action. Ce n'est pas pour rien que le scénario insiste d'un côté sur l'affrontement entre Xavier et Magneto et de l'autre sur la relation équivoque entre Wolverine et Malicia. Moins intéressants, les autres protagonistes sont quelque peu sacrifiés.
Bien qu'imparfait car hésitant entre le brouillon et sa fonction de prologue des épisodes à venir qui pourront davantage développer le concept, X-Men a toutefois le bon goût d'être concis, un peu à la manière des serials de jadis. En outre, il est une dénonciation des préjugés et de l'intolérance où les mutants ont remplacé l'autre, qu'il soit étranger ou tout simplement différent. Enfin, il révélera Hugh Jackman, dans la peau d'un Logan eastwoodien. (Vu le 01/04/2018 / Source : DVD)
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