Tout a déjà été dit sur Tueurs de dames, classique de la comédie britannique des années 50, à commencer par son extrême modernité et son ton parodique, expliquant sans doute pourquoi un remake en a été tourné cinquante ans plus tard, les frères Coen signant pourtant alors un de leurs plus mauvais films.
AU PIF
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David Cronenberg | Dead Zone (1983)
Remarqué grâce à un corpus de films fantastiques extrêmement singuliers (à l'exception du méconnu Fast Company"), David Cronenberg trouve avec cette adaptation du roman éponyme de Stephen King, son passeport hollywoodien. Et s'il n'est pas encore celui qui va courir les festivals les plus prestigieux dans une quête de respectabilité, le Canadien signe alors là son métrage le plus accessible. Après Vidéodrome, ce n'était du reste pas trop difficile. Pourtant, bien qu'il ne soit pas, pour la première fois, l'auteur du scénario, Dead Zone porte incontestablement sa griffe, de la musique, certes composée par Michael Kamen mais d'une veine très proche de celle de Howard Shore, à ces paysages figés par le froid. Surtout, il puise dans le récit imaginé par l'auteur de Carrie, matière à explorer son thème de prédilection, la mutation du corps humain à travers cet homme qui, après le réveil d'un long coma, se découvre des pouvoirs de médium.
Mais le traitement se révèle moins organique et clinique, plus commercial diront certains. Plus tragique sans aucun doute, aidé en cela par un Christopher Walken mélancolique et presque fantomatique. Johnny est certes revenu du monde des morts mais il est comme en sursis, silhouette fragile qui s'amenuise au fur et à mesure que son "don" grandit, le rongeant de l'intérieur à la manière d'une tumeur. Le comédien exprime avec sobriété la solitude et les regrets de ce personnage dont la vie va brutalement basculer, moins à cause d'un accident que de la fatalité, tristesse surlignée par une bouleversante partition. En outre, Dead Zone s'inscrit dans un certain courant du cinéma américain, entre politique-fiction et paranoïa. (Vu le 29/04/2018 / Source : DVD)
______________________________________________________________________________________Mais le traitement se révèle moins organique et clinique, plus commercial diront certains. Plus tragique sans aucun doute, aidé en cela par un Christopher Walken mélancolique et presque fantomatique. Johnny est certes revenu du monde des morts mais il est comme en sursis, silhouette fragile qui s'amenuise au fur et à mesure que son "don" grandit, le rongeant de l'intérieur à la manière d'une tumeur. Le comédien exprime avec sobriété la solitude et les regrets de ce personnage dont la vie va brutalement basculer, moins à cause d'un accident que de la fatalité, tristesse surlignée par une bouleversante partition. En outre, Dead Zone s'inscrit dans un certain courant du cinéma américain, entre politique-fiction et paranoïa. (Vu le 29/04/2018 / Source : DVD)
Cy Endfield | Train d'enfer (1957)
Sous ses dehors de film noir où des camionneurs s'affrontent dans une compétition effrénée et meurtrière, Train d'enfer témoigne de la mutation, à l'instar des Criminels (Joseph Losey - 1960) ou de Amant et fils (Jack Cardiff - 1960), que connait alors le cinéma britannique qui, tout en respectant certaines conventions se nourrit de plus en plus d'un naturalisme social, annonçant la nouvelle vague anglaise des Karel Reisz et autre Tony Richardson. Ancré dans une Angleterre boueuse et sinistre, le film illustre la condition difficile de ces chauffeurs chargés de transporter du ballast selon un incessant et quotidien va-et-vient parfois au péril de leur vie. Aliénés, ils forment néanmoins une communauté qu'un élément étranger va venir perturber. Interprété par Stanley Baker avec ce mélange de virilité rugueuse et de sensibilité qui lui est propre, on ne sait pas grand chose de ce dernier si ce n'est qu'il sort de prison.
Si la première partie du récit nous le montre en train de dompter une de ces mécaniques infernales et de pénétrer cet univers clos et masculin où les femmes sont réduites à une discrète fille de salle et une beauté qui cherche à s'élever de sa condition en séduisant les hommes, très vite Hell Drivers s'articule autour de sa rivalité paroxysmique avec Red, le chef de la bande. Si on peut regretter une critique sociale encore timide et certains personnages et situation caricaturaux, le résultat s'avère brutal et puissant, conduit par Cy Enfield (Zoulou) avec toute la sèche efficacité nécessaire. Il convient enfin de souligner une brillante distribution que peuplent nombre de jeunes comédiens promis à devenir célèbre, de Patrick MacGoohan à Sean Connery en passant par David MacCallum, aux côté d'Herbert Lom et de Peggy Cummins, blonde épicée et sexuelle, immortalisée par Le démon des armes (Joseph H. Lewis - 1950). (Vu le 19/03/2018 / Source : DVD)
Si la première partie du récit nous le montre en train de dompter une de ces mécaniques infernales et de pénétrer cet univers clos et masculin où les femmes sont réduites à une discrète fille de salle et une beauté qui cherche à s'élever de sa condition en séduisant les hommes, très vite Hell Drivers s'articule autour de sa rivalité paroxysmique avec Red, le chef de la bande. Si on peut regretter une critique sociale encore timide et certains personnages et situation caricaturaux, le résultat s'avère brutal et puissant, conduit par Cy Enfield (Zoulou) avec toute la sèche efficacité nécessaire. Il convient enfin de souligner une brillante distribution que peuplent nombre de jeunes comédiens promis à devenir célèbre, de Patrick MacGoohan à Sean Connery en passant par David MacCallum, aux côté d'Herbert Lom et de Peggy Cummins, blonde épicée et sexuelle, immortalisée par Le démon des armes (Joseph H. Lewis - 1950). (Vu le 19/03/2018 / Source : DVD)
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