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Avatarium | The Girl With The Raven Mask (2015)



















Inquiets de voir qu'il ne participait à la tournée qui suivi la sortie du premier album d'Avatarium, nous pensions que Leif Edling avait déjà mis fin à cette aventure, laissant le groupe voler de ses propres ailes, après avoir pourtant composé l'intégralité de son galop d'essai et ce, même si le EP "All I Want", livré un an plus tard, avait contribué à nous rassurer quelque peu.

KröniK | Candlemass - House Of Doom (2018)


S'il permettra aux fans de patienter jusqu'au successeur de "Psalms For The Dead", "House Of Doom" soulève en définitive plus de questions qu'il n'en résout quant à la capacité de Candlemass à survivre au départ de Robert Lowe...

Candlemass et ses chanteurs, c'est une longue et tumultueuse histoire. Si, pour beaucoup, le groupe se confond - encore – avec la silhouette monacale de Messiah Marcolin, nombre d’interprètes ont défilé au sein d'un line-up dont ils sont le seul vrai facteur d'instabilité, de Johan Längqvist à Thomas Vikström en passant par Björn Flodkvist.

Succédant à un Robert Lowe dont le passage parmi les Suédois coïncida pourtant avec leur apogée artistique, incarnée par un redoutable triptyque "King Of The Grey Islands", "Death Magic Doom" et "Psalms For The Dead", gravés entre 2007 et 2012, Mats Leven est le dernier d'entre eux. Gravitant depuis longtemps autour du bassiste et fondateur Leif Edling, entre Abstrakt Algebra et Krux,, il était de toute façon écrit que celui qui fut la voix de Yngwie Malmsteen à l'occasion d'un des meilleurs album du maestro ("Facing The Animal"), tiendrait un jour le micro chez ce vétéran du doom. Ceci dit et nonobstant l'immense talent du bonhomme, il est permis de se demander si l'idée de l'embaucher était si bonne que cela. Tel est le sentiment diffus qu'éveille l'écoute de "House Of Doom" qui n'est pas le nouvel opus de Candlemass mais un EP, le second avec Leven au chant après 'Death Thy Lover' en 2016. Bien sûr, quatre titres dont un instrumental, c'est peu pour juger cette nouvelle incarnation. Bien sûr, cette maigre ration ne saurait susciter la moindre critique quant à une qualité d'écriture et d'interprétation qui n'est plus à démontrer, même si on a connu ses auteurs plus inspirés (nous y reviendrons). Mais le fait est que le doom forgé par le combo se doit d'être lyrique et fardé d'une théâtralité ténébreuse à laquelle participaient, certes chacune à leur façon, les performances de Messiah Marcolin et de Robert Lowe. Ce qui, a contrario, manquait déjà à "Chapter VI", "From the 13th Sun" et "Dacytlis Glomerata", excellentes offrandes au demeurant, fait également défaut à "House Of Doom" que le registre plus heavy que baroque de Leven vide de cette substance épique. Présent en invité sur le titre éponyme, on en vient du coup à se demander si Tobias Forge (Ghost) n'aurait pas été un choix plus judicieux pour remplacer l'ex Solitude Aeturnus que nous sommes nombreux à regretter. De fait, le Candlemass version Leven tend à se rapprocher de Krux (forcément) voire de Leif Edling en solitaire et son "Songs Of Torments, Songs Of Joy" dont le bassiste tenait lui-même le micro. Cela ne fait pas de cette courte rondelle un mauvais disque, bien au contraire, mais il n'en demeure pas moins que la signature du groupe, quoique indélébile, est en train de glisser vers un metal plus heavy que doom, même si les Suédois affolent toujours le compteur Geiger grâce à cette rythmique surpuissante, comme l'illustre le titre d'ouverture qui a donné son nom à cet opuscule que nimbent les couleurs sombres de l'Apocalypse. Tout aussi efficace s'avère être ce 'Flowers Of Deception' ultra plombé que son break lancinant sauve de la banalité. Plus étonnant est 'Fortuneteller', curieuse respiration acoustique qui confirme cependant cette légère mutation stylistique. Et au final, c'est sans doute l'instrumental 'Dolls On A Wall' qui s'impose comme le sommet de l'écoute, justement parce qu'il laisse les musiciens creuser un puits sans fond sans l'aide du chanteur et ce, bien que sa courte durée lui donne des airs d'inachevé. S'il permettra aux fans de patienter jusqu'au successeur de "Psalms For The Dead", "House Of Doom" soulève en définitive plus de questions qu'il n'en résout quant à la capacité de Candlemass à survivre au départ de Robert Lowe... (15/05/2018)


Avatarium - Hurricanes And Halos (2017)



















Dans la vie d'un musicien, il y a des rencontres qui ont plus de valeur que d'autres. Pour Leif Edling, figure tutélaire du doom que l'on ne présente bien sûr plus, la jonction entre son inoxydable talent de compositeur et celui de Marcus Jidell, longtemps guitariste chez Royal Hunt avant de faire un passage rapide du côté de Evergrey (sur "Glorious Collision"), marque un évident tournant dans sa pourtant longue et foisonnante carrière.

