Sorti en 1972, Les 14 amazones compte parmi les films les plus emblématiques de la Shaw Brothers dont il a alors pour but d'être la vitrine à l'international dans le sillage du succès rencontré par Les 12 médaillons d'or.
AU PIF
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Ronald Neame | L'aventure du Poseidon (1972)
Réalisé en 1972 par le britannique Ronald Neame, L'aventure du Poseidon fait partie des fleurons du film catastrophe des années 70 dont il coche toutes les cases : un vétéran chevronné derrière la caméra, de gros moyens mis à disposition par un producteur ivre de gigantisme (Irwin Allen qui produira deux ans plus tard la fameuse Tour infernale) et une brochette de comédiens, mêlant gloires vieillies (Shelley Winters), jeunes beautés (Carol Lynley, Pamela Sue Martin) et acteurs bankables (Gene Hackman).
Michael Winner | Les collines de la terreur (1972)
En inversant les rôles - l'Indien est le gentil et les blancs sont les méchants -, Les collines de la terreur semble cultiver la fibre démythificatrice du western dans le sillage des films de Sam Peckinpah ou d'Arthur Penn, certains ont même cru y voir une parabole sur la guerre du Vietnam !
Douglas Hickox | La cible hurlante (1972)
La cible hurlante appartient, aux côtés de La loi du milieu, à ces (néo) polars anglais des années 70, tendus et violents, inscrits dans une réalité cafardeuse. Fuite avant inexorable vers la mort, il conte la traque obsessionnelle d'un criminel qui s'évade de prison pour exécuter sa femme qui le trompe.
Luigi Comencini | L'argent de la vieille (1972)
Les meilleures comédies ne sont-elles pas celles qui abordent des sujets qui n'ont rien de drôle ? L'argent de la vieille en constitue un bon exemple car derrière ses allures un peu vulgaires, se cache une satire féroce comme les (grands) réalisateurs italiens les affectionnaient.
Ralph Bakshi | Fritz The Cat (1972)
Si Roger Carel, Jacques Balutin ou Jacques Dynam, notamment, en ont assuré le doublage français, Fritz The Cat n'est pourtant pas un dessin animé pour les enfants. Sa classification X peut cependant faire sourire aujourd'hui tant le métrage reste bon enfant en dépit de ses nombreuses situations graveleuses. Premier véritable film d'animation pour adultes, cette adaptation d'une BD de Robert Crumb, qui l'a d'ailleurs détestée, est avant tout une oeuvre de son époque, libertaire et contestataire. Version trash de Félix le cat, ce dessin animé suit les aventures d'un félin, déchet de la bourgeoisie, en quête de nouvelles expériences plus sexuelles que politiques au gré de rencontres successives dans un New-York chaotique. Joyeusement bordélique, Fritz The Cat n'épargne personne, fustigeant le racisme et les religions aussi bien les étudiants pseudo révolutionnaires que les hippies, les blancs comme les noirs. Souvent inventif, le film propose un beau graphisme aux couleurs chaudes que rythme une bande-son furieusement groovy. (vu le 15/11/2018)
Pietro Germi | Alfredo, Alfredo (1972)
Fermant la carrière du réalisateur qui mourra deux ans plus tard en 1974, Alfredo, Alfredo n'est certes pas le métrage le plus abouti de Pietro Germi mais il s'inscrit dans le sillage des comédies féroces qui ont fait sa renommée. Moins abouti car dénué d'une certaine finesse qui ont transformé les Divorce à l'italienne, Séduite et abandonnée ou Beaucoup trop pour un seul homme des bijoux du cinéma transalpin. Ici, ce n'est plus le vitriol qu'il utilise mais la sulfateuse, faisant du mâle italien un puceau maladroit (pléonasme) et la femme italienne, une dominatrice à la voracité sexuelle sans fond. Pour l'occasion, Germi retrouve la troublante Stefania Sandrelli qui croque la pellicule comme une hampe appétissante. Face à elle, si on est surpris de croiser un jeune Dustin Hoffman, le comédien se révèle parfait dans la peau d'Alfredo, homme réservé dont la vie se transforme en cauchemar le jour où il finit par épouser celle qu'il aimait en secret. Appelant à supprimer cette institution qu'est le mariage, le film flirte avec le grotesque et un humour absurde. (Vu le 09/06/2018)
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Elia Kazan | Les visiteurs (1972)
Le cinéma d'Elia Kazan ne m'a jamais vraiment intéressé. J'ai toujours trouvé ennuyeux Un tramway nommé désir, Sur les quais ou A l'est d'Eden. Seuls Panique dans la rue et L'arrangement m'ont marqué. Ce qui explique pourquoi j'ai tardé à découvrir Les visiteurs, son avant-dernier film. Si le fond porte les obsessions du réalisateur, la forme est plus étonnante. Au début des années 70, alors qu'il ne trouve pas le financement pour le mettre en boîte, Kazan se lance dans ce projet à petit budget, filmant en super 16, dans sa propre maison avec une équipe réduite (quelques techniciens et cinq comédiens) cette histoire écrite par son fils Chris, intimiste et brutale où deux anciens soldats débarquent pour régler leur compte chez celui qui les a dénoncés après qu'ils'aient commis le viol et le meurtre d'une jeune femme lors de la guerre du Vietnam. Mais leurs motivations ne sont jamais réellement dévoilées. De là, l'ambiance pesante que ce huis-clos installe chargé d'une sourde tension sexuelle qui explose de lors de l'agression de Martha.
