Co-production franco-italienne, Les 3 centurions ne compte pas parmi les titans du péplum de la péninsule. En 1964, le genre est déjà en déclin et ne tardera plus à être concurrencé par le western dans les salles de quartier.
AU PIF
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Alvaro Mancori | Hercule l'invincible (1964)
En 1964, le péplum italien vit ses derniers feux, bientôt détrôné par le western dans les salles obscures. Résultat, les budgets se tarissent et les metteurs en scène les plus réputés (Freda, Ferroni...) finissent par déserter le genre, remplacés par des artisans plus modestes. Hercule l'invincible s'inscrit dans ce contexte de fin de règne. Peu de moyens à l'écran, comme le démontre le recours à des stock-shots et des décors peu impressionnants. Pourtant, emballée par Alvaro Mancori, ancien directeur de la photo dont il s'agit de la seule expérience comme réalisateur, cette nouvelle aventure d'Hercule (rebaptisé Ursus en français !) se situe plutôt dans la bonne moyenne grâce à des effets spéciaux réussis (la rivière de lave) et des matte paintings dont on dit qu'il pourrait être l'oeuvre de Mario Bava, qualité qui rachète la pauvreté d'un scénario qui sillonne un chemin bien lessivé. L'action constante permet de ne jamais s'ennuyer tandis que pointe un zeste de burlesque. Et il est amusant de retrouver Dan Vadis, futur membre de la troupe de Clint Eastwood (dans Bronco Billy notamment), dans la peau d'un colosse de foire. (vu le 05.01.2019)
Robert Rossen | Alexandre le Grand (1956)
Alors qu'il compte parmi les figures historiques les plus fascinantes, le film sur Alexandre le Grand reste à faire. Bien que meilleur que la version signée Oliver Stone, le métrage de Robert Rossen est loin d'emporter totalement l'adhésion. La faute en revient moins au réalisateur, toutefois plus à l'aise dans le film noir (Sang et or, L'arnaqueur) qu'aux producteurs qui l'ont charcuté et amputé de nombreuses séquences de batailles. Il en résulte un spectacle châtré qui sabre une bonne partie de cette épopée maladroitement résumée en à peine plus de deux heures ! De fait, il convient de voir Alexandre le Grand non pas comme le péplum grandiose qu'il aurait pu être mais comme une réflexion sur le pouvoir et la conquête politique, qui occupe toute la première partie - et donc la plus réussie - du film. Le choix et le jeu des comédiens y font merveille.
Encadrés par une solide distribution anglaise (Peter Cushing, Stanley Baker, Harry Andrews...), Richard Burton, Fredric March et Danielle Darrieux forment un trio quasi diabolique, le premier, magnétique dans la peau du conquérant, le second, toute en brutalité en Philippe de Macédoine, la dernière, perfide et manipulatrice. (Vu le 13/05/2018 / Source : DVD)
______________________________________________________________________________________Encadrés par une solide distribution anglaise (Peter Cushing, Stanley Baker, Harry Andrews...), Richard Burton, Fredric March et Danielle Darrieux forment un trio quasi diabolique, le premier, magnétique dans la peau du conquérant, le second, toute en brutalité en Philippe de Macédoine, la dernière, perfide et manipulatrice. (Vu le 13/05/2018 / Source : DVD)
Tinto Brass | Caligula (1979)
Cela doit être étrange pour un comédien de signer pour un péplum érotique et de se retrouver finalement au générique d'un porno ! Pourtant, on peut affirmer que, privé de ses séquences et autres inserts hard filmés lors d'un tournage parallèle, Caligula n'aurait pas la force qu'il possède en définitive. Ceux-ci participent de la folie d'un film aussi démentiel que son sujet. Si les prises de vue se sont déroulées entre 1976 et 1977, l'oeuvre n'est sortie qu'en 1979 ou 1980 voire même en 1984 selon les pays et dans des versions différentes, oscillant de 100 à 160 minutes, conclusion d'un tournage chaotique qui a échappé à Tinto Brass pour coller aux fantasmes de son producteur Bob Guccione.
Caligula est le fruit de la rencontre improbable entre des acteurs shakespeariens et des penthouse girls, entre le décorateur de Fellini, le monteur de Pasolini et deux maîtres de l'érotisme (voire plus). Le résultat ne peut être qu'un grand film malade d'une démesure baroque et théâtrale, historiquement plutôt juste et où Malcolm McDowell compose un despote hallucinant. | IMDb
Caligula est le fruit de la rencontre improbable entre des acteurs shakespeariens et des penthouse girls, entre le décorateur de Fellini, le monteur de Pasolini et deux maîtres de l'érotisme (voire plus). Le résultat ne peut être qu'un grand film malade d'une démesure baroque et théâtrale, historiquement plutôt juste et où Malcolm McDowell compose un despote hallucinant. | IMDb
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