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Stuart Rosenberg | Le voyage des damnés (1976)


Si sur le papier, sa prestigieuse distribution peut sembler séduisante, on mesure vite que ce défilé de vedettes nuit terriblement à l'authenticité de ce Voyage des damnés. On a connu Rosenberg (Luke la main froide) plus inspiré, surtout plus nerveux. Le résultat se révèle pesant, bavard et vierge d'émotions, se résumant à des discussions de coursives et de salons. Bien que basé sur une histoire vraie, le sujet parait bien invraisemblable. Malgré tout, le film se suit (presque) sans ennui et on est tout étonné de trouver Malcolm McDowell dans un de ses rares rôles totalement positifs ! | IMDb














John Sturges | Joe Kid (1972)


En quelques mots : De tous les westerns de Clint Eastwood, "Joe Kidd", pourtant mis en scène par John Sturges, un des spécialistes du genre, est probablement le moins bon d’entre eux. Western de gauche (le scénario est de Elmore Leonard) se penchant sur le sort des Mexicains expropriés par de gros propriétaires, "Joe Kidd" se révèle en effet bien peu passionnant car mené sans grande conviction par le responsable de "Fort Bravo", "Règlement de comptes à OK Corral", "Le trésor du pendu" et "Les 7 mercenaires". En dépit de la musique de Lalo Schifrin et d’une solide distribution où l'on croise Robrt Duvall, John Saxon ou Paul Koslo en éternelle petite frappe, on ne retient que peu de choses du film, dont seule la présence de Clint Eastwood permet de le maintenir encore dans la mémoire des cinéphiles. La séquence de la locomotive entrant brutalement dans un saloon constitue l’unique temps fort de l’histoire. Dénué de personnalité, il s’inscrit complètement dans la mouvance des westerns américains des années 70, influencés par la violence des westerns spaghetti et par le culte des nouvelles armes à feu. En perte de vitesse, on a la désagréable impression que Sturges cherche à prendre le train en marche sans y apporter sa touche personnelle. Ajoutons qu'il s'agit du dernier western dans lequel apparaît Eastwood et qu’il ne réalise pas, ce qui n’est peut-être pas un hasard. Il va sans dire que les quatre westerns qu’il a mis en scène s’avèrent largement supérieurs et dotés quant à eux d’une véritable personnalité !