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Goddess | Maria Bello






















Paul Schrader | Auto Focus (2002)


Davantage qu'un biopic sur Bob Crane (aka Hogan dans la série Papa Schulze !), dont la famille a d'ailleurs contesté la vision assez négative, Auto-Focus est avant tout le portait d'une star qui va connaître le déclin, la déchéance, non pas à cause de la drogue ou de l'alcool mais du sexe. "Une journée sans sexe est un jour de perdu". Loin d'être manichéen, ce qui aurait été surprenant de la part de Paul Schrader, le film montre au contraire un homme attachant, malade plus que simple obsédé. En filigrane se dessine clairement les thématiques chères au metteur en scène dont toute l'oeuvre est marquée du sceau du péché (Hardcore, La féline, American Gigolo...).
Sur fond d'évolution technologique avec la naissance de la vidéo, du magnétoscope qui nourrit le sujet, on suit la descente aux enfers de Bob Crane sous le regard de son ange destructeur et futur bourreau. Un grand film, passionnant de bout en bout car il dépasse, transcende, un thème qui entre les mains d'un médiocre n'aurait abouti qu'à une obscénité. A souligner enfin la remarquable performance de Greg Kinnear qu'on n'attendait pas à un si haut niveau !













Goddess | Maria Bello










J Blakeson | La 5ème vague (2016)


Pourquoi regarder "La 5ème vague" ?

Parce que son réalisateur, J Blakeson, s'est fait remarquer sept ans auparavant grâce à La disparition d'Alice Creed, bon polar anglais avec Gemma Aterton.
Parce que Maria Bello figure au générique quand bien même sa présence est des plus furtives.
Parce que Chloë Grace Moretz possède une filmographie qui n'est pas sans intérêt, de Sils Maria à Kick-Ass.
Mais c'est à peu près tout tant le talent entre-aperçu de Blakeson a été phagocyté par les Aliens, ne réussissant à graver sur pellicule qu'un mauvais film (ce qui est pire qu'un navet) pour adolescents, quelque part entre Twilight et Hunger Games, avec une louche de 2012 et de Independance Day. Personnages inexistants, effets spéciaux sans âmes achèvent d'en faire un produit dénué de personnalité sinon de magie...



Michael Mayer | Flicka (2006)


En quelques mots : Agréable adaptation de Mary O'Hara, certes académique et cousue de fil blanc, "Flicka" doit bien entendu beaucoup, outre ses paysages et les chevaux, à Alison Lohman, nous faisant encore une fois regretter son choix, du reste tout à fait respectable, de se retirer, pour élever ses enfants. Non pas que ce film lui offre un écrin mémorable à son talent mais il démontre que la comédienne peut tout jouer, à l'aise aussi bien dans le registre de la beauté mystérieuse et fatale (comme dans "La vérité nue" tourné pour Atom Egoyan, l'année d'avant) que dans celui d'une jeune fille éprise de liberté. Une production à voir en famille qui ravira les enfants, qui plus est, s'ils sont passionnés par les équidés, comme c'est le cas de la fille de votre serviteur...