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KröniK | Dread Sovereign - For Doom The Bell Tolls (2017)


Pour ceux qui l'ignoreraient, rappelons pour commencer que Dread Sovereign est le projet doom de A.A. Nemtheanga, maître de cérémonie charismatique de Primordial, ce qui devrait suffire à vous convaincre de vous intéresser sérieusement à lui. Quand le groupe, que complètent Bones, ancien guitariste de De Novissimis et Sol Dubh (Primordial), désormais remplacé derrière les fûts par l'ex Altar Of Plagues Con Ri (aka Johnny King), a été lancé, quelle ne fut pas notre joie d'apprendre qu'Alan allait enfin - réellement - se frotter à un genre qui, de par sa gravité minérale, était de toute façon taillé pour son chant puissamment émotionnel.
Il faut dire que nous avions tous encore en mémoire sa gigantesque performance sur le "Human Antithesis" de Void Of Silence qu'il hantait de sa poignante présence. Un EP originel ("Pray To The Devil In Man") en 2013, suivi d'un premier album ("All Hell's Martyrs") en 2014, ont confirmé que le doom dans son expression la plus granitique et messianique avait trouvé dans celui que l'on tient - à raison - comme un des vocalistes les plus habités de la chapelle noire, sa sévère incarnation. En attendant le successeur de "Where Greater Men Have Fallen", dernier opus en date de Primordial, l'Irlandais offre ce "For Doom The Bell Tolls" de toute beauté. Encore une fois ses (nombreux) fidèles reconnaîtront aisément sa griffe ainsi que son goût, dont il ne se départira jamais, pour un matériau abrupt d'une grande pureté, creusé dans ces falaises battues par les vents. Dread Sovereign partage avec son aîné cette même souffrance, ce désespoir douloureux dont les burins se confondent autant avec cette voix empreinte d'une tristesse déchirante que dans ces lignes de guitare rocailleuses. Long d'à peine plus de trente minutes, il est permis de regretter que cette seconde offrande accueille deux pistes instrumentales, quand bien même 'Draped In Sepulchral Fog', par ses atours sinistres, s'inscrit parfaitement dans un ensemble marqué d'un sceau funèbre, ainsi qu'une reprise de Venom, 'Live Like An Angel, Die Like A Devil', qui tombe un peu comme un cheveu sale sur la soupe en guise de conclusion même si, là encore, thématiquement, elle ne dénote pas. Mais combien nous aurions préféré à sa place une composition inédite dans cette veine aussi mortuaire que puissante chère au trio ! Sur six titres seulement, ça commence à faire beaucoup. Toutefois, les trois autres titres, par ailleurs les plus longs du lot, qui nourrissent l'âme de "For Doom The Bell Tolls", justifient en réalité à eux seuls son écoute. Du haut de ses treize minutes au garrot, 'Twelve Bells Toll In Salem' est un monument à la gloire d'un doom sentencieux, une cathédrale millénaire dressée dans la nuit où Nemtheanga chante comme si demain ne devait plus exister, portant sur ses épaules toutes la mélancolie d'un monde au bord de l'apocalypse. Soulignée par des claviers brumeux, la six-cordes de Bones tisse en fin de parcours une toile dont chaque fil est une note de tristesse inexorable. Plus tendu et nerveux, 'This World Is Doomed' se veut lui aussi le cénotaphe émotionnel au centre duquel brûle ce chant qui donne des frissons, plus possédé que jamais. Précédé d'un pont instrumental de toute beauté, le final, bouleversant, prend aux tripes par la force de ces lignes vocales d'une solennité tragique. Plus étonnant se révèle enfin 'The Spines Of Saturn', lente et duveteuse pulsation aux couleurs cosmiques et progressives, emportée par ces rouleaux de batterie qui se fracassent contre les rochers et où Alan se met en retrait au profit d'un orgue Hammond fantomatique. Plongée dans des temps anciens ténébreux, "For Doom The Bell Tolls" s'impose, malgré un air de trop peu, comme le joyau d'un doom âpre et funeste. 4/5 (2017) | Facebook






