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Fred Williamson | Les 4 justiciers (1982)


Bien avant Expendables, Fred Williamson a l'idée de réunir une belle brochette de gros bras, occasion alors de réunir sur une même affiche quatre vedettes emblématiques d'une blacksploitation plus que moribonde, soit Jim Brown, Richard Roundtree, Jim Kelly et bien sûr Williamson.
Fendard sur le papier, le film l'est beaucoup moins sur pellicule, prouvant que ce dernier, qui occupe à la fois les fonctions de producteur, scénariste, réalisateur et acteur, écrit avec des moufles et filme avec les pieds. De fait, hormis la présence des quatre Big Jim, qui est loin de faire les étincelles promises et qu'accompagne Joe Spinell (Maniac), il n'y a pas grand chose à sauver de ce nanar fait de plans qui s'éternisent inutilement et où même les scènes de baston déçoivent : un comble ! 



Tom Gries | Les 100 fusils (1969)


En quelques mots : Après le remarquable Will Penny le solitaire (1968), Tom Gries signe ces 100 fusils inférieur car moins personnel, révélateur en cela de la mutation que connait alors le western américain sous influence des bandes italiennes. Si l'ensemble parait totalement invraisemblable, son côté sexy, incarné par les beautés plus (celle de la solaire Soledad Miranda dont on peut admirer la croupe aguichante) ou moins (celle de Raquel Welsh et sa chemise mouillée) dénudées de ces comédiennes. Bien sûr le film est resté célèbre pour être la première grosse production à montrer une scène d'amour entre un noir et une blanche, dans une séquence certes réussie quoique totalement gratuite et finalement assez sage, mais ses très bonnes scènes d'action, emballées avec une incontestable maîtrise par Gries, la partition du grand Jerry Goldsmith et sa riche distribution emmenée, outre les actrices déjà citées, par les virils Jim Brown, Burt Reynolds, Fernando Lamas et même Eric Braeden (Les feux de l'amour !), lequel retrouvera le réalisateur en 1973 ou Lady Ice, rachète la scénario conventionnel de Clair Huffaker, qu'on a connu plus inspiré (Rio Conchos)...