S'il a oeuvré au cinéma, avec une réussite mineure (A la limite du cauchemar), exception faite de La revanche du Sicilien avec Henry Silva, William Asher a surtout besogné pour la télévision.
AU PIF
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Anthony Mann | Du sang dans le désert (1957)
Assez rare dans le western, Henry Fonda n'en a pas moins associé son nom à quelques classiques du genre. Citons notamment La poursuite infernale (1946) et Le massacre de fort Apache (1948) de John Ford ou bien entendu Il était une fois dans l'Ouest (1969) de Sergio Leone.
Julien Duvivier | L'homme à l'imperméable (1957)
Quand il est sorti, L'homme à l'imperméable, adaptation par René Barjavel d'un roman de James Hadley Chase, a été sévèrement critiqué par la clique des Cahiers du cinéma. A tort.
Cy Endfield | Train d'enfer (1957)
Sous ses dehors de film noir où des camionneurs s'affrontent dans une compétition effrénée et meurtrière, Train d'enfer témoigne de la mutation, à l'instar des Criminels (Joseph Losey - 1960) ou de Amant et fils (Jack Cardiff - 1960), que connait alors le cinéma britannique qui, tout en respectant certaines conventions se nourrit de plus en plus d'un naturalisme social, annonçant la nouvelle vague anglaise des Karel Reisz et autre Tony Richardson. Ancré dans une Angleterre boueuse et sinistre, le film illustre la condition difficile de ces chauffeurs chargés de transporter du ballast selon un incessant et quotidien va-et-vient parfois au péril de leur vie. Aliénés, ils forment néanmoins une communauté qu'un élément étranger va venir perturber. Interprété par Stanley Baker avec ce mélange de virilité rugueuse et de sensibilité qui lui est propre, on ne sait pas grand chose de ce dernier si ce n'est qu'il sort de prison.
Si la première partie du récit nous le montre en train de dompter une de ces mécaniques infernales et de pénétrer cet univers clos et masculin où les femmes sont réduites à une discrète fille de salle et une beauté qui cherche à s'élever de sa condition en séduisant les hommes, très vite Hell Drivers s'articule autour de sa rivalité paroxysmique avec Red, le chef de la bande. Si on peut regretter une critique sociale encore timide et certains personnages et situation caricaturaux, le résultat s'avère brutal et puissant, conduit par Cy Enfield (Zoulou) avec toute la sèche efficacité nécessaire. Il convient enfin de souligner une brillante distribution que peuplent nombre de jeunes comédiens promis à devenir célèbre, de Patrick MacGoohan à Sean Connery en passant par David MacCallum, aux côté d'Herbert Lom et de Peggy Cummins, blonde épicée et sexuelle, immortalisée par Le démon des armes (Joseph H. Lewis - 1950). (Vu le 19/03/2018 / Source : DVD)
Si la première partie du récit nous le montre en train de dompter une de ces mécaniques infernales et de pénétrer cet univers clos et masculin où les femmes sont réduites à une discrète fille de salle et une beauté qui cherche à s'élever de sa condition en séduisant les hommes, très vite Hell Drivers s'articule autour de sa rivalité paroxysmique avec Red, le chef de la bande. Si on peut regretter une critique sociale encore timide et certains personnages et situation caricaturaux, le résultat s'avère brutal et puissant, conduit par Cy Enfield (Zoulou) avec toute la sèche efficacité nécessaire. Il convient enfin de souligner une brillante distribution que peuplent nombre de jeunes comédiens promis à devenir célèbre, de Patrick MacGoohan à Sean Connery en passant par David MacCallum, aux côté d'Herbert Lom et de Peggy Cummins, blonde épicée et sexuelle, immortalisée par Le démon des armes (Joseph H. Lewis - 1950). (Vu le 19/03/2018 / Source : DVD)
Russell Rouse | La cage aux hommes (1957)
Série B peu connue, La cage aux hommes souffre d'un rythme mollasson mais bénéficie de la (double) présence d'un Jack Palance au jeu encore plein de finesse à cette époque. Ce ne sera plus le cas encore bien longtemps. Un scénario plutôt ingénieux sauve également cette modeste bande de l'ennui. Et puis, il y a les formes "années 50" de Barbara Lang... Mais on a connu Russell Rouse plus inspiré avec son magnifique western avec Glen Ford et Jeanne Crain, La première balle tue (1956).
Douglas Sirk | Les ailes de l'espérance (1957)
Si Douglas a réalisé de grands et flamboyants mélodrames (Ecrit sur du vent, la ronde de l'aube, Le temps d'aimer, le temps de mourir), force est de reconnaître que Les ailes de l'espérance n'en fait pas partie. Situé pendant la guerre de Corée, c'est un drame larmoyant qui prouve encore une fois que les bons sentiments ne font pas les bons films. La photo de Russell Mety est belle comme toujours mais ce qui se passe à l'écran est plat malgré un beau sujet fourni par le colonel Hess lui-même. Il faut dire que Sirk est cette fois-ci handicapé par un Rock Hudson bien incapable d'exprimer tous les regrets et le désarroi de son personnage. Restent le plaisir de voir Dan Duryea dans un rôle sympathique (ce qui est rare) et la beauté furtive de Martha Hyer...
John Ford | L'aigle vole au soleil (1957)
Si l'on veut vraiment connaître John Wayne, L'aigle vole au soleil fait partie des films qu'il faut avoir vus, avec L'homme tranquille ou La prisonnière du désert, toujours mis en scène par John Ford. Il prouve dans ce biopic consacré à la vie de l'aviateur et plus tard scénariste Frank "Spig" Wead quel grand comédien il était, loin de la figure monolithique que ses détracteurs lui prêtaient. Il faut le voir vieilli, boitant dans la peau de cet homme brisé mais qui trouve la force de survivre, de se surpasser. C'est une formidable leçon de courage que nous propose le réalisateur qui trouve là un sujet selon son coeur dont on voit mal qui d'autre que lui, aurait pu le filmer.
S'il commence sur une note légère et humoristique, cette truculence cède ensuite à la place à la gravité sans que la camaraderie chère aussi bien à Ford qu'à son acteur fétiche, ne déserte une histoire où l'amitié est plus forte que l'amour, témoin la relation que Wead entretient avec sa femme, idéalement campée par Maureen O'Hara, incandescente et sauvage. Un beau flm (trop) méconnu. | IMDb
S'il commence sur une note légère et humoristique, cette truculence cède ensuite à la place à la gravité sans que la camaraderie chère aussi bien à Ford qu'à son acteur fétiche, ne déserte une histoire où l'amitié est plus forte que l'amour, témoin la relation que Wead entretient avec sa femme, idéalement campée par Maureen O'Hara, incandescente et sauvage. Un beau flm (trop) méconnu. | IMDb
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