Sur un mode mineur, A Name For Evil revisite le thème de la maison hantée. Malgré ses airs tenaces de produit télévisuel, ce film réussit (un peu) à distiller une atmosphère finalement plus trouble qu'effrayante.
AU PIF
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Antonio Margheriti | Demain l'apocalypse (1980)
Tourné en pleine cannibal mania (Cannibal Holocaust, La secte des cannibales...), Demain l'apocalypse, dont le titre anglais est Cannibal Apocalypse (ça ne s'invente pas) est une oeuvre intéressante car elle dresse un pont entre ce sous-genre du cinéma bis italien et le thème de la contamination d'un virus cher à George Romero.
David Slade | 30 jours de nuit (2007)
Adapté du comics du même nom, 30 jours de nuit commençait plutôt bien, en plantant un décor polaire dont on sent peu à peu qu'il se referme sur lui-même en même que vient cette nuit longue d'un mois.
Terence Fisher | Le chien des Baskerville (1959)
Paru en 1902 et marquant alors la résurrection de Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville demeure une des aventures les plus célèbres du fameux détective imaginé par Sir Conan Doyle.
Jean Brismée | Au service du diable (1971)
Exploité sous plusieurs titres (La plus longue nuit du diable, La nuit des pétrifiées etc...), Au service du diable témoigne de ces (rares) incursions du cinéma francophone (et belge au cas particulier) dans le domaine de l'horreur.
Cinézone | Joseph H. Lewis - The Mad Doctor Of Market Street (1942)
Lorsque j''étais abonné aux chaînes cinéma, j'enregistrais à la pelle tous les films qui passaient (ou presque), de manière compulsive... Sans pour autant les visionner. J'ai donc sur les bras, un stock énooorme de machins à regarder, du chef-d'oeuvre encore à découvrir au nanar rigolo à mater. Il y a donc quelques années, j'ai chopé sur TCM The Mad Doctor Of Market Street sur lequel je viens seulement de poser un oeil. Il s'agit d'une production Universal de 60 minutes environ. Le fait qu'elle soit signée Joseph H. Lewis, futur auteur du Démons des armes (1950) ou de Association criminelle (1955), était attirant. C'est d'ailleurs l'unique association du réalisateur avec ce studio qui, à l'époque, doit avant tout son succès aux bandes horrifiques qu'il produit. La présence de l'inquiétant Lionel Atwill, en docteur fou donc, en augmente également la valeur ajoutée. A l'arrivée pourtant, le film laisse une impression étrange d'inachevé. Le début est bon, prometteur car louchant clairement vers l'effroi annoncé.
Cousin spirituel du baron Frankenstein, notre bon docteur est prêt à rejoindre le bestiaire des savants dont les expériences sont incomprises par l'ordre des médecins. Dans ce noir et blanc est déjà tapie l'angoisse, renforcée par le regard halluciné du Britannique et le recours à la caméra subjective quand celui-ci s'apprête à chloroformer sa victime. Ensuite l'intrigue se déplace sur une croisière et la comédie commence à pointer ses tétons avec le duo d'actrices Una Merkel et Claire Todd. Enfin, la dernière partie échoue sur une île peuplée de sauvage. Que le docteur soit alors promu au rang d'un quasi dieu après avoir (faussement) ressuscité la femme du chef, était une bonne idée malheureusement trop peu exploitée. Cette dernière partie semble du coup expédiée. Reste une petite production curieuse qui révèle déjà l'habileté d'un futur solide artisan dont elle est une sorte de brouillon amélioré.
