Après une poignée de démos et deux offrandes matricielles, Errances oniriques (2000) et Spicilège (2002), taillées dans la roche froide d'un black metal abrupt et sévère et vers lesquels tendra sans doute toujours notre préférence, Belenos a ensuite fixé son style, plus furieux peut-être bien que sabré d'éclairs mélodiques et enraciné dans un humus païen.
AU PIF
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Asagraum | Dawn Of Infinite Fire (2019)
Asagraum possède une particularité grâce à laquelle il ne pouvait passer inaperçu : le groupe ne compte dans ses rangs que des femmes, à l'exception de quelques musiciens de sessions en guise de caisse à outils pour le live, notamment V.Kaos à la guitare.
Ofdrykkja | Gryningsvisor (2019)
L'étiquette "depressive black metal" que son auteur s'est vu coller sur le coin de la gueule, ne doit surtout pas vous tromper, Gryningsvisor ne noue que peu de liens avec l'art noir, suicidaire et même tout court. Quelques voix écorchées et une froideur brumeuse en constituent les fragiles oripeaux.
Anges de la mort | S/T (2019)
On peut toujours faire confiance à Monarque pour tamiser la froide terre québécoise et y déceler les gemmes précieux d'un art noir authentiquement pur, étanche aux modes, résistant aux corruptions extérieures.
Iron Flesh | Forged Faith Bleeding (2019)
Son nom gravé dans un coin de notre tête, cela fait quelque temps que nous surveillons Iron Flesh. Depuis 2017 plus précisément, année où le groupe met bas son premier rejeton, Worship The Necrogod, EP fort d'un potentiel turgescent.
The Black Sorcery | Wolven Degrade (2019)
La bête est déjà de retour, le vît lourd gonflé d'une semence blasphématoire que nous sommes prêts à avaler goulûment jusqu'à la dernière goutte.
Cepheide & Time Lurker | Lucide (2019)
Cepheide est un groupe que nous suivons depuis ses débuts il y a six ans, découvert au hasard de nos pérégrinations sur la toile et avec lui les nombreux projets parallèles qui gravitent à sa périphérie, de Scaphandre à Rance en passant par Baume.
Eggs Of Gormorhh | Outpregnate (2019)
Le premier contact avec un album se fait généralement par son artwork. Celui, abominable, qui habille Outpregnate et que signe Daniel "Nekronikon" Corcuera suffit déjà à se faire une idée assez précise de son contenu, avant même d'en avoir écarté les lèvres. Bestial et malsain, barbare et putride sera donc le successeur de Rot Prophet.
Evohé | Deus Sive Natura (2019)
Deus Sive Natura représente un double événement. D’une part, il marque le retour de Evohé, l’une des plus redoutables hordes noires hexagonales (ou pas), véritable centre de gravité de la scène black chambérienne où se croisent des mercenaires du genre dont les noms se rattachent aussi bien à Malmort, Nahar ou Nehëmah.
Astral Silence | Sagittarius A* (2019)
Un mot pour commencer, au sujet de Trancendance, label aussi modeste que précieux dont les offrandes possèdent la noblesse de l'artisanat. Ne cessant de s'enrichir, son catalogue fouille l'immensité obscure et atmosphérique du black metal spatial aux confins de l'ambient.
J'ai si froid... | Loin des hommes (2019)
Quand elle ne martèle pas son black metal spatial et atmosphérique au sein de l'entité qui porte son nom, Brouillard rumine sa mélancolie et sa misanthropie par le biais de J'ai si froid... Associée à Dunkel, le corbeau derrière Drakonhail et Sale Freux, à l'occasion de deux premières offrandes figées dans la glace et le désespoir, c'est désormais seule - pour le moment en tout cas - qu'elle poursuit sa route.
Suicidal Madness | Dégénérescence (2019)
Tout amateur de black metal dépressif a déjà croisés la route de Suicidal Madness, entité hexagonale qui répand sa mélancolie froide et poétique depuis plusieurs années. Si Illusions funestes est survenu très rapidement après Les larmes du passé, l’accouchement de Dégénérescence aura cette fois-ci été plus long, deux ans et demie séparant ce troisième méfait de son devancier. C’est dire si celui-ci était extrêmement attendu comme un Graal funéraire et baudelairien, ultime corde à glisser autour du coup.
Oldd Wvrms | Codex Tenebris (2019)
Si vous ne surprendrez jamais certains groupes en flagrants délits d'évolution, tel n'est pas le cas de Oldd Wvrms qui n'est jamais là où on l'attend vraiment sans pour autant déserter les rivages occultes du doom rituel qu'il arpente depuis cinq ans. Les Belges aiment changer de peau à chaque nouvel effort, polissant de plus en plus un art tout d'abord marécageux, plus élaboré sinon sophistiqué (tout est relatif) désormais.
GrisT | City Of Plight (2018)
Истина | Откровение неизвестности (2018)
Son pollué, guitares noyées sous une épaisse croûte de brouillard, vocalises hurlées qui percent une nuit sale comme le flot menstruel, Откровение неизвестности nous évoque les premiers pas agonisants de Xasthur et certaines de ses meilleures offrandes, Nocturnal Poisoning et To Violate The Oblivious en tête.
Kainsmal | La démence de Caïn (2018)
Centré sur le personnage biblique qui lui fournit son nom et celui de sa première offrande, Kainsmal forge un black metal orthodoxe, froid comme la roche en hiver et tranchant à la manière d'un scalpel rouillé labourant les chairs. En huit titres, les Français brossent un univers caverneux qu'aucun rai de lumière, même le plus pale, ne parvient à réchauffer ou à éclairer.
Pulverized | Monuments Of Misanthropy (2018)
L'addition Death metal d'Amérique Latine + Krucyator Productions ne peut être égale qu'à un carnage brutal et visqueux. Dont acte.
Givoldi Fossa | De marées en oubli (2018)
Petit agrégat digital de quatre pistes peut-être, De marées en oubli mérite pourtant qu’on s’arrête sur sa bonne vingtaine de minutes de sonorités tristes et glaciales comme une plage en hiver et ce, pour plusieurs raisons.
Markab Project | Music For Chaomantic Meditation (2018)
Quand il n'exalte pas les ténèbres licencieuses avec Aryos, Napharion Zviadadze enfile son costume de chamane avec Markab Project, son jardin secret et solitaire dont il bine la terre ambient et rituelle avec une inspiration plus fascinante encore.
Lelahell | Alif (2018)
Passée la surprise sinon la curiosité de découvrir une horde de metal extrême algérien, il convient surtout de souligner que Lelahell compte parmi les meilleurs garçons-bouchers actuels, artisan possédé d’un death tempétueux aussi technique que surpuissant dont Al Insane… The (Re)Birth Of Abderrahmane fut le redoutable écrin.
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