Ceux qui, en visionnant 2069 : A Sex Odyssey, espéraient peut-être tomber sur un space opera sexy en seront pour leur frais. Des nichons, il y en a mais point de vaisseaux spatiaux ni de pistolets laser à l'horizon.
AU PIF
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KröniK | Belphegor - Totenritual (2017)
Le problème de Belphegor, aujourd'hui, réside moins dans le fait qu'il ait (trop) vite abandonné les timides velléités d'évolution, entrevues sur "Walpurgis Rites – Hexenwahn" et avec déjà moins de réussite sur "Blood Magick Necromence" où, dans le sillage des Marduk et autre Destroyer 666, il alternait plus que jamais blitzkriegs et panzers reptiliens, que dans la très nette érosion de son inspiration dans un registre guerrier dont il était pourtant jadis l'un des maîtres. Si les Autrichiens dressent toujours une turgescence bestiale, la semence qui s'en écoule ne possède plus depuis longtemps la nocivité d'autrefois.
Et alors que, retour à la pure brutalité millimétrée, "Conjuring The Dead" marquait déjà le pas, que dire de ce "Totenritual" bas du front dans le plus mauvais sens du terme ? Cette onzième hostie est un peu à l'image de son enveloppe visuelle signée - encore une fois - par un Seth Siro Anton (Septic Flesh) en mode photocopieur, c'est-à-dire inodore et sans imagination. Prisonnier d'une empreinte diabolique au goût de stupre, le groupe semble désormais condamné à marteler éternellement ce black death supersonique qu'il ne parvient plus à transcender. Alors certes, en vétéran chevronné, il tabasse sévère à grands coups de batterie façon lapin Duracell et de saillies furieuses mais on ne retient quasiment rien au final de cette éruption dévastatrice et ce malgré un niveau technique qui n'est plus à démontrer. L'électro-encéphalogramme désespérément plat, l'écoute file très vite, faisant saigner les muqueuses sans pour autant déclencher l'orgasme convoité, témoins les 'Spell Of Reflection', 'The Devil's Son' et 'Apophis – Black Dagon' qui ne creusent aucun stigmate dans la mémoire. Seuls l'inaugural 'Baphomet', le court instrumental 'Totenbeschöwerer', d'une lenteur malsaine et les lourds coups de reins qui perforent les 'Totentkult – Exegis Of Deterioration', 'Embracing A Star' et 'Swinefever – Regent Of Pigs', dont les premières mesures pesantes laissaient espérer mieux, surnagent d'un ensemble pour le moins inégal. On sent que Helmuth court après son passé mais l'inspiration en dessous du niveau de la mer, il peine à raviver la flamme qui brûlait dans l'âtre des "Lucifer Incestus" et "Goatreich -Fleshcult". Ce jugement peut paraître sévère mais, après trois ans d'abstinence, on attendait mieux de la part de Belphegor que ce "Totenritual", lequel sans être un blasphème de trop n'est qu'un méfait de plus qui n'apporte rien, confirmant que ses géniteurs, à défaut de Viagra, ont surtout besoin de régénérer le gisement où ils puisent leur combustible. Les fans du dernier rang y trouveront certainement matière à nourrir leur soif de rituels démoniaques. Quant aux vieux cons comme votre serviteur, ils préféreront se repasser un "Bondage Goat Zombie", par exemple, vestige d'une époque où les Autrichiens faisaient (encore) peur ! 3/5 (25/09/2017)
Et alors que, retour à la pure brutalité millimétrée, "Conjuring The Dead" marquait déjà le pas, que dire de ce "Totenritual" bas du front dans le plus mauvais sens du terme ? Cette onzième hostie est un peu à l'image de son enveloppe visuelle signée - encore une fois - par un Seth Siro Anton (Septic Flesh) en mode photocopieur, c'est-à-dire inodore et sans imagination. Prisonnier d'une empreinte diabolique au goût de stupre, le groupe semble désormais condamné à marteler éternellement ce black death supersonique qu'il ne parvient plus à transcender. Alors certes, en vétéran chevronné, il tabasse sévère à grands coups de batterie façon lapin Duracell et de saillies furieuses mais on ne retient quasiment rien au