Bruno Mattei | Les rats de Manhattan (1984)
Toujours prompts à exploiter les modes à moindre frais, les Italiens surfent sur le succès de Mad Max en enchaînant, au début des années 80, les post-nuke fauchés tournés dans les carrières romaines. Si aux côtés de 2019 après la chute de New York (Sergio Martino) ou Les guerriers du Bronx (Enzo G. Castellari), Les rats de Manhattan demeure un des rejetons du genre les plus célèbres, il n'a pourtant de post-apocalyptique que son postulat et quelques vagues décors en introduction. Car malin comme un singe, Bruno Mattei (et son inséparable compère Claudio Fragasso), concentre l'action à l'intérieur de bâtiments abandonnés. De fait, nous sommes là davantage dans l'horreur (qui nous offre quelques cadavres bien gore) que dans la SF d'anticipation. En dépit du non jeu des comédiens, de ces rats qui font plus sourire que peur, d'une musique façon Bontempi et d'une scène finale qui sombre franchement dans le ridicule, Les Rats de Manhattan reste ce que Mattei a sans doute fait de moins pire avec Virus Cannibale. Le niveau n'est pas très élevé mais ce nanar assure une bonne tranche de rigolade. (vu le 19/11/2018)
Tom Six | The Human Centipede (2009)
Aller toujours plus loin dans l'horreur tel semble être le mot que se sont donnés les réalisateurs d'aujourd'hui. Pourtant et contre toute attente, The Human Centipede n'est pas aussi horrible que cela, loin de ce que promettait son pitch. De fait si, sur le papier, l'idée de voir un savant fou, dont l'origine allemande n'est pas due au hasard (référence évidente aux médecins de la mort des camps de concentration), créer un mille-pattes humain dont les membres, deux femmes et un homme, sont collées les uns aux autres par la bouche et l'anus, promet des images malsaines et dégueulasses, le rendu à l'écran se veut étonnamment sage, que n'entachent ni gore ni sexe. Le film de Tom Six, obscur metteur en scène hollandais, jouit d'une réputation flatteuse finalement totalement usurpée, entretenue par le bouche-à-oreille et des images chocs. Afin de pouvoir atteindre les 90 minutes réglementaires, on constate que le Batave doit broder, quitte à se répéter.
Mais, incapable de matérialiser la souffrance de ses personnages, hormis lors d'une conclusion pleine de cruauté, il signe un film qui ne peut passer pour autre chose que ce qu'il est, un objet plus marketing que cinématographique qui, même s'il place le spectateur en position de voyeur, ne dérange jamais vraiment, contrairement à son modèle, Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini... (Vu le 07/10/2018)
Mais, incapable de matérialiser la souffrance de ses personnages, hormis lors d'une conclusion pleine de cruauté, il signe un film qui ne peut passer pour autre chose que ce qu'il est, un objet plus marketing que cinématographique qui, même s'il place le spectateur en position de voyeur, ne dérange jamais vraiment, contrairement à son modèle, Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini... (Vu le 07/10/2018)
Freddie Francis | L'empreinte de Frankenstein (1964)
Troisième des sept films produits par la Hammer consacrés au personnage créé par Mary Shelley, L'empreinte de Frankenstein est l'un des deux à ne pas avoir été tournés par Terence Fisher mais par Freddie Francis, le second, Les horreurs de Frankenstein (1970) sera l'oeuvre du scénariste Jimmy Sangster. De là peut-être une réputation moins flatteuse que celle dont jouissent les métrages mis en scène par Fisher qui d'ailleurs devait le réaliser mais qu'un accident de voiture contraint à laisser sa place à Francis, directeur de la photographie réputé (Les chemins de la haute ville, Les innocents...) mais qui a alors déjà plusieurs bons films à son actif comme réalisateur (Paranoïaque et Meurtre par procuration). Inférieur à ses deux prédécesseurs, L'empreinte de Frankenstein n'en demeure pas moins intéressant en cela qu'il s'éloigne de ces derniers par un traitement plus proche des productions Universal des années 30.
