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Alfred Hitchcock | L'auberge de la Jamaïque (1939)
Clôturant sa période anglaise (il ne retournera sur sa terre natale qu'en 1972 à l'occasion de Frenzy), L'auberge de la Jamaïque est dans la carrière d'Alfred Hitchcock, un de ses films les plus curieux, un de ceux en tout cas où il semble s'être le moins investi.
John Ford | L'aigle vole au soleil (1957)
Si l'on veut vraiment connaître John Wayne, L'aigle vole au soleil fait partie des films qu'il faut avoir vus, avec L'homme tranquille ou La prisonnière du désert, toujours mis en scène par John Ford. Il prouve dans ce biopic consacré à la vie de l'aviateur et plus tard scénariste Frank "Spig" Wead quel grand comédien il était, loin de la figure monolithique que ses détracteurs lui prêtaient. Il faut le voir vieilli, boitant dans la peau de cet homme brisé mais qui trouve la force de survivre, de se surpasser. C'est une formidable leçon de courage que nous propose le réalisateur qui trouve là un sujet selon son coeur dont on voit mal qui d'autre que lui, aurait pu le filmer.
S'il commence sur une note légère et humoristique, cette truculence cède ensuite à la place à la gravité sans que la camaraderie chère aussi bien à Ford qu'à son acteur fétiche, ne déserte une histoire où l'amitié est plus forte que l'amour, témoin la relation que Wead entretient avec sa femme, idéalement campée par Maureen O'Hara, incandescente et sauvage. Un beau flm (trop) méconnu. | IMDb
S'il commence sur une note légère et humoristique, cette truculence cède ensuite à la place à la gravité sans que la camaraderie chère aussi bien à Ford qu'à son acteur fétiche, ne déserte une histoire où l'amitié est plus forte que l'amour, témoin la relation que Wead entretient avec sa femme, idéalement campée par Maureen O'Hara, incandescente et sauvage. Un beau flm (trop) méconnu. | IMDb
Arthur Lubin | Lady Godiva (1955)
Lady Godiva aurait pu rejoindre la liste des grands films d'aventures historiques comme Hollywood les affectionnait alors : un beau Technicolor, l'équipe technique de la Universal, quelques seconds rôles solides dont le truculent Victor McLaglen et bien sûr l'incendiaire Maureen O'Hara dans un rôle taillé pour elle. Las, le néanmoins sympathique Arthur Lubin n'est pas Richard Thorpe et sa mise en scène manque de la fougue et du panache nécessaires. Sans beaucoup d'action, c'est de l'histoire d'intérieurs là où on aurait aimé du mouvement.
Le terne et oublié George Nader est totalement éclipsé par sa partenaire, nous faisant regretter l'absence de Jeff Chandler, qui aurait dû camper Lord Leofric, lequel n'est pas un grand comédien mais possède une présence plus forte que son remplaçant heureusement doublé en français par l'incontournable Jacques Dacqmine. Il ne reste donc de ce film toutefois agréable que la scène où Maureen O'Hara parcourt sur un cheval et en tenue d'Eve la ville de Coventry et les rares apparitions d'un jeune Clint Eastwood alors en contrat avec le studio.
Le terne et oublié George Nader est totalement éclipsé par sa partenaire, nous faisant regretter l'absence de Jeff Chandler, qui aurait dû camper Lord Leofric, lequel n'est pas un grand comédien mais possède une présence plus forte que son remplaçant heureusement doublé en français par l'incontournable Jacques Dacqmine. Il ne reste donc de ce film toutefois agréable que la scène où Maureen O'Hara parcourt sur un cheval et en tenue d'Eve la ville de Coventry et les rares apparitions d'un jeune Clint Eastwood alors en contrat avec le studio.
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