KröniK | The Doomsday Kingdom - S/T (2017)


On ne présente plus Leif Edling, fondateur et bassiste de Candlemass, intronisé depuis la renaissance du genre tant commerciale que critique, à l'aube des années 2000, comme The master of doom. Ses lignes de basse telluriques sont entrées dans la légende et son écriture, reconnaissable entre mille, source d'orgasmes plombés. L'inspiration dressée toujours aussi fermement ces dernières années l'ont vu multiplier les albums, rarement sous son propre nom ("Songs Of Torment, Songs Of Joy" en 2008), le plus souvent sous différentes bannières.
La dernière d'entre elles se nomme The Doomsday Kingdom, projet solitaire démarré en 2015 et devenu un groupe à part entière en recrutant le fidèle guitariste Marcus Jidell (Avatarium), ainsi que le batteur Andreas Johansson (Royal Hunt) et surtout le chanteur de Wolf, Niklas Stålvind, choix de prime abord curieux sinon improbable mais que la nature très heavy de l'entreprise justifie en réalité pleinement. Entre le retour de Candlemass, qu'on croyait mis en sommeil discographique, certes le temps d'un EP ("Dark Are The Veils Of Death") et le troisième opus de Avatarium, "Hurricanes And Halos", prévu pour le mois de mai, nous pouvions redouter un album trop vite emballé, crainte soulignée par le nom assez convenu de ce nouveau super groupe. Il n'en est rien bien entendu. Même lors des heures les plus obscures de son principal port d'attache, à l'époque de "Dactylis Glomerata" ou "From The 13th Sun", le Suédois n'a jamais déçu et ce n'est donc pas encore cette fois qu'il sera pris en flagrant délit d'anémie créatrice. Reprenant deux titres issus de sa carte de visite gravée en 2016, 'The Spectre' et l'éponyme 'Never Machine', "The Doosmday Kingdom" porte l'incontestable griffe du maître de cérémonie. Ces compositions forgées dans le marbre, sont du Leif Edling pur jus, dont on retrouve le goût pour les lignes rythmiques épaisses comme des câbles à haute tension ('The Silence'), les touches discrètement progressives et surtout ce chant haut perché qui sonne cette fois-ci plus NWOBHM que jamais.Si le "Chapter VI" (1992) de Candlemass témoignait déjà, à sa manière, lyrique et mélodique, que le heavy a toujours coulé dans les veines du bassiste, c'est peut-être la première fois que celui-ci s'aventure autant dans cette direction ('Hand Of Hell'). Ceci étant, cet album s'enracine profondément dans un socle doom, à l'image des sismiques 'A Spoonful Of Darkness' et 'The Spectre'. Grâce au jeu flamboyant de Marcus Jidell, aussi à l'aise dans un registre sabbathien que racé et dont les morsures font très mal, à l'image de 'Never Machine' et de 'Silent Kingdom', Edling accouche d'un ensemble aussi efficace que coloré d'ambiances moelleuses , dont seul peut-être le terminal 'The God Particle, s'étirant inutilement sur près de dix minutes, toutefois riches de saveurs progressives, en freine quelque peu l'impact.Mais c'est vraiment là la (très) relative faiblesse d'un disque imparable, bijou d'un heavy doom aussi puissant qu'évolutif. 4/5 (2017) | Facebock






Avatarium | S/T (2013)



















Bien qu'il en soit le fondateur et le principal - pour ne pas dire l'unique - compositeur, Candlemass n'a jamais vraiment suffi à Leif Edling dont nombre d'albums en dehors du giron maternel émaillent une riche carrière s'étirant sur plus de trente ans.

Leif Edling | Songs Of Torment, Songs Of Joy (2008)



















Le hasard du calendrier a voulu que cette première escapade de Leif Edling sous son propre nom atterrisse dans les bacs en même temps que le nouvelle offrande de Candlemass.