Une relation trouble se met en place entre les deux visiteurs et le grand-père, vieil alcoolique revanchard et raciste qui se prend d'affection pour eux, lui qui méprise son gendre, campé par un James Woods débutant. Froide et épurée jusqu'à l'ascétisme, l'oeuvre évite tout manichéisme. C'est la guerre qui a fait de Mike et Tony ce qu'ils sont devenus tandis que l'on peut trouver faible Bill qui fit preuve de lâcheté en les laissant commettre leur crime. En 1972, il est sans doute le premier film à témoigner des traumatismes de la guerre du Vietnam et du retour difficile de ses soldats. Ce sujet permet à Kazan de brasser ses thèmes récurrents tels que la délation et la culpabilité à travers l'affrontement de protagonistes tourmentés. Par sa dureté glaçante et son absence de happy end, bien loin des standards hollywoodiens, le film s'inscrit dans la mouvance des Chiens de paille, Délivrance ou Orange mécanique, tous réalisés à la même époque. (Vu le 24/03/2018 / Source : DVD)
Une relation trouble se met en place entre les deux visiteurs et le grand-père, vieil alcoolique revanchard et raciste qui se prend d'affection pour eux, lui qui méprise son gendre, campé par un James Woods débutant. Froide et épurée jusqu'à l'ascétisme, l'oeuvre évite tout manichéisme. C'est la guerre qui a fait de Mike et Tony ce qu'ils sont devenus tandis que l'on peut trouver faible Bill qui fit preuve de lâcheté en les laissant commettre leur crime. En 1972, il est sans doute le premier film à témoigner des traumatismes de la guerre du Vietnam et du retour difficile de ses soldats. Ce sujet permet à Kazan de brasser ses thèmes récurrents tels que la délation et la culpabilité à travers l'affrontement de protagonistes tourmentés. Par sa dureté glaçante et son absence de happy end, bien loin des standards hollywoodiens, le film s'inscrit dans la mouvance des Chiens de paille, Délivrance ou Orange mécanique, tous réalisés à la même époque. (Vu le 24/03/2018 / Source : DVD)
John Guillermin | Alerte à la bombe (1972)
De loin, Alerte à la bombe pourrait passer pour un des épisodes de la série Airport alors qu'il n'a pourtant rien à voir avec la célèbre franchise. S'il respecte à la lettre les invariants du film catastrophe des années 70, avec le commandant charismatique qui a eu une liaison avec l'hôtesse de l'air en chef, sans oublier la galerie de personnages généralement campés par des stars vieillissantes (ici Jeanne Crain et Walter Pidgeon), Skyjacked possède cependant un ton qui lui est propre, ce qui explique pourquoi il vole au-dessus des autres spécimens du genre (hormis 747 en péril). Guillermin privilégie ainsi la tension et la psychologie au détriment du spectaculaire. C'est la principale qualité du film mais aussi sa faiblesse première. Car au final, celui-ci ne se montre pas toujours palpitant même s'il est solide et agréable à regarder.
Heureusement James Brolin compose avec une justesse glaçante un pirate de l'air névrosé tandis que Charlton Heston se montre très à l'aise et Yvette Mimieux, très en beauté. (Vu le 03/03/2018 / Source : enregistré sur France 3 en VHS).
Heureusement James Brolin compose avec une justesse glaçante un pirate de l'air névrosé tandis que Charlton Heston se montre très à l'aise et Yvette Mimieux, très en beauté. (Vu le 03/03/2018 / Source : enregistré sur France 3 en VHS).
Lee Frost | La chose à deux têtes (1972)
Au milieu du grand n'importe quoi que fut la dernière partie de carrière de Ray Milland, acteur qui a tout de même joué pour Cecil B. De Mille, Jacques Tourneur, Billy Wilder ou Alfred Hitchcock, surnagent quelques films moins mauvais que le reste et notamment La chose à deux têtes dont on attendait pas forcément grand chose si ce n'est une bonne série Z de derrière les fagots. Réalisé par Lee Frost pour le compte de Samuel Z. Arkoff, il s'agit d'un film hallucinant, arrimé à la blacksploitation où un savant condamné par un cancer, raciste de surcroît, se fait greffer la tête sur un repris de justice (noir) promis à la chaise électrique, lequel se retrouve donc pourvu de... deux têtes ! Mais les trucages sont astucieux et la course poursuite complètement folle entre une moto et plusieurs bagnoles de police, sur laquelle repose quasiment toute la seconde moitié du film, s'avère plutôt bien fichue. Une vraie petite perle donc...
Vu le 18/02/2018 / Source : enregistré sur Ciné FX en 2010.
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