Soon | Urfaust - Empty Space Meditation


Date | 28/10/2016
Label | Ván Records
Genre | Black Metal

                                      

Soon | Castle - Welcome Ot The Graveyard


Date : 15/07/2016
Label : Ván Records
Genre : Heavy Doom


KröniK | Faal - Abhorrence - Salvation (2008)


Certains affirment que les meilleures pochettes sont aussi les plus simples, les plus dépouillées. Si on part de ce postulat, qui somme toute se défend, alors celle qui habille le premier méfait de Faal est des plus réussies : noire et uniquement remplie par le logo du groupe. Néanmoins, une bonne pochette peut être aussi celle qui symbolise avec justesse le contenu musical dont elle est l'écrin. Et à nouveau, Abhorrence-Salvation se prête très bien à la démonstration car, à l'admirer, on sait d'entrée que l'on va avoir affaire à du charbonneux, du pesant, du granitique. Quatre pistes pour près de trois-quarts d'heure d'un funeral-doom-death minéral, telle est la sentence de cet opus sculpté par une formation dont les membres - ils sont six - animent la scène extrême hollandaise (Nibdem, In Age Of Sadness...). Moins célèbre que l'école britannique ou finlandaise, il existe pourtant un doom à la sauce batave. Il est généralement pachydermique, suffocant, froid comme ces plages de la Mer du Nord figées par l'hiver, grisâtre. Faal ne va certes pas aussi loin que Bunkur, la référence du genre au pays des moulins, dont le Bludgeon a fait exploser le compteur Geiger de la désolation suicidaire, mais il sait sans problème appuyer sur l'interrupteur et plonger dans une obscurité opaque tout ce qui l'entoure. Avec Abhorrence-Salvation, les invariants de cette chapelle funéraire sont honorés avec respect, à commencer par ce chant des cavernes et ses guitares sentencieuses rongées par une gangrène de rouille qui sécrètent un fluide d'une tristesse infinie. Le groupe prend son temps, au point même de parfois suspendre celui-ci, comme il sait le faire lors de l'agonisant, et donc très réussi, "Perpetual Solitude" où le batteur peut quasiment aller pisser entre deux coups de caisse claire qui résonnent comme les derniers battements de cœur du mourant. Faal y égrène pendant de longues minutes interminables, son désespoir terminal avec une sincérité exemplaire. Car ce n'est pas l'originalité qui permet de mesurer la qualité d'un album de doom, mais la sincérité justement. S'il est facile de larmoyer sa misérable existence comme peuvent le faire les gothiques des caniveaux, ça l'est en revanche beaucoup moins d'ériger un monument de douleur pétrifiée avec noblesse et gravité. Faal y parvient. "00:00", "In My Final Hour Of Grief", que vrillent des riffs d'une beauté triste et lancinante, le mortifère "The Scent Of Withered Flowers", et donc "Perpetual Solitude", sont des plongées abyssales dans les arcanes de la souffrance, d'une dépression sans fin. Un trou noir, qu'aucune lumière ne vient jamais éclairer. Autant dire que l'on sort de l'écoute de Abhorrence-Salvation, lessivé, usé, sapé par ses coups de boutoir témoins d'une fatalité, d'une inexorabilité à laquelle on ne peut échapper. Mais le funeral doom est une musique masochiste et on prend plaisir à s'abîmer au fond de ces plaintes douloureuses et belles à la fois pour qui y est sensible. C'est une question de vécu, de ressenti, tout simplement. 3.5/5 (2009)


                                   

KröniK | Year Of The Goat - Lucem Ferre (2011)