final de cette éruption dévastatrice et ce malgré un niveau technique qui n'est plus à démontrer. L'électro-encéphalogramme désespérément plat, l'écoute file très vite, faisant saigner les muqueuses sans pour autant déclencher l'orgasme convoité, témoins les 'Spell Of Reflection', 'The Devil's Son' et 'Apophis – Black Dagon' qui ne creusent aucun stigmate dans la mémoire. Seuls l'inaugural 'Baphomet', le court instrumental 'Totenbeschöwerer', d'une lenteur malsaine et les lourds coups de reins qui perforent les 'Totentkult – Exegis Of Deterioration', 'Embracing A Star' et 'Swinefever – Regent Of Pigs', dont les premières mesures pesantes laissaient espérer mieux, surnagent d'un ensemble pour le moins inégal. On sent que Helmuth court après son passé mais l'inspiration en dessous du niveau de la mer, il peine à raviver la flamme qui brûlait dans l'âtre des "Lucifer Incestus" et "Goatreich -Fleshcult". Ce jugement peut paraître sévère mais, après trois ans d'abstinence, on attendait mieux de la part de Belphegor que ce "Totenritual", lequel sans être un blasphème de trop n'est qu'un méfait de plus qui n'apporte rien, confirmant que ses géniteurs, à défaut de Viagra, ont surtout besoin de régénérer le gisement où ils puisent leur combustible. Les fans du dernier rang y trouveront certainement matière à nourrir leur soif de rituels démoniaques. Quant aux vieux cons comme votre serviteur, ils préféreront se repasser un "Bondage Goat Zombie", par exemple, vestige d'une époque où les Autrichiens faisaient (encore) peur ! 3/5 (25/09/2017)
Soon | Hesychia - Metanoia
"Metanoia", le premier opus de Hesychia (Dark ambient), verra la nuit le 24 décembre 2017 via Cyclic Law.
KröniK | White Miles - The Duel (2016)
Nul besoin d'être nombreux pour faire du bruit, ce que prouve White Miles, duo autrichien qui se partage le chant et la guitare d'un côté, celui de Medina, la batterie de l'autre, celui de Lofi, et réussit l'exploit de faire oublier l'absence de basse et de quelconques artifices. Cette simplicité, voire même ce dénuement, déterminent de facto un art (forcément) dépouillé, brut de décoffrage, qui va l'essentiel et ne s'embarrasse pas d'inutiles préliminaires. Découvert sans doute par beaucoup alors qu'il ouvrait pour Eagles Of Death Metal, au Bataclan en novembre 2015 dans les conditions tragiques que l'on sait, le tandem livre avec "The Duel", un deuxième album à son image. Frais, énergique et direct. Cherchant à capturer la force primaire d'un rock réduit à sa plus simple expression, les Autrichiens flirtent avec le stoner tout en se frottant à un blues rugueux. Déclinée en onze titres pour une petite quarantaine de minutes d'effluves furieusement électriques, la recette peut lasser mais s'enfile avec aisance grâce au dynamisme communicatif de cette paire de musiciens dont la complémentarité est évidente. S'il accouple parfois son organe à celui de sa partenaire ('Keep Your Trippin' Wild'), Lofi se concentre avant tout sur le socle rythmique qu'il édifie, laissant Medina cracher sa verve dans le micro. Ceux qui s'attendent peut-être à sucer de douces mélopées en seront bien entendu pour le frais car la jeune ne saurait se confondre avec les potiches qui encombrent la scène actuellement. Avec sa crête perchée sur la tête, elle se rapproche davantage d'une Courtney Love version punk, avec laquelle le groupe n'a pas seulement partager des concerts mais aussi le producteur Micko Larkin. Fruit de la copulation sauvage entre Karma To Burn pour cette guitare bien grasse aux allures de dynamo fiévreuse ('In The Mirror') et Hole justement pour cette voix féminine sale et déjantée, en plus bluesy cependant ('Crazy Horse'), White Miles prend soin d'alterner décharges endiablées ( 'A Good Pennyworth', 'A(n) Garde') et saillies vicieusement rampantes qu'incarnent le rampant 'Insane The Bone' ou l'acoustique 'Coke On A Jetplane', aussi curieux que déglingué. Parfois, Medina rentre les griffes, se fait alors plus câline ('Sickly Nerves'), sans pour autant mettre en jachère sa puissance épileptique. Bien que répétitif, "The Duel" dévoile les charmes tour à tour accrocheurs et troubles d'un sympathique duo dont l'énergie à revendre compense une inspiration qui demande encore à être domptée. 3/5 (2016)
