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Henry Koster | Le voyage fantastique (1951)


Le voyage fantastique, qu'il ne faut bien entendu pas confondre avec son (célèbre) homologue que réalisa Richard Fleischer en 1966, est un film un peu oublié aujourd'hui, la faute à une mise en image paresseuse et académique (dans le mauvais sens du terme). Heureusement, il a pour lui sa solide distribution qui lui permet de se laisser voir sans déplaisir. Bien sûr, il y a Marlene, que l'on aime (ou pas), laquelle retrouve son partenaire de Femme ou démon (1939), James Stewart, parfait comme de bien entendu, dans le rôle du savant un peu farfelu, élevant seul sa fille avec des méthodes éducatives très personnelles sinon étranges. Tourné en Angleterre, le film peut compter également sur une poignée d'excellents comédiens du cru, dont l'imposant Jack Hawkins et la charmante Glynis Johns.  | IMDb






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Goddess | Glynis Johns


Michael Powell | Le 49ème parallèle (1941)


En quelques mots : Le 49ème parallèle raconte la cavale de six nazis plus ou moins fanatiques, à travers le Canada pour rejoindre la frontière américaine, ce qui les conduit à faire des rencontres symboliques avec divers personnages. Tournée en 1941, l'oeuvre s'inscrit, pour Michael Powell, dans un corpus de films de propagande initié par L'espion noir (1939) et qui culimnera avec Colonel Blimp (1943). Elle a clairement pour but d'inciter les Etats-Unis à réviser son jugement concernant le conflit mondial et donc à y prendre part. Cet appel à l'Amérique se retrouve dans le choix du lieu où se déroule l'action, chez le voisin canadien. L'idée du fidèle collaborateur de Powell, Emeric Pressburger, était de faire rencontrer aux Nazis des Canadiens types, dans différents milieux et différentes circonstances, personnages interprétés par des grands noms, tels que Laurence Olivier en traappeur ou Leslie Howard en intellectuel reclu. Sans égaler les chefs-d'oeuvre que sont Le narcisse noir (1947) ou La renarde (1950), Le 49ème parallèle porte néanmoins l'incontestable griffe de son auteur, de part sa beauté formelle et la fluidité de sa mise en scène.