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Mario Bava | Les trois visages de la peur (1963)
























Tourné entre Le corps et le fouet et Six femmes pour l'assassin, Les trois visages de la peur fait donc partie de la première partie de la carrière de Mario Bava et celle qui reste la mieux connue et considérée.

Jean-Pierre Melville | L'aîné des Ferchaux (1963)


Jean-Pierre Melville qui adapte Georges Simenon en réunissant Belmondo, Vanel et les beautés Michèle Mercier et Stefania Sandrelli, il y avait que quoi mettre l'eau à la bouche. Contre toute attente, L'aîné des Ferchaux déçoit terriblement. Mais d'où viennent les grumeaux ? De cette Amérique à laquelle on ne croit pas ? De ce récit dont l'intérêt se délite le long des routes pour s'enliser et tomber en panne sèche dans une dernière partie interminable ? De cette ambiance moite bien loin de la froideur coutumière du réalisateur ? De ce tournage à l'atmosphère détestable dont les conditions difficiles marqueront la fin de la collaboration entre Meville et Belmondo ? Pour toutes ces raisons en fait. Seules les scènes où s'affrontent, dans un mélange de respect et de rivalité, les deux principaux comédiens, méritent d'être louées. Décevant et ennuyeux, L'aîné des Ferchaux n'évoque que fugacement l'emphase glacée melvilienne...



















Goddess | Michèle Mercier






















Peter Collinson | Les baroudeurs (1970)


Les baroudeurs fait partie de ces films des années 60/70 qui plongent des héros, aventuriers davantage guidés par l'appât du gain que par une cause politique, dans un contexte historique. On pense bien entendu également à De l'or pour les braves de Brian G. Hutton. Malgré le sympathique tandem que constituent Tony Curtis dans sa période Danny Wilde et Charles Bronson et qui, sans faire des étincelles, fonctionne plutôt bien, ce film n'a rien de mémorable, la faute à un scénario trop lâche, à des dialogues qui tombent parfois franchement à plat et à une mise en scène par trop impersonnelle de Peter Collinson, dont on préfèrera revoir L'or de barre (1969) ou Les dix petits nègres (1974). Même Michèle Mercier ne fait pas grand chose à part offrir son charme fatigué bien que pas encore tout à fait fané. Correct au demeurant et agréable. | IMDb











Luciano Salce | Comment j'ai appris à aimer les femmes (1966)


En quelques mots : C'était la mode des "comment", Commet tuer votre femme, Comment voler un million de dollars... Co-production franco-italo-allemande un peu oublié aujourd'hui, Comment j'ai appris à aimer les femmes ne doit sa survie, en dépit d'une musique du maître Morricone et à son adapation française signée René Barjavel, qu'à son défilé de comédiennes qui sont autant de représentations de la beauté féminine. On ne sait où donner des yeux, entre Michèle Mercier, Anita Ekberg, Elsa Martinelli ou Romina Power, laquelle n'hésite pas à se dévétir. Le scénario est aussi mince que le corps de certaines de ces jeunes femmes mais le charme opère malgré tout, léger et divertissant, sensuel et coloré... Il ne manque finalement un acteur masculin, objet de toutes les gourmandises, un peu moins inodore...