Les productions du studio russe Evil Playgrounds ne sont pas ce qu'il y a de plus excitants dans le porno actuel, sauf pour les amateurs de "teens next door". Pump That Young Ass ! 2 appartient aux anal series.
AU PIF
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George Nolfi | L'agence (2011)
S'il est mort dans la pauvreté, on ne compte pourtant plus les adaptations cinématographiques de l'oeuvre de Philip K. Dick, dans le sillage de Blade Runner. La moindre de ses nouvelles peut donner lieu à un film, comme c'est le cas de L'agence, inspiré de Adjustment Team (1953). L'auteur de Ubik doit toutefois se retourner dans sa tombe en voyant la manière dont des tâcherons peuvent saccager son travail.
Sans être honteux, bien au contraire, car il se regarde sans ennui, surtout grâce à son séduisant couple (Matt Damon est même franchement bon), ce premier long-métrage de George Nolfi, scénariste de Ocean's Twelve, réussit la gageure de transformer l'univers paranoïaque de Dick en bluette SF, plombée par un message simpliste sur le libre arbitre et une vision naïve de cette mystérieuse "agence" qui contrôlerait nos vie.
Sans être honteux, bien au contraire, car il se regarde sans ennui, surtout grâce à son séduisant couple (Matt Damon est même franchement bon), ce premier long-métrage de George Nolfi, scénariste de Ocean's Twelve, réussit la gageure de transformer l'univers paranoïaque de Dick en bluette SF, plombée par un message simpliste sur le libre arbitre et une vision naïve de cette mystérieuse "agence" qui contrôlerait nos vie.
Clint Eastwood | J. Edgar (2011)
Avec J. Edgar, biopic consacré à Edgar Hoover, Clint Eastwood propose une vaste fresque à la fois ample et intimiste. D'un côté, il traverse quarante ans de l'histoire américaine à travers le portrait du patron du F.B.I. dont il nous montre la naissance. La disparition du bébé de l'aviateur Charles Lindbergh sert de fil rouge à cette dimension historique que le metteur en scène dirige d'une main de maître. De l'autre, agissant comme le reflet d'un miroir, il y a la peinture d'un homme complexe, rongé par la paranoïa dont l'homosexualité refoulée est évoquée sans fard mais avec toute la pudeur coutumière du vétéran.
Hoover est un "héros" selon son coeur, en clair-obscur, qu'il n'hésite pas à présenter sous un jour sombre et torturé, être menteur et autoritaire qui veut ficher les gens mais cherche à garder secrètes ses pulsions. Par son talent, Clint évite le ridicule imposé par une scène comme celle où Di Caprio se pare de la robe et du collier de sa mère qui vient de décéder. L'acteur livre d'ailleurs une prestation digne d'éloge qui aurait amplement mérité des récompenses. Quoique plastiquement superbe, le film déçoit pourtant quelque peu, moins pour le maquillage raté de Armie Hammer qui semble être centenaire et une dernière partie poussive, qui étouffe sous la naphtaline que pour cette absence de vie. Plus les années passent et plus le cinéma d'Eastwood se veut mortuaire (ce n'est pas grave) et se prend au sérieux (ça l'est plus), oubliant la simplicité des débuts ou d'un Gran Torino. Ce qui explique peut-être pourquoi celui-ci reste alors son dernier succès... Beau film austère, J. Edgar s'inscrit pour son auteur dans une période qui le voit enchaîner échecs commerciaux et choix malheureux qu'il s'agisse de sa participation - certes furtive - à une éphémère émission de télé-réalité ou de son implication dans l'élection présidentielle américaine de 2012 dont il ne sort pas grandi à cause de la fameuse chaise vide...
Hoover est un "héros" selon son coeur, en clair-obscur, qu'il n'hésite pas à présenter sous un jour sombre et torturé, être menteur et autoritaire qui veut ficher les gens mais cherche à garder secrètes ses pulsions. Par son talent, Clint évite le ridicule imposé par une scène comme celle où Di Caprio se pare de la robe et du collier de sa mère qui vient de décéder. L'acteur livre d'ailleurs une prestation digne d'éloge qui aurait amplement mérité des récompenses. Quoique plastiquement superbe, le film déçoit pourtant quelque peu, moins pour le maquillage raté de Armie Hammer qui semble être centenaire et une dernière partie poussive, qui étouffe sous la naphtaline que pour cette absence de vie. Plus les années passent et plus le cinéma d'Eastwood se veut mortuaire (ce n'est pas grave) et se prend au sérieux (ça l'est plus), oubliant la simplicité des débuts ou d'un Gran Torino. Ce qui explique peut-être pourquoi celui-ci reste alors son dernier succès... Beau film austère, J. Edgar s'inscrit pour son auteur dans une période qui le voit enchaîner échecs commerciaux et choix malheureux qu'il s'agisse de sa participation - certes furtive - à une éphémère émission de télé-réalité ou de son implication dans l'élection présidentielle américaine de 2012 dont il ne sort pas grandi à cause de la fameuse chaise vide...
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