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Goddess | Jacqueline Bisset

















George Seaton | Airport (1970)


Daté et poussiéreux, Airport rencontra cependant un très grand succès lors de sa sortie, qui lança la mode des films catastrophe et eut plusieurs séquelles. Il rassemble ainsi tous les invariants propres à ce (sous) genre : défilé de vedettes plus ou moins fanées, personnages archétypaux et bien sûr la catastrophe qui permet aux protagonistes de se révéler (ou pas). Mais, la faute à une réalisation pantouflarde de George Seaton, qui utilise avec nettement moins de bonheur le splitscreen qu'un Richard Fleischer par exemple et à une mise en place paresseuse, on lui préfère le 747 en péril de Jack Smight. Car au final, il ne se passe pas grand chose à l'écran. Peu de tension et beaucoup (trop) de palabres. Depuis Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?, il semble bien difficile de garder son sérieux face à un spectacle aussi conventionnel. Mais George Kennedy y trouve avec Patroni un de ses rôles les plus populaires. Distrayant à tout le moins...












Goddess | Jacqueline Bisset


Peter Yates | Bullitt (1968)

































En quelques mots : Que dire sur Bullitt qui ne l'ait pas déjà été ? Jalon essentiel dans l'histoire du polar par son réalisme et son audace technique, le film de l'Anglais Peter Yates doit bien sûr une bonne part de son succès et de sa postérité à sa fameuse poursuite en voitures qui nécessita à elle seule trois semaines de tournage et s'emboîte admirablement dans le récit, mais il existe également à la fois par son intrigue tortueuse, le cadre pittoresque offert par San Francisco, à sa bande-son novatrice de Lalo Schifrin et à de nombreuses autres séquences d'anthologie (celles de l'hôpital ou de l'aéroport). Steve McQueen y est à l'apogée de sa carrière, incarnant un flic intègre aux méthodes peu conventionnelles. C'est un héros aux multiples facettes que la caméra de Yates ne cesse d'observer et auquel le comédien confère sa fébrile complexité, annonçant à sa manière un Dirty Harry plus expéditif. Triomphe tant commercial que critique, Bullitt marquera donc durablement le genre et nombre de polar et autres séries télévisées lui doivent tout...