Dornenreich | Flammentriebe (2011)
Parallèle évident avec la figure spectrale ornant celle de Bitter Ist's Dem Tod Zu Dienen, cette silhouette naufragée errant seule sur le très beau visuel habillant Flammentriebe est un signe qui ne trompe pas : Dornenreich a décidé de renouer avec une forme de Black Metal plus agressive. Depuis Durch Den Traum, les Autrichiens avaient peu à peu quitté les rivages noirs de leurs débuts pour accoster une terre de plus en plus atmosphérique, incorporant des éléments acoustiques et folkloriques. Avec le recul, le dépouillé In Luft Geritzt apparaît aujourd’hui comme l’aboutissement de cette démarche artistique. Ainsi, contre toute attente et alors que nous nous attendions à ce que ce septième opuscule suive une trajectoire voisine, l’hydre à deux têtes, rejoint – c’est une bonne nouvelle – par leur ancien batteur, Gilvan, livre avec Flammentriebe ni plus ni moins que le disque sinon le plus violent au moins le plus sombre du groupe depuis des lustres ! Cette dureté retrouvée, parfaitement mise en valeur par le travail sonore du fidèle Markus Stock (Empyrium, mais est-il encore besoin de la préciser ?) s’exprime par le prisme de paroles volontairement agressives et que renforce la diction martiale de Eviga. Pour autant, nous avons affaire à des artistes (le mot n’est pas trop fort), des vrais, trop intelligents pour se contenter d’un simple coup d’œil dans le rétroviseur. De fait, Flammentriebe n’est en aucun cas un effort nostalgique, celui-ci se veut plutôt une synthèse de l’art des Autrichiens et de son évolution. Il s’agit d’une œuvre-somme où s’accouplent les aplats tranchants d’un Black Metal qui ne ressemble à nul autre et les traits osseux dessinés par un violon aux accents mélancoliques. Basé sur huit compositions intenses et désespérées, l’album suit un tracé qui le voit débuter dans la brutalité la plus noire avec « Flammenmensch » et s’achever sur une note plus posée, avec « Erst Deine Träne Lôscht Brand », longue plainte instrumentale minimaliste aux teintes grêles, manière de conférer à l’album une lumière salvatrice bien que pale après ce torrent de négativité, quand bien même les ultimes mesures électriques viennent nuancer cette impression. Flammentriebe est à la croisée de ses prédécesseurs et ce faisant il s’impose peut-être même comme la création autant musicale que philosophique idéale de la part d’une entité dont la singularité jamais démentie fait plaisir à voir et à entendre à une époque où règnent le conformisme et la standardisation culturelle. Ouvre-t-il un nouveau chapitre dans la carrière du groupe ou bien n’est-il qu’une parenthèse ? L’avenir nous le dira… (2011)
Belphegor | Blood Magick Necromance (2011)
Chanteur, guitariste, bassiste, fondateur et accessoirement dernier membre de la formation originelle de 1993, Helmuth est comme tout le monde : il vieillit. Et ce qui commençait à être perceptible sur Walpurgis Rites - Hexenwahn, à savoir un penchant de plus en plus prononcé pour les mid-tempos et les tapisseries mélodiques, devient une évidence avec son successeur, Blood Magick Necromance. Cela ne fait pas forcément de mauvais disques, toutefois gageons que les aficionados de l'âge d'or des Autrichiens qu'incarnent Necrodaemon Terrorsathan (2000) ou Lucifer Incestus (2003), œuvres rapides dans leur brutalité millimétrée, risquent de ne pas trouver à leur goût cette évolution. Il leur faudra attendre ainsi la cinquième piste (sur huit !) de ce neuvième blasphème pour se faire véritablement perforer les tympans à coup de double grosse caisse et de rythme effréné. Alors que Belphegor a toujours