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Clive Donner | Alfred le grand, vainqueur des Vikings (1969)


Alfred le Grand, vainqueur des Vikings fait partie de ces productions historiques de la seconde moitié des années 60 où le réalisme, cependant non dénué d'un certain lyrisme, l'emporte sur le romantisme encore souvent de mise. Ainsi quoique romancée, la vie de ce roi saxon est illustrée avec la louable volonté de refuser les conventions. Les personnages échappent à tout manichéisme. Face à un Alfred orgueilleux, il est permis de trouver sympathique la figure du viking incarné par Michael York cependant que la reine Aelhswith en s'offrant à ce dernier, est loin des héroïnes sans reproches. Clive Donner, dont il s'agit peut-être du dernier film important, réussit une oeuvre à la fois froide et épique, jonchée de scènes de batailles brutales et de moments émotionnellement très forts, comme cette séquence où, après avoir appris la mort de son frère, Alfred viole sa jeune épouse. (Vu le 03/07/2018)


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David Hemmings | A la recherche du Yankee Zephyr (1981)


L'activité en tant que réalisateur de David Hemmings est un peu à l'image de sa carrière de comédien : curieuse et inégale et finalement décevante. Pour le grand écran, l'interprète de Blow Up met en scène trois films. A la recherche du Yankee Zephyr, également connu sous le titre Les bourlingueurs, est le dernier d'entre eux. Si, tourné la même année, Le survivant d'un monde parallèle était une oeuvre fantastique plutôt réussie, il n'en va pas de même de ce film d'aventures fatigué qui exploite le filon des chasseurs de trésor.
Comparé aux Aventuriers de l'arche perdue, il est pale figure, hésitant entre la parodie et le premier degré. Sa surprenante distribution qu'animent un George Peppard à contre-emploi et un Donald Pleasence qui bouffe l'écran, ne suffit pas à sauver ce morne spectacle de l'ennui déjà démodé à sa sortie. (Vu le 07/04/2018)
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John Mackenzie | Mort d'un prof (1971)


Metteur en scène rarement cité, John Mackenzie a pourtant signé à ses débuts quelques pellicules fort bien troussées. On pense bien entendu à Racket (1980) mais neuf ans auparavant, il a également mis en boite Mort d'un prof d'une très bonne facture. Violent et âpre et bien qu'un peu exagéré, le film possède plusieurs lectures. C'est la fois une oeuvre de terreur où un jeune enseignant suppléant doit affronter une classe de garçon pervers et méchants. Il peut aussi être vu comme une peinture très noire de l'institution scolaire britannique d'alors. En outre, mieux que d'autres plus réputés, il illustre les difficultés des professeurs face à leurs élèves d'une insolence inouïe. Ce faisant, il brosse le portait d'une adolescence où règne la brutalité et le vice. Notons enfin, la remarquable performance de David Hemmings et le jeu très authentique (très anglais donc) de l'ensemble de la distribution. | IMDb















Enzo G. Castellari | Action immédiate (1977)


En quelques mots : Un an après "The Big Racket", quintessence du polar urbain hard boiled à l'italienne, Fabio Testi retrouve Enzo G. Castellari à l'occasion de ce "La Via della Droga", pour un résultat beaucoup moins fort, la faute à un scénario franchement décousu qui semble avoir été torché en quelques heures. Bien qu'en mode mineur, le tandem signe pourtant une péloche ultra efficace dont on oublie vite les faiblesses, grâce à des scènes d'action qui donnent la trique des grands jours. En voiture, en moto ou en avion, ça n'arrête pas. Flanqué d'un David Hemmings venu cachtonner dans la péninsule, Testi sauve de toute façon à lui seul ce film, fort de son charisme décontracté, toujours à l'aise avec un flingue à la main mais capable de tout jouer. Soutenu par la musique efficace de Goblin, Castellari démontre par contre que les poursuites et les bastons lui conviennent davantage que les dialogues et la psychologie.