Simple petite chose d'une vingtaine de minutes peut-être, il n'en demeure pas moins que Lucem Ferre, vaut bien des albums longue durée car en l'espace de quatre titres, dont une reprise et une outro, ses auteurs dont l'identité n'est même pas mentionnée dans le classieux digipack qui lui sert d'écrin mais dont on sait que le chanteur n'est autre que Thomas Eriksson (Griftegard), esquisse déjà un univers séduisant dans son psychédélisme sombre et occulte. Bien qu'il s'inscrive clairement dans le sillage de tous ces heureux nostalgiques de la période charnière entre les années 60 et 70 d'une manière générale, et de The Devil's Blood en particulier, le chant féminin et la capacité à faire décoller les guitares très haut en moins, Year Of The Goat témoigne néanmoins d'une personnalité et d'un potentiel qui ne demandent qu'à s'extraire de leur gangue. Si parfois, vingt minutes, c'est peu pour déterminer la valeur (ou pas) d'un groupe, cette (trop) courte durée suffit pour affirmer que l'on tient là un futur grand du (hard) rock antédiluvien légèrement plombé par une couche de Doom. Quelle classe ! Quelle maîtrise ! On devine à l'écoute de ces quatre pistes que les Suédois ont du métier, ont roulé leur bosse. Sinon, comment expliquer cette éclatante réussite qui restaure toute la flamboyance généreuse d'une époque révolue sans pour autant paraître rance. Anachronique, oui, périmé, non. C'est là toute la magie de ces groupes dont les regards sont braqués dans le rétroviseur mais qui savent conserver une touche contemporaine grâce à une prise de son chaude qui retrouve la patine d'autrefois sans être rudimentaire. Convoquant occultisme bon teint, rock psyché, proto-doom et prog originel, Year Of The Goat n'invente donc rien mais, parvenant à capturer cette vibration passée, il fait mieux que simplement emporter l'adhésion. De fait, Lucem Ferre est de ces offrandes qui, une fois leur tour achevé, ne donnent d'une seule envie: les repasser en boucle des heures durant. "Of Darkness" ouvre la porte sur ces années 60 et 70 tellement fantasmées, avec sa ligne de guitare entêtante et sa mélodie qui ne vous quittera plus. Plus lent, "Vermillion Clouds" démarre avec une longue introduction aux relents cryptique avant de s'envoler aux sons d'un Mellotron hanté. Durant plus de huit minutes, les Suédois nous entraînent pour un voyage hallucinant encadré par une rythmique d'un autre âge mais jouissive et les superbes harmonies vocales de Thomas Eriksson. Après ce moment de bravoure, Year Of The Goat se réapproprie le "Dark Lord" deSam Gopal, entité obscure et oubliée qui abrita en son temps Lemmy, avant qu'il ne rejoigne Hawkwind puis Motörhead, reprise qui, à elle seule, en dit plus long sur le contenu de cette ostie que de longs discours et termine le trip avec l'instrumental éponyme, conclusion brumeuse d'un sans faute au vernis vintage distillant une atmosphère aussi inquiétante qu'envoûtante. Il va sans dire que nous attendons maintenant de pied (de bouc) ferme la suite des événements. 4/5 (2011)



                                   

KröniK | The Devil's Blood - The Time Of No Time Evermore (2009)


