"Sadotantra", le nouvel album de Scatmother (Power Electronics), sortira le 8 février 2020 chez Dunkelheit Produktionen.
AU PIF
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Ia-HA-Crax | Sci Vias Homini (2018)
Coincé entre "La foi en ces murs jusqu'aux rats" du maître des lieux, Choisir le Pire et "Onde | Echarde" de Äärvö, au sein d'une triple salve aussi précieuse que décapante, "Sci Vias Homini" appartient à ces hosties qui ne laissent pas indifférents, hantant la mémoire et creusant dans la peau des stigmates aux allures de cratères béants.
Choisir le pire | La foi en ces murs jusqu'aux rats (2018)
Quatrième signe de mort de Choisir le pire, sans compter quelques enregistrements en format digital, "La foi en ces murs jusqu'aux rats" a été capturé live à Lille le 28 juin 2018, rituel sonore dont la brutalité froide et grouillante confine à une forme d'aliénation.
A lire | Un regard froid - Palinodie (Anticinéma) (2018)
Après le "Enclave I" de Camecrude, Cioran Records nous offre en pâture, "Palinodie", sous-titré "Anticinéma", nouvelle décharge de haine du Canadien Un regard froid, deux pulsations très différentes l’une de l’autre tant dans la forme que dans le fond mais qui partagent pourtant une brutalité commune qui les rend extrêmement éprouvante à déflorer. Loin d’une écoute confortable, les pénétrer déclenche nausées et vomissements en une jouissance malsaine. Artiste complet et total, Frederick Maheux manie à la manière de scalpels trempés dans la rouille, la caméra aussi bien que les collages, les images aussi bien que le son sans oublier des textes dont les maux résonnent comme des cris de haine et de dégoût. Une folie contaminatrice ronge telle une gangrène ces différents modes d’expression qu’il utilise pour dépeindre une société malade, atteinte d’un cancer en phase terminale.
Par le biais d'Un regard froid, son projet sonore et bruitiste, le Québécois trouve le canal lui permettant de faire copuler cruauté extrême et noirceur crapoteuse, ouvrant les vannes d’un torrent fielleux qu’aucun barrage ne vient jamais endiguer. "Palinodie" repousse les limites de l’audible et à leur chères études bon nombre d’"artistes" qui jouent à qui sera le plus hargneux, le plus violent. Ils peuvent d’ors-et-déjà abdiquer face cette déflagration dont prétendre qu’elle est rude tient du doux euphémisme, morceau de viande avariée qui dégueule des toxines hallucinées. Bouillonnant dans ses entrailles d’un mal atavique, cette création fait plus que ruminer mort et pessimisme, elle n’est en fait que destruction et négation en cela qu’elle draine un nihilisme aussi radical que démentiel en un flot ferrugineux de moisissures sanglantes. Enfoncé dans le charnier furieux d’un power electronics viscéral chargé d’émanations death industriel, "Palinodie" perturbe, arrache tout sur son passage, racle les chairs putréfiées, arase la terre en ne laissant que des ruines. Laide et dérangeante, l’œuvre a quelque chose d’un viol auditif dont les lacérations brutales et martiales font saigner les muqueuses. A l’instar de "Enclave I", sa durée parait bien plus longue qu’elle n’est en réalité mais en venir à bout tient de la flagellation. De fait, il y a presque une dimension religieuse - dans sa définition la plus aliénée et charnelle - voire métaphysique, dans cette masse hurlante dont on ne peut s'extraire indemne. Associé à un déluge pollué, le chant, agressif et bilieux, crache des échardes ensanglantées en broyant les mots en une invective qui frappe en pleine gueule. Le résultat est à prendre - ou à rejeter - pour ce qu'il est, bloc meurtri d'hystérie pure et de négativité autoritaire. (09/01/2019) ⍖⍖⍖
Par le biais d'Un regard froid, son projet sonore et bruitiste, le Québécois trouve le canal lui permettant de faire copuler cruauté extrême et noirceur crapoteuse, ouvrant les vannes d’un torrent fielleux qu’aucun barrage ne vient jamais endiguer. "Palinodie" repousse les limites de l’audible et à leur chères études bon nombre d’"artistes" qui jouent à qui sera le plus hargneux, le plus violent. Ils peuvent d’ors-et-déjà abdiquer face cette déflagration dont prétendre qu’elle est rude tient du doux euphémisme, morceau de viande avariée qui dégueule des toxines hallucinées. Bouillonnant dans ses entrailles d’un mal atavique, cette création fait plus que ruminer mort et pessimisme, elle n’est en fait que destruction et négation en cela qu’elle draine un nihilisme aussi radical que démentiel en un flot ferrugineux de moisissures sanglantes. Enfoncé dans le charnier furieux