AU PIF
Affichage des articles dont le libellé est Peter Cushing. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Peter Cushing. Afficher tous les articles
Terence Fisher | Le chien des Baskerville (1959)
Paru en 1902 et marquant alors la résurrection de Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville demeure une des aventures les plus célèbres du fameux détective imaginé par Sir Conan Doyle.
Freddie Francis | L'empreinte de Frankenstein (1964)
Troisième des sept films produits par la Hammer consacrés au personnage créé par Mary Shelley, L'empreinte de Frankenstein est l'un des deux à ne pas avoir été tournés par Terence Fisher mais par Freddie Francis, le second, Les horreurs de Frankenstein (1970) sera l'oeuvre du scénariste Jimmy Sangster. De là peut-être une réputation moins flatteuse que celle dont jouissent les métrages mis en scène par Fisher qui d'ailleurs devait le réaliser mais qu'un accident de voiture contraint à laisser sa place à Francis, directeur de la photographie réputé (Les chemins de la haute ville, Les innocents...) mais qui a alors déjà plusieurs bons films à son actif comme réalisateur (Paranoïaque et Meurtre par procuration). Inférieur à ses deux prédécesseurs, L'empreinte de Frankenstein n'en demeure pas moins intéressant en cela qu'il s'éloigne de ces derniers par un traitement plus proche des productions Universal des années 30.
Fragmentée, il suit une construction moins linéaire cependant que le personnage du baron parait plus positive, chercheur révolutionnaire plus seulement en butte contre les superstitions et ses anciens collègues mais devant affronter une bourgeoisie corrompue qui l'a spolié (cf. la figure du bourgmestre). L'introduction de Zoltan, l'hypnotiseur, est une bonne idée, comme celle de réduire le personnage féminin à une souillon sourde et muette, loin des habituelles sensuels Hammer Girls. Bien sûr, le visage émacié, le regard glacial, Peter Cushing est impeccable sans un rôle qu'il connait bien. Dommage que les maquillages soient grossiers et que le scénario n'évite pas les invraisemblances... (Vu le 22/09/2018)
Fragmentée, il suit une construction moins linéaire cependant que le personnage du baron parait plus positive, chercheur révolutionnaire plus seulement en butte contre les superstitions et ses anciens collègues mais devant affronter une bourgeoisie corrompue qui l'a spolié (cf. la figure du bourgmestre). L'introduction de Zoltan, l'hypnotiseur, est une bonne idée, comme celle de réduire le personnage féminin à une souillon sourde et muette, loin des habituelles sensuels Hammer Girls. Bien sûr, le visage émacié, le regard glacial, Peter Cushing est impeccable sans un rôle qu'il connait bien. Dommage que les maquillages soient grossiers et que le scénario n'évite pas les invraisemblances... (Vu le 22/09/2018)
Robert Rossen | Alexandre le Grand (1956)
Alors qu'il compte parmi les figures historiques les plus fascinantes, le film sur Alexandre le Grand reste à faire. Bien que meilleur que la version signée Oliver Stone, le métrage de Robert Rossen est loin d'emporter totalement l'adhésion. La faute en revient moins au réalisateur, toutefois plus à l'aise dans le film noir (Sang et or, L'arnaqueur) qu'aux producteurs qui l'ont charcuté et amputé de nombreuses séquences de batailles. Il en résulte un spectacle châtré qui sabre une bonne partie de cette épopée maladroitement résumée en à peine plus de deux heures ! De fait, il convient de voir Alexandre le Grand non pas comme le péplum grandiose qu'il aurait pu être mais comme une réflexion sur le pouvoir et la conquête politique, qui occupe toute la première partie - et donc la plus réussie - du film. Le choix et le jeu des comédiens y font merveille.
Encadrés par une solide distribution anglaise (Peter Cushing, Stanley Baker, Harry Andrews...), Richard Burton, Fredric March et Danielle Darrieux forment un trio quasi diabolique, le premier, magnétique dans la peau du conquérant, le second, toute en brutalité en Philippe de Macédoine, la dernière, perfide et manipulatrice. (Vu le 13/05/2018 / Source : DVD)
______________________________________________________________________________________Encadrés par une solide distribution anglaise (Peter Cushing, Stanley Baker, Harry Andrews...), Richard Burton, Fredric March et Danielle Darrieux forment un trio quasi diabolique, le premier, magnétique dans la peau du conquérant, le second, toute en brutalité en Philippe de Macédoine, la dernière, perfide et manipulatrice. (Vu le 13/05/2018 / Source : DVD)
Robert Day | La déesse de feu (1965)
Le 17 mars 2017 décédait dans une indifférence générale Robert Day, à l'âge vénérable de 94 ans, il est vrai. S'il a beaucoup oeuvré pour la télé, l'Anglais a quand même signé pour le grand écran quelques pellicules notables, quelques Tarzan et surtout Corridors Of Blood ainsi que cette Déesse de feu. Adapté de H. Ridder Haggard, cette production reste célèbre pour Ursula Andress, au sommet de sa beauté, accompagnée de l'indéboulonnable duo Peter Cushing / Christopher Lee.