Tous ceux qui ont découvert l'an passé The Devil's Blood avec son premier EP "Come Reap", vous le diront : "The Time Of No Time Evermore" était attendu comme le messie. Pourquoi cela ?
Tout simplement parce qu'en l'espace de cinq rituels, les Hollandais ont dessiné un des plus vibrants hommages rendu au (hard) rock psychédélique des seventies entendu récemment avec les oeuvres éponymes de Diagonal et Blood Ceremony. Si son équipage demeure assez flou et mystérieux (à peine sait-on que Nachtraaf de Urfaust et ex Fluisterwoud y participe), en revanche on repère assez vite les influences qui servent de matrice à la formation : Black Sabbath, Jefferson Airplane, Blue öyster Cult et consorts. Le tout baigne dans un climat occulte et (faussement) sulfureux digne d'une bonne vieille série B made in Hammer studios. Certains appelleront ça du stoner. Peut-être, si cela peut leur faire plaisir. Mais The Devil's Blood s'impose surtout comme un héraut du pur hard rock sombre, mélodique et flamboyant et moins sale que l'imagerie ésotérique à laquelle il a recourt pourrait le laisser suggérer. Une particularité cependant : le chant est assuré par une femme dont les lignes vocales participent grandement au caractère décalé de l'ensemble et à une identité déjà bien affirmée. "The Time Of No Time Evermore" se présente donc comme le premier essai longue durée de ces nostalgiques des années 70, comme beaucoup d'autres du reste et on les comprend ! Sans surprise, il s'inscrit dans la droite lignée de son récent aîné, tant d'un point de vue formel (une poignée de titres relativement courts qui précèdent une conclusion de plus de dix minutes) que thématique (satanisme bon teint et drogue) ou musical. Sans être datée, la prise de son, chaude et généreuse, se veut l'écrin idéal pour ce genre de trip hallucinogène en forme de machine à remonter le temps. Après une intro - "The Time Of No Time Evermore" - qui permet tout de suite d'identifier ses auteurs, notamment gràce à ces guitares qui décollent très haut, l'imparable "Evermore" déboule brutalement. Départ direct vers les étoiles assuré ! Avec sa rythmique épaisse et ses relents sixties, "I'll Be Your Ghost" convoque parfois le fantôme de Hendrix (les premières mesures y font penser). Sur un tempo médium, "The Yonder Beckons" est guidé par des riffs veloutés absolument divins ; une fois les avoir entendus, ils ne vous quittent plus. A mi parcours, le temps s'arrête et une atmosphère contemplative s'installe avant que les six-cordes se taillent la part du lion dans une orgie jouissive. Plus sombre est le sublime "House Of 10,000 Voices", qui s'ouvre sur un voile inquiétant teinté d'étrangeté. Les guitares assurent l'architecture avec leur chorus démentiels et leur mélancolie sourde qui perlent le long de leur manche cependant que le final se révèle de tout beauté. "Christ And Cocaine" débute sur une accroche typiquement hard rock, pourvu d'une rythmique bien lourde, comme "Rake Your Nails Across The Firmament". Presque purplien est "Queen Of My Burning Heart", autre pièce maîtresse d'un album qui n'en manque pas, à l'image aussi de la semi ballade rêveuse "Angel's Prayer" dont les soli sur lesquels elle meurt vous donnent des frissons de partout. Que dire également de "Feeding The Fire With Tears And Blood" où le chant semble avoir été noyé dans un filtre. Bien entendu, les Bataves atteignent leur apogée avec le terminal "The Antikosmic Magick", pièce grandiose et digne héritière du majestueux "Voodoo Dust" qui achevait le menu de "Come Reap", véritable rampe de lancement pour des grattes qui tricotent des mélodies empreintes d'une vraie tristesse. Puis celles-ci cèdent la place à une myriade de sons et d'effets cosmiques, conclusion d'un album en tout point digne des attentes que son prédécesseur avait déclenchées. 4.5/5 (2009)





KröniK | Urfaust - Einsielder (2009)

