"Nocturnal Bloodlust", le premier album de Black Beast (black metal), sortira le 8 novembre 2019 chez Primitive Reaction.
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News | Wald Krypta - Where None Remain
"Where None Remain", le nouvel album de Wald Krypta (Raw Black Metal), sortira le 25 octobre 2019 chez Eternal Death.
A lire | Pa Vesh En - Church Of Bones (2018)
Le black metal, dans sa définition la plus dépressive et primitive, est friand de ces misanthropes à face de goule qui pondent des albums comme d'autres vont aux chiottes, tout seul dans leur coin. Des démos par palettes entières et des splits partagés avec tout ce qui rampe dans les profondeurs de la chapelle noire, s'enchaînent à un rythme frénétique, conférant rapidement à leurs auteurs une aura culte. Xasthur, Leviathan ou Striborg hier, Pa Vesh En aujourd'hui. Dernier de ces projets qui ne peuvent proliférer que dans les artères macabres de caveaux humides, cette entité échappée des froides forêts biélorusses s'est taillée un nom (mystérieux) en moins de deux ans. Deux démos ("Knife Ritual" puis "Dead Womb") éditées en format cassette (quoi d'autre ?), suivi d'un 7 pouces au titre bien nommé ("A Ghost") et enfin une alliance avec Temple Moon, jonchent le sol d'une grotte éclairée à la chandelle qu'une première offrande longue durée vient allonger en ce début d'automne 2018.
La créature de la nuit aligne tous les invariants propres au black metal régressif comme des pinces à linge sur un fil. Mais, visuel morbide en noir et blanc, prise de son brumeuse et identité anonyme participent de cette atmosphère spectrale qui enrobe cette oeuvre tel un suaire pourrissant. Reste que la magie (noire, forcément) de cet art haineux et blafard opère encore une fois. Et on finit par être engourdis puis happés par ces plaintes lancinantes grouillant dans une sinistre bouillie. Résonnant comme un râle étouffé, capturé dans les entrailles d'une crypte noyée dans les ténèbres, le chant est inaudible, souligné par un tempo tordu qui parfois s'emballe (A Funeral Procession). Tout concourt à plonger "Church Of Bones" dans un éther macabre aux confins d'un ambient sépulcral qu'égrènent des claviers cafardeux (La valse Macabra). Néanmoins, on devine derrière cette façade polluée, un talent réel qui fait de Pa Vesh En autre chose qu'une gargouille de plus ruminant son mal-être et sa haine de la race humaine. Il suffit ainsi d'écouter une complainte telle que « Pale Body... » pour constater que son géniteur possède une écriture plus travaillée qu'il n'y paraît, laquelle se conjugue à une manière assez personnelle de fouiller l'obscurité, de matérialiser des ambiances blêmes. Drapée dans un halo livide, cette hostie possède le goût d'une bile vénéneuse. Les titres s'enchaînent en une danse (macabre) entêtante, litanie fantomatique à travers les couloirs caverneux d'une cavité froide et enténébrée. Cénotaphe lugubre noyé dans une brume funéraire, "Church Of Bones" se montre à la hauteur de l'intérêt suscité par les brouillons qui l'ont préparé, confirmant au passage que Pa Vesh En n'a pas volé son aura déjà culte. (01/10/2018) ⍖⍖⍖
La créature de la nuit aligne tous les invariants propres au black metal régressif comme des pinces à linge sur un fil. Mais, visuel morbide en noir et blanc, prise de son brumeuse et identité anonyme participent de cette atmosphère spectrale qui enrobe cette oeuvre tel un suaire pourrissant. Reste que la magie (noire, forcément) de cet art haineux et blafard opère encore une fois. Et on finit par être engourdis puis happés par ces plaintes lancinantes grouillant dans une sinistre bouillie. Résonnant comme un râle étouffé, capturé dans les entrailles d'une crypte noyée dans les ténèbres, le chant est inaudible, souligné par un tempo tordu qui parfois s'emballe (A Funeral Procession). Tout concourt à plonger "Church Of Bones" dans un éther macabre aux confins d'un ambient sépulcral qu'égrènent des claviers cafardeux (La valse Macabra). Néanmoins, on devine derrière cette façade polluée, un talent réel qui fait de Pa Vesh En autre chose qu'une gargouille de plus ruminant son mal-être et sa haine de la race humaine. Il suffit ainsi d'écouter une complainte telle que « Pale Body... » pour constater