A l'ombre du chef-d'oeuvre indépassable de Rouben Mamoulian, il existe une foultitude de petits Zorros, souvent européens. On pense bien entendu au film avec Alain Delon (pas son meilleur rôle soit dit en passant) ou au Signe de Zorro (1963) de Mario Caiano.
AU PIF
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Roger Spottiswoode | 200 000 dollars en cavale (1981)
Cheng Kang | Les 14 Amazones (1972)
Ronald Neame | L'aventure du Poseidon (1972)
Réalisé en 1972 par le britannique Ronald Neame, L'aventure du Poseidon fait partie des fleurons du film catastrophe des années 70 dont il coche toutes les cases : un vétéran chevronné derrière la caméra, de gros moyens mis à disposition par un producteur ivre de gigantisme (Irwin Allen qui produira deux ans plus tard la fameuse Tour infernale) et une brochette de comédiens, mêlant gloires vieillies (Shelley Winters), jeunes beautés (Carol Lynley, Pamela Sue Martin) et acteurs bankables (Gene Hackman).
Alfred Hitchcock | L'auberge de la Jamaïque (1939)
Clôturant sa période anglaise (il ne retournera sur sa terre natale qu'en 1972 à l'occasion de Frenzy), L'auberge de la Jamaïque est dans la carrière d'Alfred Hitchcock, un de ses films les plus curieux, un de ceux en tout cas où il semble s'être le moins investi.
Charles Friend - L'aventure sans retour (1948)
Pour les Anglais, le capitaine Robert Falcon Scott est un héros national, raison pour laquelle le cinéma britannique s'en empare et ce, alors que les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas encore tout à fait pansées.
Peter Faiman | Crocodile Dundee (1986)
Comédie venue des antipodes, Crocodile Dundee fut le succès surprise de l'année 1986. Trente-trois ans plus tard (déjà !), il a vieilli mais son humour demeure efficace et son (petit) charme, intact.
A lire | Gregg G. Tallas - Les sirènes d'Atlantis (1949)
En 1919, Pierre Benoit publie L'Atlantide, qui rencontre un immense succès. Le cinéma s'en empare et on ne compte pas moins de cinq adaptations du roman, sans compter un téléfilm réalisé en 1972. Les sirènes d'Atlantis est l'une d'entre elles. Si sa paternité compliquée - pas moins de quatre metteurs en scène dont John Brahm et peut-être Douglas Sirk, se sont ainsi succédé - laisse craindre un naufrage, le film ne souffre pas de cette gestation chaotique. Que ce soit son monteur (Greg Tallas) qui ait été chargé par la United Artists de coller les morceaux, peut expliquer la bonne tenue générale d'un métrage qui reste malgré tout plutôt homogène. Ceci étant, l'oeuvre reste mineure, souffrant d'un manque de moyens évident qui l'oblige à circonscrire le récit entre les murs du royaume de la reine Antinea. Face à des comédiens assez ternes, dont son époux d'alors, Jean-Pierre Aumont, Maria Montez magnétise l'écran, trouvant dans le rôle de cette cruelle souveraine aux allures de mante religieuse, un des plus beaux rôles de sa courte carrière. Sans elle et de belles images finales où l'on devine le corps du lieutenant André Saint-Avit enseveli sous le sable, cette version de l'Atlantide n'aurait pas la même saveur. (vu le 19.01.2019)
Ruggero Deodato | Gungala, la panthère nue (1968)
Production aussi médiocre que sympathique, Gungala, la vierge de la jungle n'en a moins rencontré un certain succès, poussant ses producteurs à mettre en chantier une suite. Auteur du scénario, Romano Ferrara est reconduit derrière la caméra mais face à son incompétence, Ruggero Deodato est appelé pour retourner quelques scènes avant de s'en voir confier la réalisation sous le nom de Roger Rockfeller (sic) . Il en résulte une séquelle nettement plus aboutie que le film d'origine. S'il reste très minimaliste, le script se veut plus trépidant, riche de quelques bonnes idées comme la ressemblance entre la déesse blanche et Julie. Surtout, le futur papa de Cannibal Holocaust signe un vrai travail de cinéma, contrairement à son prédécesseur et ce, bien qu'il s'agisse de sa première expérience à ce poste. Mais les années passées en tant qu'assistant-réalisateur, aussi bien pour Rossellini, Bolognini ou Margheriti, lui assure un métier de technicien déjà solide.