Ván Records

Einsielder est le nouveau graal des hollandais violents d'Urfaust. Mais attention, j'en vois déjà qui s'excitent au fond de la classe, ce n'est malheureusement qu'un EP. Un de plus donc si l'on comptabilise aussi dans cette catégorie courte les divers splits gravés ces dernières années. Toutefois, Urfaust reste sans doute l'un des rares groupes au monde chez qui 20 petites minutes à peine vaudront toujours mieux que 60 chez bien d'autres ! Un EP donc mais deux titres dont le premier, dépasse la barre des dix minutes au compteur. Plus proche de la contribution du duo au récent split avec Joyless ("Unter Töchtern Der Wüste") que des incantations noires et cosmiques de Drei Rituale Jenseits Des Kosmos, ces deux compositions poursuivent de fait une évolution stylistique qui s'éloigne du rituel ambient pour accoster les terres, érodées tout de même par des vents tumultueux, d'une musique (légèrement) plus accessible. Bien entendu Urfaust demeure fidèle à ce (black) metal lancinant et hypnotique qui n'appartient qu'à lui avec cette prise de son très brute, sans affèterie, mais par exemple le chant de IX sur "IX : Einsielder" se veut plus fantomatique qu'aggressif quand bien même l'homme donne toujours l'impression de scander des mots plutôt que de prononcer de véritables paroles. De même, cette longue complainte qui confine à la transe est ornée de sons de claviers presque progressives, notamment lors des dernières mesures. Plus court, "Verderber" renoue pourtant avec les ambiances dérangeantes propre aux Bataves. Une basse branchée sur les entrailles de la terre, une guitare qui ne file jamais droit et déverse un tourbillon entêtant de notes qui dérivent dans l'espace. Et ces cris hystériques et possédés sur fond de tempo qui ne démarre jamais vraiment. Un monstre sonore qui vrille le cerveau et qui s'achève dans un fracas de riffs cacophoniques démentiels. Monumental. Deux chefs-d'oeuvre mais la question demeure toujours la même : à quand un nouvel et véritable album ? (08.08.2009) ⍖⍖⍖





KröniK | Urfaust / Joyless - Split (2009)


Lettre à Urfaust. Les mecs, je vous adore, soyez-en certains. Je vous tiens pour de véritables artistes, faisant parties des rares auteurs réussissant encore à conférer une raison d'être au black metal. Chacune de vos explorations est un monument, une bande-son rituelle qui vrille mon âme et ce qui me reste de cerveau. Seulement voilà, quand allez-vous vous décider à enfanter enfin un nouvel album, un troisième, le dernier en date remontant tout de même à 2005 (Verräterischer, Nichtswürdiger Geist) ? L'attente est interminable. Pourtant, depuis, vous n'avez pas chômé, entre un EP hallucinant (Drei Rituale Jenseits Des Kosmos) et plusieurs splits excellents. D'ailleurs, le dernier d'entre-eux, celui que vous partagez avec les Norvégiens de Joyless, repose sur une de vos composition les plus démentielles que vous ayez jamais écrites.

Comme toujours avec vous, en l'espace de six petites minutes, vous parvenez avec "Unter Töchtern Der Wüste" à donner l'impression d'étirer votre trame sur une durée double. Surtout, ce titre est gangrené par une ambiance décadente absolument grandiose. Le chant qui semble avoir été gravé pour un 45 tours passé en 33, les guitares dissonantes comme cela ne devrait pas être autorisé par la police et un tempo hypnotique constamment au bord de la rupture façonnent cette cérémonie incantatoire vertigineuse et tellement noire qu'elle renvoie dans les bacs à sable toutes les faces de goules peinturlurées à la truelle et prenant la pose dans une forêt enneigée. Avec un style qui n'appartient qu'à vous, vous ouvrez les vannes d'une folie vicieuse. Votre sens du malsain est admirable et forcément, en comparaison, la contribution de Joyless ("The Adorn Japetus"), bien que déglinguée, manque de profondeur et de cette puissance cryptique dont vous seuls êtes capable. Les habitués de ces ex-Forgotten Woods s'y retrouveront certainement...moi un peu moins et ce, en dépit d'atmosphères délicieusement délétères et qui ne filent jamais droit. Une bonne association, pas si incohérente que cela, éditée qui plus est sous un format vinyle très beau (merci Ván). Mais j'attends toujours une nouvelle offrande d'Urfaust... Hein les mecs ? (26.07.2009) ⍖⍖⍖