Fragmentée, il suit une construction moins linéaire cependant que le personnage du baron parait plus positive, chercheur révolutionnaire plus seulement en butte contre les superstitions et ses anciens collègues mais devant affronter une bourgeoisie corrompue qui l'a spolié (cf. la figure du bourgmestre). L'introduction de Zoltan, l'hypnotiseur, est une bonne idée, comme celle de réduire le personnage féminin à une souillon sourde et muette, loin des habituelles sensuels Hammer Girls. Bien sûr, le visage émacié, le regard glacial, Peter Cushing est impeccable sans un rôle qu'il connait bien. Dommage que les maquillages soient grossiers et que le scénario n'évite pas les invraisemblances... (Vu le 22/09/2018)
Fragmentée, il suit une construction moins linéaire cependant que le personnage du baron parait plus positive, chercheur révolutionnaire plus seulement en butte contre les superstitions et ses anciens collègues mais devant affronter une bourgeoisie corrompue qui l'a spolié (cf. la figure du bourgmestre). L'introduction de Zoltan, l'hypnotiseur, est une bonne idée, comme celle de réduire le personnage féminin à une souillon sourde et muette, loin des habituelles sensuels Hammer Girls. Bien sûr, le visage émacié, le regard glacial, Peter Cushing est impeccable sans un rôle qu'il connait bien. Dommage que les maquillages soient grossiers et que le scénario n'évite pas les invraisemblances... (Vu le 22/09/2018)
Umberto Lenzi | Fou à lier / Nightmare Beach (1988)
A l'instar de ses films d'auteurs, l'Italie voit son cinéma de genre brutalement décliner à partir des années 80, décennie dont il n'y a pas grand chose à garder en pellicules bis. Bava est mort, Argento commence à se regarder filmer, d'autres se tournent vers l'érotisme voire carrément le porno (d'Amato) ou se contentent de suivre les modes américaines. Tel est le cas de Umberto Lenzi qui, dans ces années là, après avoir touché aux cannibales (Cannibal Ferox etc) ou au post-nuke (La guerre du fer), se perd dans le slasher, lui-même pale modernisation du giallo que le réalisateur a besogné à sa grande époque (Si douces, si perverses, Le tueur à l'orchidée). Fou à lier, plus connu sous le titre Nightmare Beach témoigne à la fois de ce déclin et de sa modeste contribution à ce sous-genre de l'horreur.
Sa paternité est sujette à caution. En effet, s'il porte la signature de l'Italien, l'objet serait avant tout l'oeuvre (?) d'un certain Harry Kirkpatrick dont on a longtemps cru qu'il s'agissait d'un pseudonyme, ce qui n'est en réalité pas le cas. Lenzi aurait donc surtout joué un rôle de superviseur. Ceci explique peut-être la médiocrité de ce film peuplé de blondasses et de bellâtres gominés au milieu desquels cachetonnent John Saxon et Michael Parks. Fou à lier ne nous épargne ni les concours de tee-shirt mouillés ni les énervants clichés du teen movie que saupoudre une pincée de Dents de la mer. Les meurtres sont mis en scène avec paresse, l'identité de l'assassin, facile à deviner. Ajoutons à cela une bande-son envahissante à base de hard FM et le résultat, déjà daté à sa sortie en 1988, ne peut qu'être franchement bancal mais se laisse regarder sans déplaisir, d'un oeil lointain sinon amusé. Et puis, il y a la moue boudeuse de Sarah Buxton, alors... (Vu le 02/09/2018)
Sa paternité est sujette à caution. En effet, s'il porte la signature de l'Italien, l'objet serait avant tout l'oeuvre (?) d'un certain Harry Kirkpatrick dont on a longtemps cru qu'il s'agissait d'un pseudonyme, ce qui n'est en réalité pas le cas. Lenzi aurait donc surtout joué un rôle de superviseur. Ceci explique peut-être la médiocrité de ce film peuplé de blondasses et de bellâtres gominés au milieu desquels cachetonnent John Saxon et Michael Parks. Fou à lier ne nous épargne ni les concours de tee-shirt mouillés ni les énervants clichés du teen movie que saupoudre une pincée de Dents de la mer. Les meurtres sont mis en scène avec paresse, l'identité de l'assassin, facile à deviner. Ajoutons à cela une bande-son envahissante à base de hard FM et le résultat, déjà daté à sa sortie en 1988, ne peut qu'être franchement bancal mais se laisse regarder sans déplaisir, d'un oeil lointain sinon amusé. Et puis, il y a la moue boudeuse de Sarah Buxton, alors... (Vu le 02/09/2018)
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