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Makoto Naitō | 13 Steps Of Maki : The Young Aristocrats (1975)
























Une fois n'est pas coutume, Etsuko Shihomi n'est pas flanquée de Sonny Chiba dans 13 Steps Of Maki : The Young Aristocrats. Seule mais à la tête d'un gang de minettes justicières, elle castagne presque sans interruption pendant la courte durée (moins de 80 minutes) de ce film troussé avec efficacité par Makoto Naitō.

Stelvio Massi | Moto Massacre (1980)


Généralement prometteurs, les films bis italiens ne se montrent malheureusement pas toujours à la hauteur de ce que leur sujet, leur casting ou leur affiche annoncent. Tel est le cas de Moto Massacre qui semble promettre une pelloche bien testiculeuse, ce que le grand (à tous points de vue) Fabio Testi souligne plus encore par sa présence virile et puissante. Que Stelvio Massi (Un flic explosif), solide artisan du polar urbain à l'italienne, soit aux commandes, explique aussi pourquoi nous placions de raisonnables espoirs dans ce Speed Cross qui plus est écrit par Steno. Las, le résultat se révèle quelque peu décevant, avant tout prétexte pour offrir à Remi Julienne l'occasion de s'amuser avec des motos. Sorte de Rollerball avec des brèles (comme le suggère un de ses titres alternatifs, Roller Cross), le film est à peine sauvé par Testi qui parait ne pas trop croire à cette histoire, très loin en tout cas de sa performance féline et brutale de La guerre des gangs tourné en cette même année 1980. Pimenté par la beauté de Daniela Poggi, le tout se suit toutefois sans déplaisir ni ennui, entre castagne et affrontements motorisés. Massi et Testi se retrouveront néanmoins quelques mois plus tard avec Speed Driver, tourné dans la foulée, dans le milieu des courses automobiles cette fois-ci et avec Senta Berger ! (vu le 06.01.2019)










Walter Hill | Le bagarreur (1975)


Le bagarreur vaut mieux que son titre français franchement facile. Bien qu'il soit effectivement question d'un boxeur (à poings nus) et que plusieurs combats l'émaille, le film est plus qu'un simple véhicule pour Charles Bronson. Le fait qu'il se soit rasé la moustache, affichant un visage vieilli et plus buriné que jamais, tend à prouver que le comédien voyait en lui plus que cela. Enfermé dans un mutisme minéral, son personnage, sur lequel on ne sait rien, traverse le récit avec une tension rentrée et une profonde mélancolie, héros westernien qui disparaît comme il est arrivé. Mystérieusement. Bronson trouve là un ses plus beaux rôles. Si la mise en scène de Walter Hill est impeccable (ce n'est que sa première expérience derrière la caméra !), l'oeuvre tire avant tout sa force de son superbe duo d'acteurs qui se complète à merveille.
Déroulant son numéro,  James Coburn y apparaît aussi hâbleur et baratineur que Bronson est taiseux. Mentionnons enfin la belle photo de Philip Lathrop au service d'une reconstitution soignée de l'Amérique de la Grande Dépression. Bref, on n'est pas loin un chef-d'oeuvre !














John Badham | Tonnerre de feu (1983)


Après les échecs, plus commerciaux qu'artistiques, de son Dracula (1979) et C'est ma vie, après tout (1981), Tonnerre de feu ne marque pas seulement pour John Badham le retour du succès, il lui ouvre les portes du cinéma d'action dont il va devenir un solide artisan, de Wargames (1983) à Etroite surveillance (1987) en passant par La manière forte (1991). Malgré sa (molle) dénonciation des dérives sécuritaires, Blue Thunder est donc moins un film à thèse qu'un thriller efficace dont on retient avant tout les spectaculaires séquences aériennes.
S'il ouvre la voie des séries basées sur des engins ultra sophistiqués typiques des années 80 (Supercopter, K2000....), le métrage n'en reste pas moins plombé par les clichés, témoins ce héros hanté par le Vietnam et ce vilain antipathique, joué par un Malcolm McDowell qui commence alors à limiter son talent à ce genre de personnages, tout d'abord dans des productions importantes (comme celle-ci) avant de peu à peu glisser sur la pente de la série B voire carrément Z... La machination politique se réduit à un brouillon caricatural tandis que le voyeurisme et le fait de voir nos vies espionnées, sujet pourtant visionnaire, se réduit à quelques scènes, comiques qui plus est....













Jonathan Demme | Colère froide (1976)


On résume souvent la carrière de Jonathan Demme, qui vient de nous quitter, aux fameux Silence des agneaux (1990) et à Philadelphia (1993), voire à Veuve mais pas trop (1988) et Dangereuse sous tous rapports (1986). Pourtant, c'est oublier qu'il a commencé sous l'égide d'un Roger Corman, inépuisable découvreur de talent. Il est aussi permis de penser qu'il a signé ses meilleurs films à cette époque, entre Cinq femmes à abattre (1974) et Meurtre en cascade (1979).
Son troisième long-métrage, Colère froide, n'est certes pas son meilleur mais il reste intéressant dans sa façon d'hésiter entre ce qu'il aurait dû être, un film d'action rural comme Peter Fonda les affectionnait, dans la continuité de Larry le dingue, Mary la garce (John Hough, 1974) ou Course contre l'enfer (Jack Starret, 1975) et ce que Demme semblait vouloir en faire, critique à la fois violente et intimiste de la corruption et de la spoliation de fermiers par des industriels véreux. Et au final, on retient surtout de Fighting Mad la présence charismatique de Fonda et ses nombreuses séquences d'explosion et autres poursuites, dans lesquelles Scott Glenn est rapidement sacrifié.

IMDB
Chez WipFilms













Fred Williamson | Les 4 justiciers (1982)


Bien avant Expendables, Fred Williamson a l'idée de réunir une belle brochette de gros bras, occasion alors de réunir sur une même affiche quatre vedettes emblématiques d'une blacksploitation plus que moribonde, soit Jim Brown, Richard Roundtree, Jim Kelly et bien sûr Williamson.
Fendard sur le papier, le film l'est beaucoup moins sur pellicule, prouvant que ce dernier, qui occupe à la fois les fonctions de producteur, scénariste, réalisateur et acteur, écrit avec des moufles et filme avec les pieds. De fait, hormis la présence des quatre Big Jim, qui est loin de faire les étincelles promises et qu'accompagne Joe Spinell (Maniac), il n'y a pas grand chose à sauver de ce nanar fait de plans qui s'éternisent inutilement et où même les scènes de baston déçoivent : un comble !