AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Emily Mortimer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Emily Mortimer. Afficher tous les articles

Daniel Barber | Harry Brown (2009)


On aurait tort de réduire ce premier long de Daniel Barber à un Death Wish à l'anglaise ou à une simple resucée des Vigilante movies des années 70. Les citées rongées par une délinquance gangreneuse pose déjà un autre cadre, urbain certes mais plus misérable et sinistre. De fait, plus qu'un polar, Harry Brown se veut avant toute chose un drame, celui d'un vieil homme, qui se retrouve avec la solitude pour seule compagne, silhouette fatiguée dont la vie, les repères, s'écroulent peu à peu, errant au milieu d'un monde qui suit un même chemin. Au-delà de la croisade vengeresse et plutôt jubilatoire sur laquelle il débouche, le film prend tout son intérêt dans ce portrait empreint de tristesse auquel Michael Caine offre une composition amère et désespérée. A l'aise avec une violence tantôt sèche ou hallucinée, Barber réussit tout autant sur un terrain plus intimiste. Une main qui se pose sur un oreiller désormais vide, lui suffit ainsi à exprimer toute la solitude de la vieillesse...













Goddess | Emily Mortimer


Ronny Yu | Le 51e Etat (2001)


En quelques mots : Déjà oublié, Le 51e Etat est le type même de film qui, à force de vouloir être fun et déjanté finit par être très vite démodé. Mise en scène aussi agressive que parkinsonienne et mauvais goût - pour ne pas dire, vulgarité - revendiquée lassent en rapidement et on ne retient au final de cette production dont le scénario tient sur une feuille de tabac à rouler, que sa distribution. Si Samuel L. Jackson, dont il s'agit de l'évident véhicule, déroule son numéro habituel, cool et énergique, Robert Carlyle campe en revanche une petite gouailleuse jubilatoire tandis que Emily Mortimer, sexy comme jamais, se veut l'atout charme de cette série B somme toute sympathique. Mais on en attendait beaucoup mieux de Ronny Yu et de ce tandem de choc qui, s'il fonctionne bien, ne dépasse à aucum moment les clichés du buddy movie cependant que le cadre de Liverpool, aurait pu être utilisé avec plus pertinence, réduit au simple décor d'un banal affrontement entre deux mondes.