La question n’est finalement pas où Steven Wilson a-t-il trouvé le temps de graver cette première aventure en solo – entre ses activités de musiciens et de producteur, sa boulimie, si elle impressionne toujours autant, ne surprend plus vraiment – mais pourquoi.
AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est Kscope. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kscope. Afficher tous les articles
KröniK | Anathema - Hindsight (2008)
Lettre à Anathema. Les mecs, je vous aime. Je vous ai découvert avec votre Eternity et depuis, je vous suis resté fidèle, témoin anonyme de votre évolution vers une musique de plus en plus atmosphérique bien que toujours aussi mélancolique et touchante. Il n’en demeure pas moins que vous commencez à me briser mes (pas si) vieilles roubignolles, comme disait Jacques Brel, avec le mépris que vous affichez à l’endroit de vos débuts dont vous n’avez pourtant pas à avoir honte, bien au contraire. A longueur d’interviews, vous ne cessez de vomir sur vos premières œuvres qui ne semblent plus trouver grâce à vos yeux.
Cette attitude est insultante pour tous les fans que vous avez alors bouleversé avec Crestfallen, Serenades, The Silent Enigma et bien entendu Eternity qui amorçait déjà le virage musical à venir. Vous avez le droit d’évoluer mais pas celui de renier vos origines. Je vous en veux pour tout ça. Malgré tout, j’ai acheté (oui, il existe encore quelques irréductibles qui achètent des disques !) Hindsight en imaginant qu’il serait votre pierre tombale dans mon cœur. Je me suis trompé. Oh non pas qu’il soit exempt de tout reproche – une simple relecture semi-acoustique de certaines compositions en guise d’album alors que vous n’avez rien publié depuis cinq ans, c’est un peu léger – mais ce disque contient suffisamment de grands moments pour séduire et emporter l’adhésion. Vous avez donc choisi de revisiter neuf titres (plus une nouvelle chanson, « Unchained », pas désagréable) de votre répertoire récent et de les habiller d’atours décharnés (guitare acoustique, violon, piano…). Si dans le cas du pourtant très beau « One Last Goodbye », le résultat ne se révèle pas transcendant car trop proche de l’original, cette démarche artistique est couronnée de succès avec le sublime « Fragile Dreams » et « Inner Silence » (tirés d’Alternative 4). Le poignant « Angelica » (seul rescapé des débuts) l’est toujours autant tandis que Hindsight permet de redécouvrir certaines pièces de A Fine Day To Exit (le douloureux « Temporary Piece ») et de A Natural Disaster (« A Natural Disaster », illuminé par le chant habité de Lee Douglas et l’immense « Flying »). Curieusement alors que vos chemins se sont séparés à la fin des années 90, vous semblez de plus en plus connectés à votre ancien bassiste Duncan Patterson (qui était en fait bien plus que cela car c’était bien en lui que résidait l’âme du groupe). D’ailleurs, Vinny, tu as joué cette année avec lui dans une petite salle parisienne et il apparaît même sur ce disque pour tenir une mandoline ( ?). Votre art, à l’instar du sien, est de plus en plus dépouillé, diaphane, squelettique, mais toujours aussi beau comme un chat qui dort. Et d’une finesse admirable. Hindsight nous rassure donc sur la puissance émotionnelle toujours intacte d’Anathema mais ne nous en apprend pas davantage quant à la teneur du prochain véritable opus du groupe. Il se dit que Steven Wilson pourrait le produire. Si c’est le cas, on peut en espérer le meilleur… Pour terminer, un conseil les mecs, vous seriez bien avisés de la fermer un petit peu et de vous contentez de faire de la musique. 3.5/5 (2008)
Cette attitude est insultante pour tous les fans que vous avez alors bouleversé avec Crestfallen, Serenades, The Silent Enigma et bien entendu Eternity qui amorçait déjà le virage musical à venir. Vous avez le droit d’évoluer mais pas celui de renier vos origines. Je vous en veux pour tout ça. Malgré tout, j’ai acheté (oui, il existe encore quelques irréductibles qui achètent des disques !) Hindsight en imaginant qu’il serait votre pierre tombale dans mon cœur. Je me suis trompé. Oh non pas qu’il soit exempt de tout reproche – une simple relecture semi-acoustique de certaines compositions en guise d’album alors que vous n’avez rien publié depuis cinq ans, c’est un peu léger – mais ce disque contient suffisamment de grands moments pour séduire et emporter l’adhésion. Vous avez donc choisi de revisiter neuf titres (plus une nouvelle chanson, « Unchained », pas désagréable) de votre répertoire récent et de les habiller d’atours décharnés (guitare acoustique, violon, piano…). Si dans le cas du pourtant très beau « One Last Goodbye », le résultat ne se révèle pas transcendant car trop proche de l’original, cette démarche artistique est couronnée de succès avec le sublime « Fragile Dreams » et « Inner Silence » (tirés d’Alternative 4). Le poignant « Angelica » (seul rescapé des débuts) l’est toujours autant tandis que Hindsight permet de redécouvrir certaines pièces de A Fine Day To Exit (le douloureux « Temporary Piece ») et de A Natural Disaster (« A Natural Disaster », illuminé par le chant habité de Lee Douglas et l’immense « Flying »). Curieusement alors que vos chemins se sont séparés à la fin des années 90, vous semblez de plus en plus connectés à votre ancien bassiste Duncan Patterson (qui était en fait bien plus que cela car c’était bien en lui que résidait l’âme du groupe). D’ailleurs, Vinny, tu as joué cette année avec lui dans une petite salle parisienne et il apparaît même sur ce disque pour tenir une mandoline ( ?). Votre art, à l’instar du sien, est de plus en plus dépouillé, diaphane, squelettique, mais toujours aussi beau comme un chat qui dort. Et d’une finesse admirable. Hindsight nous rassure donc sur la puissance émotionnelle toujours intacte d’Anathema mais ne nous en apprend pas davantage quant à la teneur du prochain véritable opus du groupe. Il se dit que Steven Wilson pourrait le produire. Si c’est le cas, on peut en espérer le meilleur… Pour terminer, un conseil les mecs, vous seriez bien avisés de la fermer un petit peu et de vous contentez de faire de la musique. 3.5/5 (2008)