Mais, beau livre d'images, reconnaissons que She n'est pas ce que la Hammer a produit de mieux, plus à l'aise avec l'horreur gothique qu'avec l'aventure archéologique. Son rythme languissant et sa réalisation mollassonne, ce qui va de paire, l'empêchent d'être tout à fait à la hauteur de sa vitrine prometteuse.
Mais, beau livre d'images, reconnaissons que She n'est pas ce que la Hammer a produit de mieux, plus à l'aise avec l'horreur gothique qu'avec l'aventure archéologique. Son rythme languissant et sa réalisation mollassonne, ce qui va de paire, l'empêchent d'être tout à fait à la hauteur de sa vitrine prometteuse.
Chez l'UFSF
William Dieterle | Feu magique (1955)
Artisan d'une filmographie dont l'éclectisme l'a peut-être empêché d'être considéré comme un auteur, William Dieterle signe en 1955 cette biographie de Wagner.
De Juarez à La vie de William Pasteur, de La vie d'Emile Zola à Une dépêche Reuter, l'exercice lui est familier. Bénéficiant de la flamboyante photographie de Ernest Haller et de la musique du grand Erich Wolfgang Korngold dont ce film marque le retour à Hollywood après son échec européen qui l'a vu redevenir compositeur de symphonie dans une indifférence polie, Feu magique est un tour de force car il réussit en 90 minutes (pour la version connue en France du moins), à synthétiser au pas de charge la vie du génie allemand, même si les aspects les plus controversés de sa personnalité, dont son antisémitisme, ont été gommés au profit de sa seule passion pour les femmes. Peu connu, Alan Badel compose un Wagner plutôt convaincant, davantage en tout cas que Yvonne de Carlo qu'on imagine mal en Minna quand bien même sa beauté magnétique reste intacte. Notons aussi la présence de Peter Cushing, deux ans avant qu'il ne bascule dans l'horreur avec le succès que l'on sait.Roy Ward Baker | Les 7 vampires d'or (1974)
Pour regarder "Les 7 vampires d'or" ?
Parce que Roy Ward Baker reste, avec Terence Fisher, le grand réalisateur de la Hammer, même si on l'a connu plus inspiré, de The Vampire Lovers à Asylum, des Monstres de l'Espace au Cavalier noir.
Parce que le film se veut une tentative, cependant à moitié ratée, de faire de l'horreur gothique à la sauce soja, suivant la volonté de Michael Carreras de surfer sur la vague kung-fu alors en pleine explosion commercial.Parce que Peter Cushing semble pourtant y croire, c'est ce qu'on appelle le talent.
Parce que les maquillages ne font pas peur du tout.
Parce que James Bernard sait toujours souligner avec brio la tension et l'effroi, accouchant d'une partition presque trop réussie pour un film improbable.
Parce qu'il s'agit du dernier Dracula produit par la Hammer après les deux Alan Gibson, Dracula 73 et Dracula vit toujours à Londres.
Chez l'UFSF
Terence Fisher | Le retour de Frankenstein (1969)
En quelques mots : Si dans les précédents films mis en scène par Terence Fisher, le baron Frankenstein était avant tout un savant victime de l'obscurantisme, cette avant-dernière exploration du mythe de Mary Shelley par le pilier de la Hammer, pousse le personnage dans les bras du mal absolu, "héros" dont il ne reste plus aucune trace d'humanité, guidé par un but obsessionnel et allant même jusqu'à violer son hôte, incarnée par Veronica Carlson, désirable dans sa nuisette transparente. Le monstre n'est plus la créature - si tant est qu'elle ne l'ait jamais été - mais le docteur lui même. Il en résulte une oeuvre extrêmement brutale, peut-être la plus cruelle de son auteur dont l'horreur s'appuie autant sur la présence glaçante d'un Peter Cushing au mieux de sa forme que sur la partition agressive de James Bernard. Soulignons enfin la beauté des décors de Bernard Robinson dont on ne dira jamais assez l'importance dans la réussite des grands films de la célèbre firme britannique.
Chez l'UFSF
Inscription à :
Articles (Atom)




























