que son géniteur possède une écriture plus travaillée qu'il n'y paraît, laquelle se conjugue à une manière assez personnelle de fouiller l'obscurité, de matérialiser des ambiances blêmes. Drapée dans un halo livide, cette hostie possède le goût d'une bile vénéneuse. Les titres s'enchaînent en une danse (macabre) entêtante, litanie fantomatique à travers les couloirs caverneux d'une cavité froide et enténébrée. Cénotaphe lugubre noyé dans une brume funéraire, "Church Of Bones" se montre à la hauteur de l'intérêt suscité par les brouillons qui l'ont préparé, confirmant au passage que Pa Vesh En n'a pas volé son aura déjà culte. (01/10/2018) ⍖⍖⍖
Black metal, in its most depressive and primitive definition, is fond of these ghoul-faced misanthropes who produce albums like others go to the toilet, alone in their corner. Demos by full pallets and splits shared with everything that crawls into the depths of the black chapel, follow one another at a frenetic pace, quickly giving their authors a cult aura. Xasthur, Leviathan or Striborg yesterday, Pa Vesh Today. The last of these projects, which can only proliferate in the macabre arteries of damp cellars, this entity escaped from the cold Belarusian forests has carved out a (mysterious) name for itself in less than two years. Two demos (Knife Ritual then Dead Womb) published in cassette format (what else?), followed by a 7-inch with a well named title (A Ghost) and finally an alliance with Temple Moon, lit up the ground of a candlelit cave that a first long-lasting offering extends in early autumn 2018. The creature of the night aligns all the invariants specific to regressive black metal like clothes pegs on a line. But, morbid black and white visual, mist recording and anonymous identity are part of the spectral atmosphere that envelops this work like a rotting shroud. However, the magic (black, necessarily) of this hateful and pale art works once again. And we end up being numb and then caught up in these haunting complaints teeming in a sinister mess. Resounding like a muffled rail, captured in the bowels of a crypt drowned in darkness, the song is inaudible, underlined by a twisted tempo that sometimes gets carried away (A Funeral Procession). Everything contributes to plunge Church Of Bones into a macabre ether at the borders of a sepulchral environment that ejects cafard-like keyboards (La valse Macabra). Nevertheless, behind this polluted facade, one can guess a real talent that makes Pa Vesh More than just another gargoyle ruminating about his unease and hatred of the human race. All you have to do is listen to a complaint such as "Pale Body... "to find that his progenitor has a more elaborate writing than it seems, which is combined with a rather personal way of searching the darkness, of materializing pale atmospheres. Draped in a livid halo, this host has the taste of a poisonous bile. The titles follow one another in a heady (macabre) dance, a ghostly litany through the cavernous corridors of a cold and dark cavity. A gloomy cenotaph drowned in a funeral mist, "Church Of Bones" is equal to the interest aroused by the drafts that prepared it, confirming in passing that Pa Vesh En has not stolen his already cult aura. (01/10/2018)
Black Howling | Return Of Primordial Stillness (2018)
Black Howling n'a pas raté son retour, accouchant même de son offrande la plus jubilatoire depuis "Melancholy Of A Pagan Bucolic Spirit', charriant un désespoir aussi inexorable que déglingué.
Après avoir pendant des années craché sa semence au goût de rouille avec une frénésie épileptique, à grands coups de démos et autres splits partagés avec à peu près tout ce qui rampe au sein de la chapelle noire lusitanienne (ou pas), Black Howling a depuis ralenti la cadence en privilégiant les albums au détriment de ces miettes si prisées par l'underground. Ainsi, après le néanmoins décevant "The Rain Is The Weeping Of Forefathers", seul "O Sangue e a Terra" est venu briser le silence dans lequel les deux Portugais se murent désormais. Loin d'entamer l'aura culte qui entoure leur œuvre, cette rareté n'a fait au contraire que renforcer leur stature démiurgique au sein d'une scène au sommet de laquelle ils trônent comme des patriarches respectés.