KröniK | Blackfield - NYC Live In New York City (2007)
En 2007, Blackfield, fruit du duo composé de Steven Wilson et du chanteur israëlien Aviv Geffen délivre son deuxième opus. Peu après le groupe concocte une petite tournée qui s'arrête à New York le 16 mars. Ce concert, tout d'abord gravé pour un DVD publié quelques temps après, a aujourd'hui droit à son pendant audio. Gainé dans un beau digibook réunissant aussi la version visuelle, NYC Live In New York City est un témoignage fidèle de ce qu'est Blackfield, théâtre d'une pop légèrement progressive où la mélancolie chère à Wilson fait souvent plus qu'affleurer ("Epidemic", "Someday"). Un peu plus d'une heure, seul vrai bémol d'une performance de haute volée, où le bon goût et la grâce s'additionnent, les deux compères accompagnés de musiciens dont la discrétion ne les empêche pas d'être solides, revisitent la quasi intégralité de leur (maigre) répertoire, piochant parmi les perles, diaphanes le plus souvent ("Blackfield", "The Hole In Me", "Pain", "Glow"), plus musclées parfois ("Once", "Miss U") de deux albums remarquables. Seuls "Scars", "Lullaby", "Summer" et "This Killer" n'ont pas droit de cité. Tout est parfait, de la prise de son, chaleureuse, à l'interprétation, merveille d'équilibre et de justesse. Beaucoup de sobriété et de pureté dans cette musique qui a la simplicité d'une mélodie qui s'accroche à la mémoire. Ce live se veut aussi une confirmation, celle que Blackfield reste, malgré un recentrage ajusté avec la seconde offrande, la chose de Steven Wilson, lequel tient d'une main ferme le gouvernail, imprimant sa signature sur chaque parcelle, sur chaque note. Sans être un faire-valoir, on est bien obligé d'admettre que l'Israëlien est presque cantonné au rôle de figurant, quand bien même il tient lui aussi le micro. Rien à jeter sinon, tous les titres ayant droit à une relecture fidèle. Si le groupe devait s'arrêter là, ce qui serait fort dommage, il ne saurait cependant trouver plus beau testament que cet instantané automnal. Encore une bonne pioche parmi la pléthore de sorties estampillées Steven Wilson même si son contenu est déjà connu des fans qui pardonneront aisément l'absence de bonus ou d'inédit. 3.5/5 (2009)
KröniK | No-Man - Wherever There Is Light (2009)
Annonciateur du (premier) DVD live délivré par le duo formé, est-il besoin de le rappeler, du chanteur Tim Bowness et de Steven Wilson, que l'on ne présente plus, Wherever There Is Light joue de fait le rôle de trait d'union entre Schoolyard Ghosts et ce Mixtaped espéré depuis très longtemps pas ses fans. Ainsi, ce simple EP s'articule autour de trois chansons gravées entre 2007 et 2009, dont le titre éponyme déjà présent au menu de son prédécesseur et de deux pistes live capturées au Buch Hall de Londres le 8 août 2008. Passons sur "Wherever There Is Light" et attardons nous plutôt sur les deux inédits proposés. "Death Was California" est une respiration éthérée tavelée de ces lueurs mélancoliques chères à No-Man, dépouillée mais touchante et voilée par les lignes vocales empreintes de fragilité de Bowness. Plus dynamique, "Counting" est rehaussé de claviers hypnotiques et s'inscrit parfaitement dans la continuité des morceaux composant Schoolyard Ghosts. Et comme toujours, Wilson reste en retrait, s'efface au profit d'un ensemble. Sa présence n'en demeure pas moins essentielle et on reconnait aisément sa signature dans ce riff grondant qui surgit au beau milieu du canevas. Un petit bijou d'écriture. Quant aux merveilleux "Carolina Skeletons" (extrait de Returning Jesus) et "All The Blues Changes" (Together We're A Stranger), ils forment une invitation séduisante au DVD à venir. L'interprétation y est pleine de justesse et d'une pureté admirable. Si certaines publications estampillée SW peuvent paraître sinon anecdotiques au moins limitées aux fans les plus fidèles au musicien, il n'en est rien de cette vingtaine de minutes. Aussi rare que précieux, No-Man a toujours été un projet à part et exigent. Il n'a jamais été question de sortir des disques pour le simple fait de sortir des disques. Sa discographie en témoigne et Wherever There Is Light est à son image : juste, racé et émotionnel jusque dans sa chair. Et si ce groupe n'était-il pas finalement ce que Steven Wilson a réussi de mieux ? Il peut être légitime de le penser... 3.5/5 (2009)
Steven Wilson | NSRGNTS RMXS (2009)
Malgré tout le respect que l'on peut avoir pour Steven Wilson et son travail, il est tout de même permis de s'interroger sur l'utilité de multiplier comme il le fait actuellement les publications.
Inscription à :
Articles (Atom)





