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Gerard Damiano | Odyssey - The Ultimate Trip (1977)


Malgré (ou à cause) de la présence du mythique Gerard Damiano (Gorge profonde et The Devil In Miss Jones, est-il encore besoin de le rappeler !), Odyssey s'impose comme une oeuvre étrange au sein de la production pornographique contemporaine. Subdivisé en trois segments, le film prend l'allure d'une plongée dans la libido de plusieurs personnages entre réalité et fantasme(s). Le métrage étonne - et pourra décevoir - par son aspect bavard qui repousse quasiment les scènes de sexe en second plan. De fait, il faut bien admettre que celui qui y chercherait de quoi se palucher en sera pour ses frais. Beaucoup de fellations, on retrouve là une des marques de fabriques de Damiano et surtout deux séquences hallucinantes, dont une très belle partouze au bord de l'enfer (avec en prime la gourmande Vanessa Del Rio), sauront à même de déclencher réellement l'érectomètre !
Mais ce réalisateur est détenteur d'un univers qui lui est propre, peuplé de femmes façon "girl next door", baignant dans une ambiance aux confins du fantastique et s'achevant par la mort, soit autant de traits qui définissent un auteur, peut-être même le seul du cinéma porno. Vu la médiocrité et la vacuité de la production actuelle, ce n'est pas demain que Damiano se fera ravir ce titre !



























Goddess | Vanessa Del Rio






















Shaun Costello | Afternoon Delights (1980)


Auteur d'une oeuvre pléthorique, riche de plus de 60 films réalisés en dix ans, Shaun Costello fait partie de ces réalisateurs officiant dans le porno, dont la renommée est parvenue à franchir le ghetto du X, au point de devenir culte, à l'image de ses pellicules pourtant souvent tournées au kilomètre.
Moins célèbre que Forced Entry (1973), Women In Uniform (1976), The Dark Side Of Danielle (1976) et surtout Water Power (1977), Afternoon Delights témoigne néanmoins, sur un mode certes mineur, d'une vraie personnalité, laquelle s'exprime à travers des situations parfois brutales, souvent malsaines, flirtant avec le SM. Ainsi, Costello n'hésite pas à jouer avec les codes gay (façon Cruising) ou à faire preuve de mauvais goût avec son clin d'oeil à la nazisploitation et son cortège de fantasmes sadomasochistes.