Réalisé en 1972 par le britannique Ronald Neame, L'aventure du Poseidon fait partie des fleurons du film catastrophe des années 70 dont il coche toutes les cases : un vétéran chevronné derrière la caméra, de gros moyens mis à disposition par un producteur ivre de gigantisme (Irwin Allen qui produira deux ans plus tard la fameuse Tour infernale) et une brochette de comédiens, mêlant gloires vieillies (Shelley Winters), jeunes beautés (Carol Lynley, Pamela Sue Martin) et acteurs bankables (Gene Hackman).
AU PIF
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Joseph Pevney | Alerte en plein ciel (1960)
Alerte en plein ciel est une imposture. Alors qu'il semble être l'embryon du film catastrophe aérien, dont il aligne tous les (futurs) poncifs, avec sa galerie de personnages archétypaux, les amourettes entre pilotes et hôtesses de l'air et ces stars fatigués (ici le crispé Dana Andrews), le métrage de Joseph Pevney est un film catastrophe sans catastrophe dedans. Il faut ainsi attendre une heure et demie de bavardage pour voir un vague suspense bruisser avant d'être rapidement avorté. Entre les commentaires en voix off ridicules et des situations qui ne le sont pas moins, il n'y a pas grande chose à sauver The Crowed Sky qui ne fait honneur ni son pitch (deux avions risquent de se percuter) ni à sa distribution que pimentent la beauté de Rhonda Flemming et celle de Anne Francis. (Vu le 25/03/2018 / Source : enregistré sur TCM en 2011).
John Guillermin | Alerte à la bombe (1972)
De loin, Alerte à la bombe pourrait passer pour un des épisodes de la série Airport alors qu'il n'a pourtant rien à voir avec la célèbre franchise. S'il respecte à la lettre les invariants du film catastrophe des années 70, avec le commandant charismatique qui a eu une liaison avec l'hôtesse de l'air en chef, sans oublier la galerie de personnages généralement campés par des stars vieillissantes (ici Jeanne Crain et Walter Pidgeon), Skyjacked possède cependant un ton qui lui est propre, ce qui explique pourquoi il vole au-dessus des autres spécimens du genre (hormis 747 en péril). Guillermin privilégie ainsi la tension et la psychologie au détriment du spectaculaire. C'est la principale qualité du film mais aussi sa faiblesse première. Car au final, celui-ci ne se montre pas toujours palpitant même s'il est solide et agréable à regarder.
Heureusement James Brolin compose avec une justesse glaçante un pirate de l'air névrosé tandis que Charlton Heston se montre très à l'aise et Yvette Mimieux, très en beauté. (Vu le 03/03/2018 / Source : enregistré sur France 3 en VHS).
Heureusement James Brolin compose avec une justesse glaçante un pirate de l'air névrosé tandis que Charlton Heston se montre très à l'aise et Yvette Mimieux, très en beauté. (Vu le 03/03/2018 / Source : enregistré sur France 3 en VHS).
George Seaton | Airport (1970)
Daté et poussiéreux, Airport rencontra cependant un très grand succès lors de sa sortie, qui lança la mode des films catastrophe et eut plusieurs séquelles. Il rassemble ainsi tous les invariants propres à ce (sous) genre : défilé de vedettes plus ou moins fanées, personnages archétypaux et bien sûr la catastrophe qui permet aux protagonistes de se révéler (ou pas). Mais, la faute à une réalisation pantouflarde de George Seaton, qui utilise avec nettement moins de bonheur le splitscreen qu'un Richard Fleischer par exemple et à une mise en place paresseuse, on lui préfère le 747 en péril de Jack Smight. Car au final, il ne se passe pas grand chose à l'écran. Peu de tension et beaucoup (trop) de palabres. Depuis Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?, il semble bien difficile de garder son sérieux face à un spectacle aussi conventionnel. Mais George Kennedy y trouve avec Patroni un de ses rôles les plus populaires. Distrayant à tout le moins...
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