D'où les attentes suscitées par ce "Return Of Primordial Stillness" dont on espérait beaucoup. A raison car ce cinquième opus fait mieux que combler un vide de trois ans, il se rapproche par sa réussite d'un "Melancholy Of A Pagan Bucolic Spirit" que d'aucuns considèrent, à juste titre, comme la création la plus remarquable de cette paire de musiciens connus sous de simples initiales. Encadré par deux pistes instrumentales plus trapues, les squelettiques 'Iberia' et 'Cosmic Oblivion' qui suintent un mal-être infini, son menu repose sur deux édifices qui se répandent sur près d'un quart d'heure chacun, fidèles en cela aux standards du tandem qui s'est fait une spécialité de ces longues ruminations enrobées d'un son rachitique. Chaque instrument s'y exprime dans un dénuement osseux, débarrassé de sa peau et de tout artifice. 'Celestial Synthropy' puis 'Celestial Enthropy' raclent la chair malsaine de ce black metal d'obédience dépressive qui n'appartient qu'à leurs géniteurs. Le tempo ne file jamais droit, le chant est inaudible, bouillie de hurlements écorchés, la guitare se traîne, laissant dans son sillage des traînées sales comme une plage après un dégazage sauvage, mais tout cela participe d'une transe obsédante quasi hypnotique. Caillouteux, "Return Of Primordial Stillness" baigne cependant dans un climat céleste et contemplatif qui trouve son écrin le plus envoûtant - et donc le plus beau - dans la seconde partie de ce diptyque suicidaire. Percé par de brutales éruptions, 'Celestial Enthropy' a quelque chose d'une interminable procession souvent lancinante le long d'un relief accidenté. Et quand le rythme cascadien s'emballe, c'est avec une jouissance extrême que se dresse une hampe ombrageuse striée de nervures gonflées d'un pus lépreux. Black Howling n'a pas raté son retour, accouchant même de son offrande la plus jubilatoire depuis "Melancholy Of A Pagan Bucolic Spirit', charriant un désespoir aussi inexorable que déglingué. (07/07/2018)
D'où les attentes suscitées par ce "Return Of Primordial Stillness" dont on espérait beaucoup. A raison car ce cinquième opus fait mieux que combler un vide de trois ans, il se rapproche par sa réussite d'un "Melancholy Of A Pagan Bucolic Spirit" que d'aucuns considèrent, à juste titre, comme la création la plus remarquable de cette paire de musiciens connus sous de simples initiales. Encadré par deux pistes instrumentales plus trapues, les squelettiques 'Iberia' et 'Cosmic Oblivion' qui suintent un mal-être infini, son menu repose sur deux édifices qui se répandent sur près d'un quart d'heure chacun, fidèles en cela aux standards du tandem qui s'est fait une spécialité de ces longues ruminations enrobées d'un son rachitique. Chaque instrument s'y exprime dans un dénuement osseux, débarrassé de sa peau et de tout artifice. 'Celestial Synthropy' puis 'Celestial Enthropy' raclent la chair malsaine de ce black metal d'obédience dépressive qui n'appartient qu'à leurs géniteurs. Le tempo ne file jamais droit, le chant est inaudible, bouillie de hurlements écorchés, la guitare se traîne, laissant dans son sillage des traînées sales comme une plage après un dégazage sauvage, mais tout cela participe d'une transe obsédante quasi hypnotique. Caillouteux, "Return Of Primordial Stillness" baigne cependant dans un climat céleste et contemplatif qui trouve son écrin le plus envoûtant - et donc le plus beau - dans la seconde partie de ce diptyque suicidaire. Percé par de brutales éruptions, 'Celestial Enthropy' a quelque chose d'une interminable procession souvent lancinante le long d'un relief accidenté. Et quand le rythme cascadien s'emballe, c'est avec une jouissance extrême que se dresse une hampe ombrageuse striée de nervures gonflées d'un pus lépreux. Black Howling n'a pas raté son retour, accouchant même de son offrande la plus jubilatoire depuis "Melancholy Of A Pagan Bucolic Spirit', charriant un désespoir aussi inexorable que déglingué. (07/07/2018)
1389 / Tatzelwurm | Split (2013)
Bien qu'il ait vu la nuit il y a moins de dix ans, d'abord baptisé Black SS Vomit (ça ne s'invente pas), 1389 possède pourtant une discographie bordélique, dense comme le bottin où les alliances scellées avec la crème (ou non) du NSBM, se taillent la part du lion, à tel point qu'il paraît parfois bien difficile de les distinguer les unes des autres et ce, d'autant plus que, fidèle à un black metal rudimentaire, intense et evil, sale et ferrugineux dont il ne se départira sans doute jamais, véhicule d'un National Socialisme qui ne cache pas son nom, le bosniaque Vozd Jovan Pogani et unique maître des lieux, ne cherche nullement à se renouveler.