d’un power electronics viscéral chargé d’émanations death industriel, "Palinodie" perturbe, arrache tout sur son passage, racle les chairs putréfiées, arase la terre en ne laissant que des ruines. Laide et dérangeante, l’œuvre a quelque chose d’un viol auditif dont les lacérations brutales et martiales font saigner les muqueuses. A l’instar de "Enclave I", sa durée parait bien plus longue qu’elle n’est en réalité mais en venir à bout tient de la flagellation. De fait, il y a presque une dimension religieuse - dans sa définition la plus aliénée et charnelle - voire métaphysique, dans cette masse hurlante dont on ne peut s'extraire indemne. Associé à un déluge pollué, le chant, agressif et bilieux, crache des échardes ensanglantées en broyant les mots en une invective qui frappe en pleine gueule. Le résultat est à prendre - ou à rejeter - pour ce qu'il est, bloc meurtri d'hystérie pure et de négativité autoritaire. (09/01/2019) ⍖⍖⍖
KröniK | Choisir Le Pire - (2017)
Entité basée à Metz, Choisir Le Pire nous offre son premier signe de mort. Celui-ci ne porte aucun titre, seulement un trait. Trait d'union ? Symbole de vide, de néant, de négation ? Chacun l'interprétera à sa façon, tout comme cet opus dont la matière bruitiste ouvre la porte à tous les ressentis, à tous les sentiments. Désolation, décrépitude, mort, haine, rage, voilà à quoi renvoie cet essai hermétique qui semble être avalé par une obscurité épaisse comme une marée noire, plongée sans espoir de retour ans les entrailles ferrugineuses de l'indicible. Entre Harsh Noise (Wall) et Power Electronics, Choisir Le Pire balaie le spectre effroyable d'une noirceur insondable.
Editée en cassette par Le Tombeau des Muses, propre label du maître de cérémonie, la bestiole arbore plusieurs visages néanmoins complémentaires car toujours corrosifs et corrompus. Ainsi, les sonorités froides et grouillantes qui rongent 'De Charybde en Scylla', cèdent brutalement la place à une pure déflagration Harsh Noise avec 'Oracle - Vivre par l'épée', qui dresse un mur infranchissable lardé de fissures desquelles suinte une lointaine et pourrissante beauté. Power Electronics viciée et chaotique, 'Réaction | Invariable' charrie une tension insoutenable et malsaine qui s'infiltre en nous tel une lèpre empoisonnée évocatrice de ruines et de monstres de ferrailles. Mais c'est bien quand il libère la puissante crépitante d'un Harsh Noise sismique, témoin le gigantesque 'Orbe I' ou le plus torturé encore ('Orbe II'), que le projet atteint sa pleine démesure. Ce faisant, il s'impose comme un artisan à suivre de près car déjà riche de belles et mortifères promesses. Choisir Le Pire pousse la porte de sous-sols humides, antre de toutes les peurs et de tous les tourments de l'âme humaine. (27/04/2018)
Editée en cassette par Le Tombeau des Muses, propre label du maître de cérémonie, la bestiole arbore plusieurs visages néanmoins complémentaires car toujours corrosifs et corrompus. Ainsi, les sonorités froides et grouillantes qui rongent 'De Charybde en Scylla', cèdent brutalement la place à une pure déflagration Harsh Noise avec 'Oracle - Vivre par l'épée', qui dresse un mur infranchissable lardé de fissures desquelles suinte une lointaine et pourrissante beauté. Power Electronics viciée et chaotique, 'Réaction | Invariable' charrie une tension insoutenable et malsaine qui s'infiltre en nous tel une lèpre empoisonnée évocatrice de ruines et de monstres de ferrailles. Mais c'est bien quand il libère la puissante crépitante d'un Harsh Noise sismique, témoin le gigantesque 'Orbe I' ou le plus torturé encore ('Orbe II'), que le projet atteint sa pleine démesure. Ce faisant, il s'impose comme un artisan à suivre de près car déjà riche de belles et mortifères promesses. Choisir Le Pire pousse la porte de sous-sols humides, antre de toutes les peurs et de tous les tourments de l'âme humaine. (27/04/2018)
4/5
KröniK | V/A - La gamme du vide (2018)
Tirant son nom de l'auteur du Précis de décomposition, Cioran Records offre avec "La gamme du vide", une somme agglomérant neuf projets et autant d'approches du pessimiste et du nihilisme. Parler de compilation serait pour le moins réducteur tant cet ensemble massif tient au final davantage de la collaboration entre des explorateurs du son aussi différents que complémentaires. L'entreprise balaie un spectre effrayant allant du Harsh noise au Dark ambient en passant par le drone en un kaléidoscope de sonorités et d'images tour à tour terrifiantes ou fantomatiques, désespérées parfois, perturbantes toujours.