aimé glisser un titre un peu plus nuancé au milieu d'une avalanche de blasts, c'est désormais l'inverse qui tend à définir la norme. Bien entendu, Blood Magick Necromance, dont la prise de son a été (trop ?) parfaitement assurée par Peter Tägtgren, n'a strictement rien d'une petite bluette romantique et devrait bien encore effrayer quelques bigotes que les déclarations tapageuses du Helmuth choqueront peut-être encore un peu. Il n'en demeure pourtant pas moins que Belphegor écrase franchement la pédale de frein.... ce qui, en fait, n'est pas pour nous déplaire. Homogène, Blood Magick Necromance débute par quatre compositions aux traits plus lourds que véritablement malsains mais qui font mouche : "In Blood - Devor This Sanctify", mise en bouche dont la vélocité est atténuée par un sens de la mélodie certain et que cisaillent des pans ultra heavy, "Rise To Fall And Fall To Rise", macération plombée qui s'énerve un peu en fin de parcours, "Blood Magick Necromance", rapide et que déchirent lui aussi des décélérations finalement des plus mélodiques et enfin "Discipline Through Punishment", sans doute l'un des morceaux les plus réussis du lot. C'est étonnamment la seconde partie de l'album qui agglomère les coups de boutoir les plus furieux, malgré ce "Impaled Upon The Tongue Of Sathan" un peu plus lent et le sentiment que Belphegor a perdu en cours de route sa véhémence fielleuse au profit d'un satanisme qui, certes a toujours été un des invariants de son identité, mais qui se réduit maintenant à un occultisme de fête foraine, à l'image du visuel de ce nouvel opuscule, d'une laideur repoussante. Bref, Watain peut dormir sur ses deux oreilles, ce ne sont pas les Autrichiens qui le détrôneront de l'autel impie. Grâce au savoir-faire de son principal géniteur, le groupe se déleste donc d'une offrande solide qui confirme une direction musicale désormais davantage portée sur les pénétrations lourdes que sur les viols brutaux. Toutefois,Walpurgis Rites, dont il est assez proche, possédait plus de charme et de réussite. (2011)
Hellsaw | Cold (2009)
Si à ses débuts, le label Napalm Records a pu bénéficier d'une certaine respectabilité dans les cercles extrêmes, notamment grâce à Abigor, Summoning ou bien encore Vintersorg, son catalogue tend désormais, à quelques notables exceptions prêts (Isole, Ahab...) bien souvent vers la série B, l'oeil rivé sur les modes et le tiroir-caisse. On prend peur dorénavant quand les Autrichiens signent un groupe de black metal car c'est rarement un gage de qualité. Hellsaw mérite pourtant mieux que cette vitrine dans laquelle se reflètent qui plus est des faces de goules barbouillées à la truelle. Comme il mérite mieux que cette étiquette "True black metal" que le label lui a collé sur la gueule. Point ici d'enregistrement cradingue capturé dans une cave ou d'un canevas primitif. Non, Hellsaw, dont Cold est le premier album pour Napalm (deux autres ont été enfantés avant), sculpte un black metal plus épique que true, drapé dans une production qui sans être trop propre évite le piège du son pollué et dégueulasse comme cache-misère. Et s'il reste fidèle à une certaine forme d'architecture dont les contre-forts sont ces riffs grésillants et granuleux, le groupe sait avec intelligence varier les plaisirs. Alors que le fulgurant "A Suicide Journey" (assurément le moment fort de cet opus), qu'introduit une guitare acoustique du plus bel effet et qui étire sa trame sur plus de huit minutes, a quelque chose d'une chevauchée à travers de vastes paysages ensanglantés, "Der Harzwald" est un drakkar qui sillonne les fjords scandinaves, cependant que les furieux "Cold Aeon", "The Black Death" ou "Moonrites Diabolicum" sont des saillies âpres qui ne font aucun prisonnier. Rapides, bien que toujours (trop ?) mélodiques, ces titres foncent pied au plancher mais Hellsaw n'est jamais aussi bon que lorsqu'il décide de serrer le frein à main, lorsqu'il se lance dans