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Neil LaBute | Possession (2002)
























Echec commercial lors de son exploitation en 2002, Possession (à ne pas confondre avec le film de Zulawski) mérite pourtant mieux que l'oubli dans lequel il est enfermé depuis. Il est vrai qu'il faut bien tout le talent de Neil LaBute pour réussir à nous captiver avec cette histoire de chercheurs qui tentent de percer le secret qui recouvre la relation entre deux poètes victoriens.

The Quill | Voodoo Caravan (2002)



















Après avoir publié en 2007 le résurrectionnel "Born From Fire", le label Metalville a le bon goût de déterrer deux anciennes rondelles de The Quill et pas n'importe lesquelles puisque "Voodoo Caravan" et "Hooray ! It's A Deathtrip", respectivement gravés en 2002 puis 2003,  comptent parmi les albums majeurs du combo suédois.

David Cronenberg | Spider (2002)
























David Cronenberg demeure un metteur en scène majeur, le fait est entendu. Mais il est pourtant permis de regretter ses débuts où, depuis son Canada natal, il développait une horreur organique au ton extrêmement personnel. Frissons, Rage, Chromosome 3, Scanner et Videodrome forment ainsi un corpus de films distillant un effroi viscéral et clinique.

KröniK | Winds - Reflections Of The I (2002)


Sans la présence du mercenaire de la batterie, Hellhammer (Mayhem) derrière les fûts, il est probable que ce premier disque de Winds, faisant suite à un EP remarqué, n’aurait sans doute pas bénéficié de la même exposition. C’eut été dommage car Winds mérite un intérêt certain, quand bien même Reflections Of The I ne se révèle pas incontournable. Ce groupe norvégien propose un metal qui n’a rien d’extrême malgré le pedigree de son cogneur, à la fois atmosphérique et orchestral. Mais loin du pompiérisme et de la puissance wagnérienne de Therion, Winds recourt à un ensemble à cordes afin de souligner délicatement des ambiances plus que pour assouvir une quelconque mégalomanie.


Il s’agit donc d’une musique pleine de finesse et riche en émotion (la voix de Lars Eric Si y est pour beaucoup), virtuose sans être démonstrative. Certains titres sont d’une beauté et d’une gravité bouleversantes, comme “ Realization ”, “ Passion’s Quest ” ou “ Reason’s Desire ”, mais en définitive, la volonté louable du groupe de ne pas sombrer dans l’excessif fait que l’on reste sur sa faim. De plus, Reflections Of The I est un peu court et n’exploite pas toutes les pistes qu’il défriche. Un album très agréable à écouter et prometteur. (2006)


Paul Schrader | Auto Focus (2002)


Davantage qu'un biopic sur Bob Crane (aka Hogan dans la série Papa Schulze !), dont la famille a d'ailleurs contesté la vision assez négative, Auto-Focus est avant tout le portait d'une star qui va connaître le déclin, la déchéance, non pas à cause de la drogue ou de l'alcool mais du sexe. "Une journée sans sexe est un jour de perdu". Loin d'être manichéen, ce qui aurait été surprenant de la part de Paul Schrader, le film montre au contraire un homme attachant, malade plus que simple obsédé. En filigrane se dessine clairement les thématiques chères au metteur en scène dont toute l'oeuvre est marquée du sceau du péché (Hardcore, La féline, American Gigolo...).
Sur fond d'évolution technologique avec la naissance de la vidéo, du magnétoscope qui nourrit le sujet, on suit la descente aux enfers de Bob Crane sous le regard de son ange destructeur et futur bourreau. Un grand film, passionnant de bout en bout car il dépasse, transcende, un thème qui entre les mains d'un médiocre n'aurait abouti qu'à une obscénité. A souligner enfin la remarquable performance de Greg Kinnear qu'on n'attendait pas à un si haut niveau !













Jean-Yves Le Castel | 18 Birthday Presents (2002)


Ce film, réalisé par le comédien Jean-Yves Le Castel, conte la métamorphose d'une jeune fille qui fête ses 18 printemps laquelle, d'abord réservée se fait de plus en plus délurée au contact de ses copines, l'une se faisant prendre par une belle queue noire, les autres s'amusant entre elles. Valentina Valli finira par lâcher son nounours pour s'offrir à une dizaines de bites dans une orgie finale démentielle. Quand on reçoit comme cadeau les chibres de Steve Holmes ou de Frank Gun, on peut la comprendre !