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Peter Cattaneo | The Full Monty (1997)


Succès surprise de l'année 1997, The Full Monty n'a pas volé son très bon score au box-office. Il confirme que les meilleures comédies sont celles qui abordent des sujets graves, ici la désindustrialisation et son cortège lépreux : chômage, rapine, suicide, friches industrielles... De fait, derrière l'humour, irrésistible, et l'idée folle d'une bande de chômeurs bien décidées à se faire du blé en imitant les Chippendales, il y a la détresse de ces vies ravagées, éloge de la débrouillardise dans une société qui n'a que faire de ses naufragés.
Reste que la rigolade emporte tout. C'est toujours hilarant, pas trop vulgaire parfois émouvant, rythmé par une bande-son du tonnerre et animé par des comédiens, Robert Carlyle en tête, tous aussi formidables que naturels, origine anglaise oblige. Peter Cattaneo s'efface derrière eux, au point d'ailleurs qu'on n'a quasiment (presque) plus jamais entendu parler de lui ensuite. Du bon cinéma populaire comme les Anglais savaient encore en faire et dont les Français ont depuis longtemps oublié la recette...



Ronny Yu | Le 51e Etat (2001)


En quelques mots : Déjà oublié, Le 51e Etat est le type même de film qui, à force de vouloir être fun et déjanté finit par être très vite démodé. Mise en scène aussi agressive que parkinsonienne et mauvais goût - pour ne pas dire, vulgarité - revendiquée lassent en rapidement et on ne retient au final de cette production dont le scénario tient sur une feuille de tabac à rouler, que sa distribution. Si Samuel L. Jackson, dont il s'agit de l'évident véhicule, déroule son numéro habituel, cool et énergique, Robert Carlyle campe en revanche une petite gouailleuse jubilatoire tandis que Emily Mortimer, sexy comme jamais, se veut l'atout charme de cette série B somme toute sympathique. Mais on en attendait beaucoup mieux de Ronny Yu et de ce tandem de choc qui, s'il fonctionne bien, ne dépasse à aucum moment les clichés du buddy movie cependant que le cadre de Liverpool, aurait pu être utilisé avec plus pertinence, réduit au simple décor d'un banal affrontement entre deux mondes.