Pour être honnête, jusqu’à présent le "vrai" Black Metal américain rimait surtout avec des hordes telles que Leviathan, Xasthur, Nachtmystium, Ludicra ou Velvet Cacoon, pour n’en citer qu’une petite poignée, beaucoup moins avec Abigail Williams, tâcheron qui bien qu’efficace, louchait trop, à notre goût s’entend, vers le Metalcore (à ses débuts) puis vers la branche symphonique à la Dimmu Borgir sur In The Shadow Of The Thousand Suns, proximité que le départ en 2009 de sa charmante claviériste Ashley Ellyllon pour le cirque ambulant Cradle Of Filth (qu’elle a depuis déjà quitté !) a confirmé. Et quand bien même In The Absence Of Light (2010) témoignait d’un durcissement bienvenu, nous n’attendions tout de même pas grand chose de Becoming, son successeur.
