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Roy Rowland | L'aventure fantastique (1955)
























Il est fréquent de lire que western et comédie ne font généralement pas bon ménage. Les exceptions existent cependant, que l'on songe à La vallée de la poudre de George Marshall (1958), La blonde et le shérif de Raoul Walsh (1958) ou dans le pur burlesque, le Chercheurs d'or des Marx Borthers (1940), auxquels on peut rajouter, certes sur un mode mineur, L'aventure fantastique.

William Wellman | Convoi de femmes (1951)


Considéré - à raison - comme des plus beaux westerns des années 50 (ou pas), Convoi de femmes étonne moins pour son propos dont on a coutume de dire qu'il est féministe que pour son traitement sec et aride. Drapé dans un noir et blanc dépouillé, presque austère, dépourvu de musique, déshabillé de toutes les séquences spectaculaires habituelles, il est un film d'une épure admirable loin du pittoresque ou du lyrisme fordiens.
Wellman ne s'autorise qu'une scène plus flamboyante lorsque Robert Taylor (formidable de rudesse) et Denise Darcel se poursuivent à cheval avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Récit initiatique où les individualités vont peut à peu se fondre dans la collectivité, Westward The Woman est une oeuvre tour à tour drôle, tendre, épique et douloureuse (la mort du petit garçon) dont les personnages d'origines diverses (italienne, japonaise etc...) symbolisent le melting pot américain. Là réside la signature de Frank Capra qui a rédigé le scénario (basé sur une histoire vraie), qu'il aurait d'ailleurs dû mettre en scène, ce que la Colombia refusa ! (Vu le 28/04/2018 / Source : enregistré sur Action)
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Richard Thorpe | Les chevaliers de la Table ronde (1953)


Qu'importe qu'il prennent des libertés avec le mythe arthurien et confondent VIe et XIIIe siècles, Les chevaliers de la Table ronde est à prendre pour ce qu'il est, un fastueux livre d'images, comme Hollywood les affectionnait alors et dont on ne dira jamais assez le pouvoir d'évocation qu'il a pu exercer - et continue à exercer - dans notre inconscient de cinéphile.
Pour nous, le Moyen-Âge aura toujours les teintes chatoyantes du Technicolor, les reines, la beauté des Ava Gardner ou Elizabeth Taylor et les chevaliers, le mâle visage de Robert Taylor, tour à tour Ivanhoé, Lancelot ou Quentin Durward sous la houlette d'un Richard Thorpe alors spécialiste du films d'aventures dont le palmarès laisse rêveur. Plus fidèle et sombre, le Excalibur de John Boorman ne peut rivaliser avec le charme de ces bandes enchantées... C'est ce qu'on appelle la magie du cinéma.