Live | Rance (Paris - 25/06/2016)
Coincé entre ceux de Clegane et de Point Mort, le concert délivré par Rance dans les entrailles du Buzz de Belleville, samedi 25 juin, fait partie de ces moments rares dont on se félicite de ne les avoir pas manqués. Parce qu'il s'agit de la première performance de ce groupe encore gestation, l'un des projets de Gaetan Misandre (Cepheide, Scaphandre), lequel imprime un tempo tellurique à l'ensemble. Parce qu'une aura de soufre et de culte auréole tel un lugubre suaire ce happening sonore pendant tout peut arriver. Parce qu'il y a un chanteur possédé, dos au public, qui hurle comme une créature des ténèbres. Parce qu'il y a une bassiste aussi ravissante que solide. Parce qu'un guitariste qui porte un T-shirt Hate Forest a forcément bon goût. Parce qu'il y a ce black metal viscéral, à la fois bouillonnant de haine et chargé en atmosphères. Il va sans dire que nous attendons désormais de pied ferme une première démo annoncée pour très bientôt.
KröniK | Woddréa Mylenstede - Créda Beaducwealm (2016)
Si Altare Productions (associé pour l'occasion à Legion Blotan) a pour habitude de publier les offrandes de ses compatriotes de la péninsule, Woodréa Mylenstede n'a néanmoins pas vu la nuit au Portugal mais en Angleterre. Cette très obscure créature partage pourtant avec l'engeance noire lusitanienne la plus cryptique, une décrépitude sinistre identique ainsi que ce son dont prétendre qu'il est pollué tient du doux euphémisme. Rarement, sauf peut-être du côté de Forgotten Citadel Of Spirits, autre entité ténébreuse comme nous les affectionnons, il nous a même été donné d'entendre une telle croûte sonore aux allures de bouillie ferrugineuse. Ce faisant, ce groupe ( ?) ne se contente pas de repousser les limites de l'audible aux confins d'un art noir déglingué, il parvient à capter cette essence maléfique qui guidait jadis les Grands Anciens. Qui se cache derrière ce nom ? Nul ne le sait vraiment mais en choisissant de ne pas divulguer l'identité de ses membres, Woodréa Mylenstede ne fait que se confondre un peu plus avec une bête tapie dans les profondeurs d'une caverne. Trois démos tape suivies d'une alliance avec un Black Cilice presque audible en comparaison (c'est dire !) et dont le tirage extrêmement limité leur confère des allures de trésors impies entre les mains d'une poignée de fidèles encapuchonnés, ont façonné un charnier aux relents de rituels lugubres. Mais parler ici de black metal paraît pourtant presque absurde tant ce magma aux confins d'une cacophonie corrosive ne ressemble finalement à rien d'autre qu'à un creuset au fond duquel macèrent d'infâmes immondices. Les textes en vieil anglais n'aident pas une compréhension avalée par un brouillard opaque qui vomit des cris lointains. Woodréa Mylenstede est-il vraiment humain ? La question mérite d'être posée car sinon comment expliquer la mise au monde ce qui n'a de musique que le nom. Rarement il nous aura de fait été donné de plonger autant dans les arcanes d'une grotte qu'aucune trace de lumière ne semble avoir pu atteindre, théâtre de cérémonies ancestrales à la gloire d'un culte millénaire. Tel est "Créda Beaducwealm", première offrande longue durée qui racle le même bois meurtri que ses aînés, dégueulant six plaintes agonisantes dont le tempo qui ne file jamais droit leur donne quelque chose d'une transe hypnotique. Rongés par une rouille malsaine, les instruments semblent patauger dans une nuit sans fin, hurlant à la manière d'une créature possédée mais, comme souvent, l'ensemble palpite pourtant d'une sève morbide et envoûte, capable d'absorber tel un buvard toute forme de vie. Le véritable underground est là, caché dans les replis de cette lugubre gangrène. 4/5 (2016)
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