l'érection d'un tempo implacable ("I Saw Hell") et de soigner les ambiances à l'image du néanmoins véloce "Psycho Pastor", traversé par des riffs entêtants et vicieux ou du superbe "Ache", fracturé par de nombreux changements de rythmes. Bon, les Ayathollas feront certainement la moue et il est vrai que Cold, vierge de tout esprit sulfureux et cette froideur pourtant revendiquée avec sa poignée d'intermèdes symphoniques, renvoie une image finalement plutôt grand public du metal noir (certains ne partageront certainement pas mon avis), mais il ne faut pas trop bouder notre plaisir et reconnaître que l'ensemble se révèle sinon original du moins solide et sans bavure. Du travail bien fait quand bien même il ne risque pas de faire peur à grand monde si ce n'est peut-être à votre petite sœur de cinq ans... 3/5 (2009)
KröniK | Belphegor - Walpurgis Rites - Hexenwahn (2009)
Malgré les pauses guerrières étudiées et les discours tapageurs dont Helmuth et sa bande ont le secret, plus les années passent et plus Belphegor dresse sa verge gonflée du fluide du Grand Bouc avec de moins en moins de vigueur.
Cela ne fait pas forcément de mauvais disques mais les ayatollahs de la première heure jugeront, sans doute à raison, que la musique des Autrichiens a tout de même énormément perdu en négativité depuis Lucifer Incestus voire même depuis The Last Supper. A l'instar d'un Destroyer 666, Belphegor tend à confondre désormais une brutalité, qu'on ne peut leur contester, avec un sens du malsain qui gangrenait leurs premiers méfaits. De fait, si vous espérez déloger dans Walpurgis Rites - Hexenwahn, du garanti 100% evil alors vous pouvez passer votre chemin. Bien entendu le trio sait toujours blaster et faire saigner les muqueuses, des saillies rugueuses telles que "Walpurgis Rites " ou "Hail The New Flesh", le démontrent avec une science de l'agression parfaitement maîtrisée, canalisée mais, à y regarder de plus près, on se rend compte aussi qu'une bonne dose de mélodie y a été injectée. C'est très bien fait certes, toutefois ça ne devrait guère faire peur qu'à une pucelle n'ayant jamais croisée le gland de la virilité. Même une déflagration de l'acabit de "Reichswehr in Blood", pourtant riche en violence, affiche des couleurs finalement des plus accessibles, tout comme "Destroyer Hekate". Très court et ramassé, une des marques de fabrique du groupe, ce huitième blasphème préfère emprunter la porte de derrière plutôt que de pénétrer de face ce qui, du reste, lui réussit toujours plutôt bien. De fait, davantage que les mines qui explosent dès les premières secondes, ce sont surtout les mid-tempos implacables, ce qui n'empêche pas le groupe de foncer par moment pied au plancher, qui sauvent Walpurgis Rites de la banalité. Ils permettent à Belphegor de dessiner des atmosphères noires et parfois presque sinistres. Le long - plus de sept minutes - "Veneratio Diaboli - I Am Sin" constitue ainsi l'orgasme le plus intense de l'écoute. Lourde et secouée par des riffs obsédants, cette pulsation démentielle déploie ses arcanes et avale l'espace qui l'entoure avec une puissance insolente, quand bien même la descente de manche finale malmsteenienne fera passer Belphegor pour les Vital Remains (dernière période) du black metal ! Après une entame presque copié à In Flames, "The Crosses Made Of Bone" imprime une charpente rythmique digne d'un panzer et délivre des décharges électriques fiévreuses. Lui succède le pesant "Der Geistertreiber", enrobé d'une basse généreuse. Le chant aux consonances germanique d'Helmuth" y est délicieux... pour qui aime cette diction très particulière. Et là aussi, on peut noter des guitares dignes d'une chatte en chaleur d'où ruissellent un liquide des plus mélodiques. Le disque prend fin d'ailleurs sur deux titres aux ambiances lourdes, mortifères et glaciales : "Enthralled Toxic Sabbath" qui ne débute qu'après un long prologue rampant puis passés des méandres obscures, vicieux égrenés par des riffs déglingués, s'enchaine au court "Hexenwahn - Totenkult", manière de conclusion où crépitent les flammes (d'une église entrain de brûler ?) et des cris en provenance de l'enfer. Walpurgis Rites se pose comme une réussite incontestable de la part de ces désormais dinosaures de l'art noir mais qui ne devrait trouver grâce qu'auprès de ceux qui les ont découvert récemment. Les autres resteront hermétiques à ce black metal certes sombre et violent mais dépourvu de toute once de malignité. 3.5/5 (2009)
