Entre deux bronsoneries (Le bison blanc, Cabo Blanco), Jack Lee Thompson signe ce Passeur d'hommes dont le rôle principal devait d'ailleurs être tenu par Bronson. L'intérêt premier de ce film de guerre tient dans la composition gourmande de Malcolm McDowell qui s'en donne à coeur joie dans la peau d'un SS à la cruauté délicieuse. A ses côtés, les autres acteurs tentent d'exister entre un Anthony Queen taciturne et un James Mason qui accepte alors tout ce qui passe, traînant alors sans trop se fatiguer sa distinction naturelle dans toutes sortes de productions européennes, sans oublier Christopher Lee, impayable en chef gitan. Peu à l'aise avec l'émotion, le réalisateur sait par contre faire monter une tension paroxysmique lors de séquences de torture ou de viol. Malgré une fin ratée, voilà donc en définitive un spectacle très efficace. | IMDb
AU PIF
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Stuart Rosenberg | Le voyage des damnés (1976)
Si sur le papier, sa prestigieuse distribution peut sembler séduisante, on mesure vite que ce défilé de vedettes nuit terriblement à l'authenticité de ce Voyage des damnés. On a connu Rosenberg (Luke la main froide) plus inspiré, surtout plus nerveux. Le résultat se révèle pesant, bavard et vierge d'émotions, se résumant à des discussions de coursives et de salons. Bien que basé sur une histoire vraie, le sujet parait bien invraisemblable. Malgré tout, le film se suit (presque) sans ennui et on est tout étonné de trouver Malcolm McDowell dans un de ses rares rôles totalement positifs ! | IMDb
Michael Powell | Age Of Consent (1969)
Adapté de l'oeuvre de Norman Lindsay, Age Of Consent montre un peintre vieillissant qui, désireux de s'isoler, part se ressourcer en Australie pour retrouver le goût de la vie et accessoirement, son inspiration. Difficile de ne pas voir dans ce récit, qui n'est certes pas autobiographique, un parallèle avec la propre vie de Michael Powell, parti s'installer lui aussi loin de l'Angleterre peu après l'accueil catastrophique subi par Le voyeur (1960) dont les qualités ne seront reconnues que bien plus tard. Film de fin de carrière donc, Age Of Consent n'est pourtant pas à dédaigner. Alors bien sûr, ne comparons pas avec ce qui ne l'est pas, ce n'est ni Colonel Blimp (1943) ni Le narcisse noir (1947) ou La renarde (1950).
Bien sûr, nous aurions préféré que la rencontre entre le réalisateur et James Mason (également producteur) donne lieu à quelque chose de plus consistant que cette bluette lumineuse où l'art passe en second plan. Ceci étant, le charme opère très vite. Même sur un mode mineur et peu personnel, le travail de Powell demeure extrêmement précis, tant au niveau du cadre que celui des couleurs. Toujours impeccable bien que commençant alors à cachetonner, le comédien livre une interprétation savoureuse cependant presque éclipsée par la beauté irradiante de la jeune Helen Mirren dont le corps exsudent une sexualité charnelle. Sa nudité puissamment érotique brûle littéralement la pellicule. Anecdotique mais vivifiant.
Bien sûr, nous aurions préféré que la rencontre entre le réalisateur et James Mason (également producteur) donne lieu à quelque chose de plus consistant que cette bluette lumineuse où l'art passe en second plan. Ceci étant, le charme opère très vite. Même sur un mode mineur et peu personnel, le travail de Powell demeure extrêmement précis, tant au niveau du cadre que celui des couleurs. Toujours impeccable bien que commençant alors à cachetonner, le comédien livre une interprétation savoureuse cependant presque éclipsée par la beauté irradiante de la jeune Helen Mirren dont le corps exsudent une sexualité charnelle. Sa nudité puissamment érotique brûle littéralement la pellicule. Anecdotique mais vivifiant.
Robert Parrish | Marseille contrat (1974)
En quelques mots : Bien sûr, Marseille contrat n'est pas French Connection. Il manque de personnalité et repose sur un scénario on ne peut plus mince et sans grande finesse. Mais Robert Parrish, qui venait de réaliser le quant à lui très insolite Les brutes dans la ville (1971), connaît son métier et emballe avec toute la nervosité nécessaire cette histoire de règlement de compte sur fond de trafic de drogue. Surtout, outre la musique de Roy Budd, on retient bien entendu du film sa fabuleuse distribution qui le rend jubilatoire et sans laquelle il ne serait qu'un banal polar. Aux côtés d'un James Mason qui cachetonne alors en Europe et un Anthony Quinn usé, Michael Caine bouffe l'écran, fort de ce charme british qui n'appartient qu'à lui. Maurice Ronet et l'immense Marcel Bozzuffi complètent une affiche où les femmes ne sont pas en reste, de Maureen Kerwin à Alexandra Stewart. Indispensable, certainement pas mais franchement agréable à regarder !
Chez Francomac
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