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Roy Rowland | L'aventure fantastique (1955)
























Il est fréquent de lire que western et comédie ne font généralement pas bon ménage. Les exceptions existent cependant, que l'on songe à La vallée de la poudre de George Marshall (1958), La blonde et le shérif de Raoul Walsh (1958) ou dans le pur burlesque, le Chercheurs d'or des Marx Borthers (1940), auxquels on peut rajouter, certes sur un mode mineur, L'aventure fantastique.

Roy Rowland | Témoin de ce meurtre (1954)


Habile suspense concocté par Chester Erskine, Témoin de ce meurtre mérite pourtant le coup d'oeil davantage pour sa forme que pour son fond. Celui-ci nous montre une femme (Barbara Stanwyck) qui assiste, depuis sa fenêtre, à un meurtre commis par un homme (George Sanders). Dès le départ, l'identité de l'assassin est révélée et c'est autour d'un affrontement psychologique que le récit se noue, non sans éviter certaines facilités (l'appartement qu'elle visite est comme par hasard celui de Richter !) et invraisemblances (alors qu'elle est pourchassée, Cheryl ne trouve rien de mieux que de grimper au sommet d'un immeuble en construction !). Mais avec sa voix suave et sa présence aussi écrasante que raffinée, Sanders se glisse avec son aisance coutumière dans la peau de ce soi-disant ex nazi qui compte en réalité sur un mariage d'argent pour conquérir le monde.

En réalité, Witness To Murder doit une bonne part de sa réussite à la photographie de John Alton qui offre un travail époustouflant. Habillé d'un noir et blanc expressionniste, l'écran est constamment avalé par l'obscurité. Les ombres, les silhouettes se répandent à la manière de flaques menaçantes. Les escaliers se découpent comme d'interminables échafauds. Une banale visite médicale où un docteur questionne l'héroïne, se transforme en moment irréel, presque fantasmagorique. Au final, le film porte davantage la marque d'Alton que de Rowland. (Vu 18/08/2018)












Sergio Bergonzelli & Roy Rowland | Le retour de Surcouf, tonnerre sur l'Océan Indien (1966)


Après le succès populaire rencontré par Surcouf, le tigre des sept mers (1966), Sergio Bergonzelli (qui a pas mal besogné dans le coquin) et Roy Rowland, dont on se demande quand même ce qu'il est venu faire en Italie, remettent le couvert pour cette suite sympathique quoique un peu poussive.
S'il possède le charme de ces aventures maritimes comme les années 60 en ont produites dans le sillage de Capitaine Morgan, aboutissant à un sous-genre du bis italien, que nous sommes loin de la flamboyance épique des chefs-d'oeuvre américains de l'âge d'or ! Gérard Barray n'est pas Errol Flynn mais on croise avec plaisir quelques sales trognes et la beauté de Antonella Lualdi. Une pellicule idéale pour dimanche pluvieux...








Roy Rowland | Les 5000 doigts du Dr. T. (1953)


En quelques mots : Malgré son aura de film culte, Les 5000 doigts du dr T déçoit quelque peu en cela qu'il s'adresse avant tout aux enfants et peine à captiver les adultes, contrairement au Magicien d'Oz, par exemple, dont il est assez proche, de part ses décors fantaisistes et ses personnages loufoques. L'oeuvre n'en est pas moins intéressante, explorant le monde des rêves dont il livre une vision colorée, fidèle à l'univers du Dr Seuss qui en a signé le scénario. Loin des polars (Sur la trace du crime) ou des westerns (Le convoi maudit, L'aventure fantastique) qui ont fait sa réputation Roy Rowland propose un film empreint de folie, ponctué de numéros musicaux et s'achevant en parabole anti-rouge qu'incarne le péril atomique... 

Chez l'UFSF

Roy Rowland | Commérages (1953)


En quelques mots : Réputé pour ses solides westerns (The Moonlighter, Le convoi maudit ou L'aventure fantastique, qui n'en est pas vraiment un), ses polars (Solo pour une blonde et surtout Sur la trace du crime) de (grande) série B et Les 5 000 doigts du Dr. T, Roy Rowland parait moins à l'aise dans le registre de la comédie dramatique, comme l'illustre Affair With A Stranger (Commérages en français) dont le seul intérêt réside dans sa construction morcelée, série de flash-backs qui se succèdent au gré des souvenirs de ceux qui ont côtoyé le couple au centre du récit. N'oublions pas cependant de saluer l'interprétation toute en justesse de Jean Simmons, plus convaincante que Victor Mature dont le jeu monolithique se prête mal au drame, quand bien même La poursuite infernale (1946) a prouvé qu'il valait mieux que sa réputation de colosse sans finesse. Un conseil enfin, évitez la version française qui, comme souvent avec la RKO, est récente et catastrophique !