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Peter Hunt | Gold (1974)


Pourquoi voir "Gold "?
Parce que Peter Hunt, solide artisan britannique du film d'action, a réalisé le James Bond le plus singulier de la franchise (Au service secret de sa Majesté) et a participé à la série Amicalement votre, sans compter deux Bronson honnêtes (Chasse à l'homme et Protection rapprochée). On sent d'ailleurs dans le générique et la musique de Elmer Bernstein la volonté de surfer sur le succès cinématographique du personnage de Ian Fleming.
Parce qu'il y a Roger Moore, dont c'est la première échappée en dehors de 007 qu'il vient alors de camper dans Vivre et laisser mourir (1973). Il y est toute en virile décontraction.
Parce que Susannah York possède une beauté curieuse vue dans Les sables du Kalahari, Tom Jones ou Le cri du sorcier.
Parce qu'il y a cette éternelle crapule de Bradford Dillman.
Parce que c'est toujours un plaisir de voir les vétérans Ray Milland et John Gielgud même s'ils n'ont pas grand chose à faire !
Enfin parce que l'on passe un bon moment, malgré un scénario qui prend son temps, finalement plus axé sur la romance de son couple vedette que sur les scènes d'action dont il se montre assez avare, sauf à la fin.



James Fargo | L'inspecteur ne renonce jamais (1976)


En quelques mots : Coincé entre Josey Wales hors-la-loi et L'épreuve de force qu'il a tous deux réalisés, L'inspecteur ne renonce jamais n'est qu'un alors simple véhicule pour Clint Eastwood, sans doute désireux de s'assurer un succès facile, ce qu'il a toujours fait, aimant alterner oeuvres personnelles et produits plus commerciaux, moins ambitieux. Tel est donc le cas de cette troisième aventure de Dirty Harry et la moins convaincante avec La dernière cible (1988). Clint aurait dû mettre en scène le film mais souhaitant prendre du repos après le tournage de son western, laisse les commande à James Fargo, son assistant. Il est permis de croire qu'entre les mains du patron, The Enforcer aurait eu une autre gueule, une autre ampleur. Contrairement à Michael Cimino, auquel la star avait également laissé sa chance, Fargo s'exécute sans chercher à poser une signature qu'il ne possède de toute façon pas. Peu aidé par un scénario très mince et une photo un peu terne, le résultat se révèle caricatural mais efficace, sauvé par un humour ravageur et l'évidente complicité entre Clint et Tyne Daly dont la relation est la seule bonne idée du film. L'action est au rendez-vous, on ne s'ennuie pas, les scènes obligées sont là mais L'inspecteur Harry et Magnum étaient d'une autre teneur, ce qui sera aussi le cas de Sudden Impact, quatrième mouture que Eastwood emballera lui même en 1983.