Découvert par le grand public au début des années 90 grâce à ses collaborations avec Quentin Tarantino (Reservoir Dogs, Pulp Fiction) et Abel Ferrara (Bad Lieutenant) sans oublier La leçon de piano de Jane Campion, Harvey Keitel a alors pourtant déjà derrière lui une longue carrière que les succès pré-cités tendent à occulter.
AU PIF
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James Mangold | Copland (1997)
Après le confidentiel "Heavy", James Magold obtient ses galons de réalisateur à suivre de près avec ce Copland ambitieux qui louche vers le polar à la Sidney Lumet (pour le sujet) voire à la Martin Scorsese (pour certains de acteurs et son caractère choral). Bétonné ainsi par un casting quatre étoiles, le film est avant tout un véhicule pour un Sylvester Stallone alors désireux de s'éloigner du pur cinéma d'action et ce faisant d'afficher des talents de comédiens que ses détracteurs refusent toujours de lui reconnaître. En cela, le pari est réussi tant il compose un personnage attachant de shérif quasi autiste considéré comme un abruti par la communauté de flics dont il ne fait pas partie. Il est du coup tentant de faire un parallèle entre Stallone, l'acteur moqué et ce Freddy Heflin un peu balourd. Tout d'abord spectateur admiratif et endormi, il choisira finalement son camp, mû par un sursaut rédempteur, s'opposant alors à ces policiers dont il a compris qu'ils ne sont que des ripoux sous l'influence de la Mafia... (vu le 03/11/2018)
Clint Eastwood | Vanessa (1985)
En quelques mots : Conçue en 1985 pour Steven Spielberg dans le cadre de ses Histoires fantastiques, Vanessa demeure une des productions les plus rares et les plus méconnues de Clint Eastwood. Si la marque du fameux producteur, par ailleurs scénariste de cette histoire de fantômes, se révèle évidente, faisant de cet épisode une oeuvre assez peu personnelle pour le réalisateurs dont, à contrario, on devine peu l'empreinte, cette incursion dans le fantastique, témoigne chez Clint d'un réel intérêt pour le genre avec lequel il a souvent flirté, de L'homme des hautes plaines à Minuit dans le jardin du bien et du mal, jusqu'à Au-delà. Dernière collaboration entre Sondra Locke et le metteur en scène, Vanessa mérite également d'être vu pour la présence de Harvey Keitel, choix à priori curieux pour camper ce peintre qui puise son inspiration dans l'amour fou qui ressent pour sa muse. Mais on aurait aimé voir Eastwood exploiter le talent de l'acteur dans un vrai film, plutôt que dans ce court-métrage télévisuel qui évoque Le portrait de Jennie de William Dieterle, sans en avoir cependant la force. Une curiosité, à tout le moins...
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