Cela ne fait pas forcément de mauvais disques mais les ayatollahs de la première heure jugeront, sans doute à raison, que la musique des Autrichiens a tout de même énormément perdu en négativité depuis Lucifer Incestus voire même depuis The Last Supper. A l'instar d'un Destroyer 666, Belphegor tend à confondre désormais une brutalité, qu'on ne peut leur contester, avec un sens du malsain qui gangrenait leurs premiers méfaits. De fait, si vous espérez déloger dans Walpurgis Rites - Hexenwahn, du garanti 100% evil alors vous pouvez passer votre chemin. Bien entendu le trio sait toujours blaster et faire saigner les muqueuses, des saillies rugueuses telles que "Walpurgis Rites " ou "Hail The New Flesh", le démontrent avec une science de l'agression parfaitement maîtrisée, canalisée mais, à y regarder de plus près, on se rend compte aussi qu'une bonne dose de mélodie y a été injectée. C'est très bien fait certes, toutefois ça ne devrait guère faire peur qu'à une pucelle n'ayant jamais croisée le gland de la virilité. Même une déflagration de l'acabit de "Reichswehr in Blood", pourtant riche en violence, affiche des couleurs finalement des plus accessibles, tout comme "Destroyer Hekate". Très court et ramassé, une des marques de fabrique du groupe, ce huitième blasphème préfère emprunter la porte de derrière plutôt que de pénétrer de face ce qui, du reste, lui réussit toujours plutôt bien. De fait, davantage que les mines qui explosent dès les premières secondes, ce sont surtout les mid-tempos implacables, ce qui n'empêche pas le groupe de foncer par moment pied au plancher, qui sauvent Walpurgis Rites de la banalité. Ils permettent à Belphegor de dessiner des atmosphères noires et parfois presque sinistres. Le long - plus de sept minutes - "Veneratio Diaboli - I Am Sin" constitue ainsi l'orgasme le plus intense de l'écoute. Lourde et secouée par des riffs obsédants, cette pulsation démentielle déploie ses arcanes et avale l'espace qui l'entoure avec une puissance insolente, quand bien même la descente de manche finale malmsteenienne fera passer Belphegor pour les Vital Remains (dernière période) du black metal ! Après une entame presque copié à In Flames, "The Crosses Made Of Bone" imprime une charpente rythmique digne d'un panzer et délivre des décharges électriques fiévreuses. Lui succède le pesant "Der Geistertreiber", enrobé d'une basse généreuse. Le chant aux consonances germanique d'Helmuth" y est délicieux... pour qui aime cette diction très particulière. Et là aussi, on peut noter des guitares dignes d'une chatte en chaleur d'où ruissellent un liquide des plus mélodiques. Le disque prend fin d'ailleurs sur deux titres aux ambiances lourdes, mortifères et glaciales : "Enthralled Toxic Sabbath" qui ne débute qu'après un long prologue rampant puis passés des méandres obscures, vicieux égrenés par des riffs déglingués, s'enchaine au court "Hexenwahn - Totenkult", manière de conclusion où crépitent les flammes (d'une église entrain de brûler ?) et des cris en provenance de l'enfer. Walpurgis Rites se pose comme une réussite incontestable de la part de ces désormais dinosaures de l'art noir mais qui ne devrait trouver grâce qu'auprès de ceux qui les ont découvert récemment. Les autres resteront hermétiques à ce black metal certes sombre et violent mais dépourvu de toute once de malignité. 3.5/5 (2009)
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