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Soon | Infernal Coil - Within A World Forgotten




Soon | Wayfarer - World's Blood


"World's Blood", le nouvel opus de Wayfarer (Black atmosphérique), verra la nuit le 25 mai 2018 chez Profound Lore Records.





Soon | Portal - ION


"ION", le nouvel opus de Portal (abyssal death metal), verra la nuit le 26 janvier chez Profoun Lore Records.





Soon | Sannhet - So Numb


Date | 25/08/2017
Label | Profound Lore Records
Genre | Instrumental Ambient

 

Soon | Worm Ouroboros - What Graceless Dawn


Date | 02/12/2016
Label | Profound Lore Recordsd
Genre | Atmospheric Doom


KröniK | Xasthur / Leviathan - Split (2004)


Si les Etats-Unis ont pendant longtemps été considérés comme le parent pauvre de la scène black metal, faute de groupes de qualité, la donne a considérablement évolué depuis ces dernières années, qui ont vu l’émergence de formations n’ayant plus rien à envier aux cadors de la scène européenne. Mieux, c’est du côté de ces dernières qu’il faut désormais se tourner si l’on souhaite trouver du nouveau au sein de ce mouvement aujourd’hui gangrené par le conformisme et la médiocrité. Avec Velvet Cacoon, Xasthur et Leviathan constituent les deux entités les plus intéressantes de cette vague américaine. Tous les deux se retrouvent aujourd’hui le temps d’un split CD déjà appelé à faire date. Si les deux groupes possèdent nombres de points communs (il s’agit de deux one man band oeuvrant dans un black misanthropique lancinant et suicidaire), leurs musiques se distinguent néanmoins l’une de l’autre, celle de Wrest (Leviathan) se voulant peut-être plus expérimentale et vertigineuse, parfois aux confins de l’ambiant et donc encore plus difficile d’accès. Ces dix titres (sept pour Xasthur et trois pour Leviathan) vous plongent, 65 minutes durant, dans un gouffre sans fin, qu’aucune source de lumière ne vient jamais éclairer. Ces longues complaintes vous écorchent l’âme, vous scarifient à grands coups de vocaux hurlés, noyés sous une production (volontairement) cradingue sentant bon les caveaux obscurs, de rythmes allant à deux à l’heure (pas de blast ici, et c’est tant mieux) et de riffs noirs, répétitifs et hypnotiques. Allant jusqu’au bout du concept, Malefic et Wrest se retrouvent sur un titre (« Instrumental ») et se fendent tous deux d’une reprise : « Palace Of Frost » de Katatonia pour Xasthur, dont il fait revivre l’atmosphère glaciale, et « Where The Winter Beals Incessant » de Judas Iscariot pour Leviathan.  En offrant quelques uns de leurs meilleurs morceaux, nos deux sbires font de ce split une œuvre incontournable pour qui veut retrouver la véritable âme du black metal, que beaucoup ont aujourd’hui perdu. (2006)


                                   

Soon | Pallbearer - Fear & Fury


Date | 10/2016
Label | Profound Lore Records
Genre | Doom Metal


Soon | Wife - Standard Nature


Date : 23/09/2016
Label : Profound Lore Records
Genre : Ambient / Electronics


                                     

A.M.S.G. | Anti-Cosmic Tyranny (2013)



















Tenant - à raison - Profound Lore Records comme l'une des meilleures officines actuelles en matière de metal extrême, Sludge Doom et Black et Death en tête, on a tendance à se procurer les yeux fermés chacune de ses nouvelles sorties, promesse assurée d'une certaine exigence couplée à une personnalité bien réelle.

Abyssal | Novit enim Dominus qui sunt eius (2013)



















Abyssal s'inscrit dans une double tendance tant formelle que conceptuelle. Formelle dans cette façon de gommer les individualités, les identités, la moindre empreinte est effacée. Anonymes - leurs noms ne sont pas livrés - et n'usant même pas d'initiales comme d'autres, les musiciens s'affichent qui plus est encapuchonnés, ce qu'ils ne sont du reste pas les premiers à faire. Sur eux, on ne sait à peu près rien, si ce n'est qu'ils sont Britanniques.

KröniK | Worm Ouroboros - S/T (2009)


Rédiger des chroniques n’est pas toujours aussi facile que cela en a l’air. On pourrait penser que lorsque le sujet est bon, les mots défilent avec aisance. Ce n’est pas toujours le cas. Prenez par exemple le galop d’essai éponyme de Worm Ouroboros. D’une beauté tragique et absolument magnifique de tout son long, sa chronique devrait s’écrire sans la moindre difficulté. Pourtant justement, les mots manquent ou paraissent sans saveur pour décrire une telle œuvre qui convoque le fantôme du Anathema période Eternity (la meilleure ?) et se pose quasiment comme le successeur du définitif Even As All Before Us, unique opus du défunt The Gault. Le fait que l’on retrouve à la barre de ce nouveau projet la toujours excellente Lorraine Rath (Amber Asylum et The Gault forcément) n’est pas étranger à cette proximité et cette réussite. Notons d’ailleurs, qu’elle est ici entourée de deux autres musiciens, tous deux issus du groupe de doom death World Eater, la guitariste Jessica Way et le batteur Justin Green. Il y a tellement de choses à dire sur cet album que l’on ne sait par où commencer. La prise de son ? Austère (dans le bon sens du terme) et sobre mais qui épouse admirablement les trais épurés d’une musique qui joue plus sur les temps morts, les silences, les pauses. Quand la puissance jaillit soudain ("A Birth A Death"), celle-ci n’en prend que plus d’ampleur. La composition ? Pilotés par le chant cotonneux comme un rideau de brouillard et par la basse de Lorraine Rath, les titres, qui déploient leurs ramifications sur des durées parfois très longues, progressent vers un point de non-retour inexorable. De fait, Worm Ouroboros prend (forcément) la forme d’un cercle à l’image du passage de la vie à la mort et de la mort à la vie. Précédé par le court et séminal "Throught Glass", il débute par "A Birth A Death" et s’achève par le décharné "A Death A Birth" tout en arpèges douloureux. Entre les deux, six échappées qui drainent une tension rentrée, toujours contenue, dont on a l’impression qu’elle va par moment exploser sans jamais néanmoins y parvenir. Le groupe joue constamment sur une absence (faussement) apparente de puissance. Celle-ci est en réalité larvée et court le long d’une colonne vertébrale squelettique ("Riverbed"). Corollaire de ce caractère presque insaisissable, l’album pourra paraître de prime abord sans vie, l’encéphalogramme totalement plat. Mais c’est justement de cette plaine que jaillissent des geysers de beauté et une puissance dramatique qui donne des frissons. Immense et précieuse, Worm Ouroboros est une œuvre qui ne rencontrera probablement pas la reconnaissance qu'elle mérite. 4/5 (2009)