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Samuel Fuller | Le démon des eaux troubles (1954)
























Après l'excellent Port de la drogue, Samuel Fuller se voit confier la réalisation du démon des eaux troubles, titre français idiot, comme souvent à l'époque.

Norman Panama | Dans la souricière (1959)


Faux western désertique et caillouteux où les chevaux sont remplacés par des automobiles, Dans la souricière rappelle Les inconnus dans la ville et Un homme est passé, sans en posséder ni la force ni la réussite (ceci expliquant sans doute cela). S'il s'en sort honorablement, loin du registre humoristique qui, alors flanqué de Melvin Frank (ici simple producteur), a fait son succès, Norman Panama n'est pas John Sturges et encore moins Richard Fleischer. Pour autant, The Trap est un film intéressant qui se regarde avec beaucoup de plaisir. Suintant une atmosphère poisseuse, qui colle à la peau, le récit croît en tension au fur et à mesure que les plaies, longtemps fermées, s"ouvrent à nouveau, laissant échapper rivalités sourdes et culpabilité jamais pardonnée. Le personnage principal agit ainsi comme un catalyseur, révélateur de tous ces ressentiments refoulés.
Bien qu'il manque un peu de nerf, le film est porté par une excellente distribution qu'animent Richard Widmark au jeu trouble et sombre, le grimacier Lee J. Cobb et des seconds couteaux tels que Earl Holliman et Lorne Greene. Moins bien dirigée que chez Mann (Le petit arpent du bon dieu) ou De Toth (La chevauchée des bannis), seule Tina Louise ne semble pas très concernée dans un rôle passionné qu'elle aurait dû mordre à pleine dent. (Vu le 26/08/2018)













John Wayne | Alamo (1960)


S'il est fréquent de voir un acteur passer la caméra, rares sont ceux en revanche à s'imposer comme des réalisateurs à part entière, à l'exception de Clint Eastwood ou de Robert Redford, pour ne citer que deux exemples. La plupart se contente souvent d'un film ou deux. Hormis Charles Laughton et sa Nuit du chasseur, ces tentatives se soldent bien souvent par un résultat honnête mais guère plus. Sans égaler la réussite, artistique plus que commerciale, du comédien de Témoin à charge, John Wayne se fend avec Alamo d'un coup d'essai aux allures de coup maître. Il est permis de se demander comment le Duke a pu faire preuve d'une telle maîtrise digne des plus grands et de John Ford en particulier. Alamo est à la fois un très grand western qui porte la griffe de son auteur, qui a mis quinze ans pour concrétiser ce projet, mais aussi une oeuvre fondatrice de l'Amérique dans ce qu'elle a de plus grand à savoir la liberté, l'amour de la nation, qui la pousse bien au-delà du simple brûlot patriotique que les détracteurs de Wayne veulent voir.
Longue méditation sur la mort et le sacrifice, Alamo commence dans l'intimité pour s'achever dans un lyrisme grandiose à travers le siège du fameux fort, filmé avec une ampleur peu commune. De la musique inoubliable de Dimitri Tiomkin en passant par une belle troupe d'acteurs, dont Richard Widmark, éblouissant dans la peau de Jim Bowie, tout concourt à faire de ce western un spectacle fascinant.




























Richard Quine | A Talent For Loving (1969)
























Western et comédie ont parfois été mélangés, rarement pour le meilleur (La vallée de la poudre) souvent pour le pire (Texas nous voilà).