AU PIF

Affichage des articles dont le libellé est Edgar G. Ulmer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Edgar G. Ulmer. Afficher tous les articles

Edgar G. Ulmer | Le pirate de Capri (1949)


En quelques mots : On a beau vénérer l'éditeur Artus Films, reconnaissons que sa collection "Les grands classiques hollywoodiens" porte franchement mal son nom car mensonger. En effet, point de "classiques" à l'horizon mais des séries B souvent fauchées quoique toujours dignes d'intérêt. De fait, n'attendez pas de ce Pirate de Capri un film d'aventures à la hauteur de L'aigles de mers (Michael Curtiz - 1940), de Pavillon noir (Frank Borzage - 1945) ou même du Corsaire rouge (Robert Siodmak - 1952) mais plutôt une petite production plus proche au final de Zorro que des traditionnelles histoires de corsaires. Co-produite par les Etats-Unis et l'Italie, l'oeuvre possède une esthétique plus européenne qu'américaine. Son casting est un peu terne mais Ulmer profite de moyens relativement conséquents pour trousser un film enlevé que sauvent quelques beaux décors et certains plans bien éclairés. Une rareté plus qu'un classique, présentée dans une copie à peine passable et sans vrais bonus.

Edgar G. Ulmer | L'île des péchés oubliés (1943)


En quelques mots : Réalisateur inégal capable du meilleur (Le chat, Le démon de la chair, Le bandit) comme du moins mémorable (L'incroyable homme invisible) mais bénéficiant d'une aura culte, Edgar G. Ulmer signe avec L'île aux péchés oubliés un modeste film d'aventures dans un décor de mers du sud dont la pauvreté lui confère pourtant un climat un peu trouble qui n'est pas pour déplaire au metteur en scène qu'on a quand m^mee connu plus concerné sinon inspiré (Détour). Cette série B produite par la firme ultra fauchée PRC, paresseuse mais heureusement riche en bagarres et agrémentée de séquences aquatiques astucieuses, n'échappe à l'oubli que par la présence au générique de son réalisateur justement et de John Carradine en canaille délicieusement goguenarde. La copie est de mauvaise qualité mais outre le fait que cela lui donne un grain un peu obscur qui lui sied finalement bien, cela ne doit pas nous empêcher de remercier (encore une fois !) Artus d'avoir déterré ce film très rare même dans des conditions perfectibles...


Edgar G. Ulmer | La fille du Dr. Jekyll (1957)


En quelques motsLa fille du Dr. Jekyll est l'archétype même du film fantastique fauché comme les Américains en usinaient à la pelle dans les année 40 et 50. Noir et blanc, comédiens inodores, effets spéciaux anémiques définissent bien souvent des productions bavardes et statiques. Sorti en 1957, le film souffre de la comparaison avec ce que la Hammer, par exemple, commence à faire à la même époque, dépoussiérant les vieux mythes en couleurs et avec une puissance dramatique et visuelle inédite. Rien de tel dans cette modeste pellicule vierge de tension plombée par un scénario de Jack Pollexfen cousu de fil banc et qui confond Jekyll, le loup-garou et Dracula ! Heureusement, Edgar G. Ulmer, metteur en scène aussi culte que maudit ( ceci expliquant sans doute cela), qui a tourné trois ans plus tôt Le bandit, une de ses plus grandes réussites, parvient à rendre ce récit agréable pour l'amateur de fantastique. Habitué au budget rachitique, il sait toujours tirer parti de quelques décors, d'un caveau léché par la brume, pour distiller un climat étrange. Gageons que sans lui, La fille du Dr. Jekyll aurait été oublié depuis longtemps...