Sa nature s'y prêtant, nous allons donc nous plonger successivement dans le fruit de chacun des neuf protagonistes quand bien même c'est dans son entièreté démentielle que "La gamme du vide" prend toute sa (dé)mesure hallucinée. Stase:Orgone pousse les portes de cet asile avec 'Abolir l'âme, ses aspirations et ses abîmes', pièce stridente et bourdonnante dans les viscères de laquelle copulent bande-son industrielle et Harsh Noise oppressante. Dans une veine plus maladive et polluée encore, Un Regard Froid fait de 'Le vide parasite les murs / les murs dévorent le vide' un pandémonium bruitiste entre noise pestilentiel et power electronics gangreneuse, le tout étant rongé par une folie immersive. Pour sa part, Vomir fait ce qu'il sait faire de mieux, du pur HNW, mur statique de parasites qui confine à une forme de transe immobile. Suivent au centre du menu les participations de Macadam Charogne et son rituel qui fourmillent de miasmes electro noise, The Processus et ses deux pistes où s'emboîtent pistons mécaniques et démence corrosive et Viande à Viol dont le 'Trois fois rien et Rien de tes Morts' grouille d'ondes grésillantes et monotones. Puis avec Ouro, "La gamme du vide" entame sa troisième et dernière partie, entre drone et dark ambient. Plus posée peut-être mais pas moins sombre et désincarnée, témoin ce '[...]' dont la trame, hantée par des voix lointaines, est perturbée par un souffle funèbre comme échappée d'une architecture de fer abandonnée. Opasse livre avec 'Malconfort' une longue plage enveloppée d'ambiances spectrales aux allures de lente et paroxysmique élévation qui débouche sur un monde au bord du néant peuplé de fantômes et d'esprits échappés d'un gouffre mortifère. L'écoute meurt avec le curieux 'Sur les cimes du Styx' que Camecrude tricote grâce à des effluves étranges, presque spatiales et irréelles. "La gamme du vide" est une plongée dans les abîmes insondables de l'indicible, variations bruitistes et mortuaires sur un même thème nihiliste. 4/5 (08/04/2018)
Sa nature s'y prêtant, nous allons donc nous plonger successivement dans le fruit de chacun des neuf protagonistes quand bien même c'est dans son entièreté démentielle que "La gamme du vide" prend toute sa (dé)mesure hallucinée. Stase:Orgone pousse les portes de cet asile avec 'Abolir l'âme, ses aspirations et ses abîmes', pièce stridente et bourdonnante dans les viscères de laquelle copulent bande-son industrielle et Harsh Noise oppressante. Dans une veine plus maladive et polluée encore, Un Regard Froid fait de 'Le vide parasite les murs / les murs dévorent le vide' un pandémonium bruitiste entre noise pestilentiel et power electronics gangreneuse, le tout étant rongé par une folie immersive. Pour sa part, Vomir fait ce qu'il sait faire de mieux, du pur HNW, mur statique de parasites qui confine à une forme de transe immobile. Suivent au centre du menu les participations de Macadam Charogne et son rituel qui fourmillent de miasmes electro noise, The Processus et ses deux pistes où s'emboîtent pistons mécaniques et démence corrosive et Viande à Viol dont le 'Trois fois rien et Rien de tes Morts' grouille d'ondes grésillantes et monotones. Puis avec Ouro, "La gamme du vide" entame sa troisième et dernière partie, entre drone et dark ambient. Plus posée peut-être mais pas moins sombre et désincarnée, témoin ce '[...]' dont la trame, hantée par des voix lointaines, est perturbée par un souffle funèbre comme échappée d'une architecture de fer abandonnée. Opasse livre avec 'Malconfort' une longue plage enveloppée d'ambiances spectrales aux allures de lente et paroxysmique élévation qui débouche sur un monde au bord du néant peuplé de fantômes et d'esprits échappés d'un gouffre mortifère. L'écoute meurt avec le curieux 'Sur les cimes du Styx' que Camecrude tricote grâce à des effluves étranges, presque spatiales et irréelles. "La gamme du vide" est une plongée dans les abîmes insondables de l'indicible, variations bruitistes et mortuaires sur un même thème nihiliste. 4/5 (08/04/2018)
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