Avec Les chiens de paille, Sam Peckipah déserte pour la première fois de sa carrière, à la fois le western et l'Amérique. On peut se demander au départ ce qu'il est venu faire dans la campagne anglaise, filmer une sorte de drame conjugal tant ce glacial cadre verdoyant et ce sujet plutôt intimiste paraissent éloignés de son univers.
AU PIF
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Pietro Germi | Alfredo, Alfredo (1972)
Fermant la carrière du réalisateur qui mourra deux ans plus tard en 1974, Alfredo, Alfredo n'est certes pas le métrage le plus abouti de Pietro Germi mais il s'inscrit dans le sillage des comédies féroces qui ont fait sa renommée. Moins abouti car dénué d'une certaine finesse qui ont transformé les Divorce à l'italienne, Séduite et abandonnée ou Beaucoup trop pour un seul homme des bijoux du cinéma transalpin. Ici, ce n'est plus le vitriol qu'il utilise mais la sulfateuse, faisant du mâle italien un puceau maladroit (pléonasme) et la femme italienne, une dominatrice à la voracité sexuelle sans fond. Pour l'occasion, Germi retrouve la troublante Stefania Sandrelli qui croque la pellicule comme une hampe appétissante. Face à elle, si on est surpris de croiser un jeune Dustin Hoffman, le comédien se révèle parfait dans la peau d'Alfredo, homme réservé dont la vie se transforme en cauchemar le jour où il finit par épouser celle qu'il aimait en secret. Appelant à supprimer cette institution qu'est le mariage, le film flirte avec le grotesque et un humour absurde. (Vu le 09/06/2018)
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Wolfgang Petersen | Alerte ! (1995)
Wolfgang Petersen réalise Alerte ! en 1995. C'est le type même de film que l'on n'a pas très envie d'aimer tant les reproches qu'on peut lui faire sont nombreux : grosses ficelles, une finesse aux abonnés absents, personnages caricaturaux (mention spéciale au général McClintock que Sutherland grâce à sa morgue glaciale, parvient cependant à animer) et discours sur "l'âme de l'Amérique" qui fait sourire. Mais force est pourtant de reconnaître que Outbreak tient en haleine durant presque deux heures. Petersen s'impose alors comme un maître du film d'action à gros budget. Son travail est carré et sans bavures, soutenu par une excellente distribution (Hoffman, Russo, Freeman, Spacey...). Mais l'Allemand n'est pas un auteur et le prouve, plus à l'aise dans le suspense que dans la critique de ces guerres bactériologiques dont les Américains sont de cyniques artisans.
Si l'ensemble se regarde sans déplaisir, on se demande quand même où est passé le réalisateur du Bateau, de L'échiquier de la passion et même, de Dans la ligne mire, thriller psychologique élégant et de haute volée...
Si l'ensemble se regarde sans déplaisir, on se demande quand même où est passé le réalisateur du Bateau, de L'échiquier de la passion et même, de Dans la ligne mire, thriller psychologique élégant et de haute volée...
Vu le 24/02/2018 / Source : enregistré sur TPS Cinextrême en 2005.
Giorgio Gentili | L'agent américain (1968)
Dustin Hoffman, alors à ses débuts (ce n'est que sa troisième apparition), dans un polar italien, entouré de Elsa Martinelli et de Cesar Romero, le programme était sinon curieux au moins alléchant. Las, L'agent américain (aka Madigan's Millions ou Un dollaro Per 7 Vigliacchi) penche davantage vers la comédie que vers la douille. La belle joue les utilité, d'ailleurs on ne croit pas beaucoup au couple qu'elle forme avec le lauréat tandis que Romero disparaît dans les premières minutes. Reste donc Hoffman, plutôt convaincant dans un registre burlesque mais qui donne l'impression de s'être trompé de film. Bref, une improbable curiosité... | IMDb
Michael Apted | Agatha (1979)
Durant le mois de décembre 1926, Agatha Christie disparaît onze jours pour de mystérieuses raisons, énigme qui ne sera jamais résolue. Michael Apted et ses scénaristes imaginent que la romancière est parti à la recherche de la femme que son mari veut épouser. Bénéficiant d'une reconstitution minutieuse, le film choisit de traiter cette disparation sous le mode policier. La jalousie de la reine du polar la conduira-t-elle à assassiner sa rivale ou bien la poussera-t-elle au suicide ?
Dans un rôle moins connu que ceux qui l'ont rendu célèbre, Dustin Hoffman livre une composition toute en finesse face à une Vanessa Redgrave qui exprime toute la détresse de son personnage. Malgré ses évidentes qualités, l'oeuvre n'échappe pourtant pas à un ennui suranné.
Dans un rôle moins connu que ceux qui l'ont rendu célèbre, Dustin Hoffman livre une composition toute en finesse face à une Vanessa Redgrave qui exprime toute la détresse de son personnage. Malgré ses évidentes qualités, l'oeuvre n'échappe pourtant pas à un ennui suranné.
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