Cela se ressent à la fois dans l'utilisation de la musique, doucereusement psyché, la volonté de tourner en décors naturels (autant que faire se peut) et une mise en scène plus travaillée et tonique. Si son fameux film de cannibales est encore loin, son goût du réalisme transparaît déjà. De plus, sa façon d'utiliser la beauté de Kitty Swan diffère de celle de Ferrara, dans son érotisme plus bon enfant et suggéré. La Danoise y apparaît moins vulgaire, plus légère et fleur bleue. Point de gros plans sur sa poitrine pour montrer le diamant niché entre ses seins cette fois-ci mais seulement ses formes parfaites et satinées que l'on devine sous une tenue sexy en diable. Louons également la plastique de Micaela Pignatelli qui suinte le vice par tous les pores sans (presque) rien dévoiler de ses charmes. Avec ce second Jungala, Deodato gagne ses galons d'artisan du cinéma bis. (vu le 01/01/2019)
Cela se ressent à la fois dans l'utilisation de la musique, doucereusement psyché, la volonté de tourner en décors naturels (autant que faire se peut) et une mise en scène plus travaillée et tonique. Si son fameux film de cannibales est encore loin, son goût du réalisme transparaît déjà. De plus, sa façon d'utiliser la beauté de Kitty Swan diffère de celle de Ferrara, dans son érotisme plus bon enfant et suggéré. La Danoise y apparaît moins vulgaire, plus légère et fleur bleue. Point de gros plans sur sa poitrine pour montrer le diamant niché entre ses seins cette fois-ci mais seulement ses formes parfaites et satinées que l'on devine sous une tenue sexy en diable. Louons également la plastique de Micaela Pignatelli qui suinte le vice par tous les pores sans (presque) rien dévoiler de ses charmes. Avec ce second Jungala, Deodato gagne ses galons d'artisan du cinéma bis. (vu le 01/01/2019)
Romano Ferrara | Gungala, la vierge de la jungle (1967)
Avec La vierge de la jungle, Artus inaugure une nouvelle collection dédiée aux filles de la jungle, du cinéma alternatif pur jus comme on l'aime. Après le succès de Liane la sauvageonne (1957), les Italiens s'engouffrent dans la fente et mettent en branle les aventures de Samoa, Tarzana (ça ne s'invente pas) ou de Jungala donc. Comme souvent, ils accentuent la nudité inhérente à ce genre d'héroïnes, gratifiant la rétine de nombreuses scènes topless. C'est d'ailleurs le seul intérêt de cette modeste production sans doute tournée dans un bois autour de Cinecitta. Réalisateur du Monstre aux yeux verts avec Michel Lemoine, Romano Ferrara n'a aucun talent et met en scène platement un scénario qui tourne à vide, simple prétexte dévoiler la beauté dénudée de Kitty Swan. Seule sa présence - et celle de Linda Veras, qu'on aimerait davantage voir à poil - maintiennent vaguement le spectateur en éveil, lequel n'attend qu'une chose : admirer la superbe plastique de la Danoise qui n'a rien à dire et se contente de courir ou de se baigner sans aucune raison du reste ! Quoique mineur, ce Jungala connaîtra un certain succès, qui inspira à la fois le fumetti Jungla et une suite, La panthère nue, nettement plus enthousiasmante car avec beaucoup plus de cinéma dedans. Il faut dire que c'est Ruggero Deodato, futur auteur de Cannibal Holocaust, qui sera aux manettes... (vu le 30/12/2018)
Gilles de Maistre | Mia et le lion blanc (2018)
Avec son tournage s'étalant sur trois années afin de voir grandir ses deux héros, l'histoire du film est presque plus intéressante que le film lui-même. Car, au final, le résultat ne se montre pas tout à fait à la hauteur du projet. Mia et le lion blanc ne nous épargne aucune convention, aussi bien dans la forme (ces plans de savane que nimbent des couchers de soleil) que dans le fond (l'amitié improbable entre une ado rebelle et un animal sauvage) tandis que Gilles de Maistre, documentariste réputé, abuse des (très) gros plans qui ne se justifient pas. Mais la jeune Daniah De Villiers, qui porte le film sur ses frêles épaules, allie charme et dynamisme et l'ensemble, efficace et plaisant, a au moins le mérite de sensibiliser le public sur le sort des animaux sauvages, et des lions au cas particulier, qui, loin d'être protégés, sont destinés à être abattus dans le confort d'un enclos, par des touristes en mal de sensations fortes... (vu le 27/12/2018)
John Cromwell | Le chevalier de la vengeance (1942)
Aux côtés du Signe de Zorro (1940) ou du Cygne noir (1942), Le chevalier de la vengeance fait partie de ces films (d'aventures) qui ont fait la gloire de Tyrone Power alors sous contrat avec la Fox. Le savoir-faire du studio est à l'oeuvre, embarquant autour de la star une distribution pleine de panache et de charme. Le rôle du méchant est confié à George Sanders qui excelle alors dans ce registre suave de coquin aux manières aristocratiques. Gene Tierney et Frances Farmer (juste avant qu'elle n'entame sa descente aux enfers) forment un duo féminin magnétique que complète la toujours excellente Elsa Lanchester. Et on est même tout surpris de retrouver l'inusable John Carradine dans la peau d'un personnage sympathique. Bien que responsable de la première version du Prisonnier de Zenda (1937) , on devine John Cromwell plus intéressé par les ressorts dramatiques d'un récit qu'il tire vers l'intime et le romantisme plus que vers l'action. Son film joue sur l'opposition entre deux mondes. A l'Angleterre Victorienne, sombre et peuplée de menaces, répond le cadre paradisiaque des îles polynésiennes. Le résultat est plastiquement superbe. (vu le 16/12/2018)
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