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KröniK | W.A.S.P. - The Crimson Idol (1992)


Avec The Crimson Idol, W.AS.P. poursuit sa mue entamée avec The Headless Children, dont il est très proche musicalement, s’éloignant ainsi de la provocation à deux balles des débuts pour offrir une musique plus sérieuse et plus complexe. Ce cinquième album studio marque l’apogée en terme de créativité de Blackie Lawless chez qui on sent bien ce désir de reconnaissance qui lui manquait jusqu’alors. Son modèle à lui, c’est Pete Townsend, et dès le premier titre, le monstrueux “ The Titanic Overture ”, l’influence des Who, déjà perceptible sur l’opus précédent, éclate au grand jour. Ca pourrait être gênant mais comme l’inspiration est au rendez-vous, cela donne de vrais bijoux de composition.
Lawless veut donc être reconnu comme un grand musicien et un compositeur talentueux. Quoi de mieux alors que de se frotter au concept-album pour le prouver à la face du monde. The Crimson Idol en est donc un et un des meilleurs. Il nous conte l’ascension et la chute d’un jeune homme, Jonathan, voulant réussir dans le show business, milieu que Blackie connaît bien. On obtient à l’arrivée un très grand disque gavé de morceaux de bravoure, du titre d’ouverture déjà cité au furieux “ Chainsaw Charlie ” en passant par le heavy “ Arena Of Pleasure ” et la sublime power ballade “ The Idol ”. L’apothéose est atteinte avec l’épique et énorme chanson finale, “ The Great Misconception Of Me ”, véritable synthèse musicale de l’album. The Crimson Idol marque donc l’apogée créative du groupe mais aussi malheureusement le début de son déclin qui se poursuit encore aujourd’hui, le disque n’ayant pas rencontré le succès souhaité par son géniteur.  Le diptyque The Neon God livré par W.A.S.P. en 2004 n’en est qu’un plagiat (un comble !) sans imagination. (2006)

4.5/5

Chainsaw Charlie est le maxi annonçant la sortie du nouvel album de W.A.S.P., The Crimson Idol et comprenant trois titres. Le premier donne son nom à ce hors-d'œuvre numérique, mais dans une version courte. Cette chanson est très réussie même si la version longue s’avère bien meilleure. Le second morceau est un inédit, “ Phantom In The Mirror ”, un peu dans la veine de “ Arena Of Pleasure ” et la troisième plage n’est que la première partie d’un monologue de Blackie Lawless expliquant le concept de The Crimson Idol. (2006)



KröniK | W.A.S.P. - The Headless Children (1989)

Après trois albums très typés Hard US (ou Hair Metal comme on veut), Blackie Lawless désire prendre ses distance par rapport à cette scène et s’imposer comme un compositeur respectable et engagé. Le résultat ? The Headless Children, une des meilleures galettes du groupe. En fait, c’est carrément un nouveau W.A.S.P. que nous découvrons à son écoute, plus mature, plus ambitieux aussi, néanmoins toujours aussi féroce (même beaucoup plus que sur le médiocre Inside The Electric Circus). Il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque, alternant des titres heavy, épiques et énormes (“ The Heretic ”, “ The headless Children ”, “ Thunderhead ”) et des morceaux plus rentre-dedans (“ Mean Man ”  et surtout “ The Neutron Bomber ”) sans oublier la ballade quasi obligée mais très réussie (“ Forever Free ”).
Lawless fait hurler sa voix si particulière et derrière, les musiciens assurent ce qu’il faut. On obtient donc un des incontournables du Hard américain des années 80. Le groupe continuera sur sa lancée trois ans plus tard avec The Crimson Idol. Beaucoup considèrent la première période du groupe comme la plus importante, il est pourtant permis de préférer  ce diptyque, certes moins fun et outrancier, mais plus ambitieux musicalement et textuellement. (2006)

4.5/5

KröniK | W.A.S.P. - S/T (1984)


Pour les puristes, ce premier méfait de W.A.S.P. est aussi son meilleur. A tort ou à raison, The Healdess Children et The Crimson Idol étant au final bien plus intéressants. Ce qui est sûr c’est qu’il s’agit de son disque le plus connu. Sorti en pleine explosion de la scène glam (Motley Crüe, Poison…), le groupe s’en éloigne par son goût pour la provocation et un son plus brut. Après un premier maxi au titre pour le moins explicite, Animal (I Fuck Like A Beast), Blackie Lawless et sa bande enfonce le clou avec cette collection d’hymnes imparables. Tous sont des hits en puissance, notamment les efficaces “ I Wanna Be Somebody ”, “ L.O.V.E. Machine ” ou “ Hellion ”. Mention spéciale au vicieux “ Tormentor ” et à la sublime ballade “ Sleeping ”, peut-être une des plus belles chansons composées par le groupe.
Le mot “ groupe ” a d’ailleurs son importance car à cette époque, même si Lawless apparaît déjà très nettement comme le maître d’œuvre, les autres musiciens, dont le guitariste Chris Holmes, ne font pas seulement de la figuration, contrairement à aujourd’hui où W.A.S.P. n’est clairement que le jouet du chanteur. (2006)

3.5/5