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Lewis R. Foster | L'aigle et le vautour (1950)


Durant sa carrière, John  Payne a multiplié les fructueuses collaborations avec Allan Dwan, Edward Ludwig, Phil Karlson et surtout l'oublié Lewis Foster. Après le très bon El Paso, ville sans loi et le plus anecdotique Dans les mers de Chine, L'aigle et le vautour marque leur troisième association. Malgré un format de série B, le film s'élève en fait bien au-dessus de cette catégorie et ce, pour plusieurs raisons. Pour sa mise en scène inspirée. Pour son scénario malin qui coule un pur suspense d'espionnage dans un récit westernien. Pour la photo en couleurs de James Wong Howe, lui, un des maîtres du noir et blanc.
Pour la relation entre les deux héros masculins cimentée par des dialogues savoureux. Pour John Payne bien sûr, dont la présence à la fois tendue et hiératique, n'appartient qu'à lui. Pour la beauté incendiaire de Rhonda Fleming avec laquelle l'acteur forme un vrai couple de cinéma. Pour sa cruauté enfin qui culmine lors de la séquence démentielle où Payne est écartelé par des Mustangs qui galopent. | IMDb












Lewis R. Foster | Guet-apens chez les Sioux (1956)


Pourquoi regarder "Guet-apens chez les Sioux" ?
Parce qu'il s'agit d'un honnête western de série B, solidement troussé par Lewis Foster, petit maître du genre dont on préfère toutefois les nombreuses bobines avec John Payne (El Paso, ville sans loi par exemple).
Parce que le film bénéficie d'une distribution intéressante d'où émergent le vétéran Ward Bond et des sales gueules que les habitués aiment tant retrouver, celles de Skip Homeier ou de John Doucette.
Parce que Linda Darnell montre qu'elle a encore, à cette époque, de beaux restes.
Parce que Dakota Incident (un bon titre malheureusement - et comme souvent - trahit en français) est finalement curieux, agrégat de deux récits qui se succèdent, le premier urbain et tendu, le second, désertique mais plus convenu et louchant vers Fort Bravo sans en avoir la force.