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William Asher | The 27th Day (1957)
























S'il a oeuvré au cinéma, avec une réussite mineure (A la limite du cauchemar), exception faite de La revanche du Sicilien avec Henry Silva, William Asher a surtout besogné pour la télévision.

Georg Tressler | 2069 : A Sex Odyssey (1974)
























Ceux qui, en visionnant 2069 : A Sex Odyssey, espéraient peut-être tomber sur un space opera sexy en seront pour leur frais. Des nichons, il y en a mais point de vaisseaux spatiaux ni de pistolets laser à l'horizon.

Ted Post | Night Slaves (1970)


















De Ted Post, on connait surtout ses deux collaborations avec Clint Eastwood (Pendez-les haut et court et Magnum Force), Le merdier avec Burt Lancaster ou Le secret de la planète des singes. Dans cette suite du film de Franklin J. Schaffner, il donne la vedette à James Franciscus qu'il retrouve peu après, à l'occasion de ce Night Slaves tourné pour le petit écran.

Bruno Mattei | Les rats de Manhattan (1984)


Toujours prompts à exploiter les modes à moindre frais, les Italiens surfent sur le succès de Mad Max en enchaînant, au début des années 80, les post-nuke fauchés tournés dans les carrières romaines. Si aux côtés de 2019 après la chute de New York (Sergio Martino) ou Les guerriers du Bronx (Enzo G. Castellari), Les rats de Manhattan demeure un des rejetons du genre les plus célèbres, il n'a pourtant de post-apocalyptique que son postulat et quelques vagues décors en introduction. Car malin comme un singe, Bruno Mattei (et son inséparable compère Claudio Fragasso), concentre l'action à l'intérieur de bâtiments abandonnés. De fait, nous sommes là davantage dans l'horreur (qui nous offre quelques cadavres bien gore)  que dans la SF d'anticipation. En dépit du non jeu des comédiens, de ces rats qui font plus sourire que peur, d'une musique façon Bontempi et d'une scène finale qui sombre franchement dans le ridicule, Les Rats de Manhattan reste ce que Mattei a sans doute fait de moins pire avec Virus Cannibale. Le niveau n'est pas très élevé mais ce nanar assure une bonne tranche de rigolade.  (vu le 19/11/2018)













Michael Reeves | La créature invisible (1967)


D'abord assistant, sur Les Drakkars de Jack Cardiff (1964) et Le château des morts-vivants de Warren Kiefer (1964), Michael Reeves a connu une carrière éclair, mourant prématurément en 1969 à la suite d'une overdose de barbituriques, après avoir réalisé trois longs métrages dont le plus célèbre et le plus abouti aussi, reste Le grand inquisiteur en 1968 avec Vincent Price. Un an avant, il signe La créature invisible pour la Tigon, société de production éphémère qui, sans égaler la Hammer ou la Amicus, s'est spécialisée dans les films d'horreur à petit budget. Le vampire a soif, La chair du diable, Doomwatch, La nuit des maléfices ou Le monstres des oubliettes remplissent un catalogue mineur mais non dénué d'une identité certaine, souvent morbide. Ces moyens faméliques, s'ils se remarquent à la vision de The Sorcerers, participent pourtant d'une atmosphère un peu austère, presque sordide (l'appartement des Montserrat), laquelle se marie à un psychédélisme diffus.
Le film joue  de fait sur la rencontre de deux mondes, celui des vieux, froid mais gourmand, contre celui des jeunes, coloré mais morne. Avec peu, Reeves maintient habilement l'intérêt grâce notamment à ce couple qui, en manipulant par hypnose, un jeune homme, vivent par procuration toutes sortes de sensations, avec une jouissance obscène. Malgré la présence de Boris Karloff, interprète légendaire de tout un bestiaire horrifique, l'âme damnée est incarnée par Catherine Lacey qui, grisée par l'expérience, finit par utiliser Mike Roscoe comme un robot. Bon scénario avec une fin superbe (les corps  calcinés) et un casting féminin sexy qu'animent la Française Elisabeth Ercy et Susan George. (vu le 07/11/2018)

















André Farwagi | Le temps de mourir (1970)


Le temps de mourir fait partie de ces rares incursions du cinéma français dans le fantastique voire la SF, aboutissant toujours à de singulières curiosités, à ranger aux côtés de L'alliance, Malevil ou Les soleils de l'île de Pâques, dans des styles certes très différents. Si la présence solaire et énigmatique de Anna Karina parait vouloir le rattacher à la Nouvelle Vague, ce film ne noue en réalité aucun lien avec les quelques tentatives science-fictionesques de Godard (Alphaville) ou Truffaut (Farenheit 451). En revanche, on pourrait l'arrimer à un certain cinéma suisse pour son approche froide et cérébrale du genre et son ambiance abstraite. Sur des biens points, il se révèle étonnant. Etonnant déjà par sa maîtrise alors qu'il ne s'agit que de la première expérience de réalisateur de André Farwagi (après le court métrage L'ombre dans la glace) qui, s'il ne transformera pas l'essai par la suite, se retrouvera aux commandes d'une rares adaptations de Serge Brussolo, Les lutteurs immobiles, ce qui, pour le coup, ne surprend pas.
Etonnant de part son sujet qui montre un homme qui découvre sa mort dans un film que détient une femme amnésique. L'ayant identifié, il invite son futur meurtrier dans son domicile où il vit en reclus. Tout se met alors en place, non pas pour que sa mort soit évitée mais pour qu'elle se produise réellement. Avec une épure dans les moyens utilisés et un rythme lent, Le temps de mourir envoûte peu à peu avec ce récit qui donne le vertige par sa dimension cyclique. Une réussite méconnue où Crémer, Rochefort et Karina forment un trio mystérieux. (vu le 14/10/2018)















Roy Ward Baker | Alerte satellite 02 (1969)


Avec son ambiance un peu pop et psychédélique, Alerte satellite 02 ressemble davantage à un film d'espionnage mâtiné de SF qu'à un succédané de 2001 : L'odyssée de l'espace. Les moyens ne sont pas les mêmes non plus. De fait s'il peut compter sur l'habileté de l'équipe de la Hammer et de bricoleurs ayant d'ailleurs bossé sur le Kubrick, l'ensemble souffre ainsi d'un tournage à l'économie, qui cependant ne fait qu'accentuer le charme certain qu'il distille, auquel n'est pas étranger la beauté de Catherine Schell qui n'a pas de mal à voler la vedette à un James Olson peu charismatique mais auquel le doublage français assuré par Marcel Bozzuffi donne une épaisse bienvenue. Malgré le travail d'écriture de Michael Carreras, Roy Ward Baker semble ne pas s'être réellement investi dans cette production qui du coup n'égale pas Les monstres de l'espace tourné deux ans auparavant.
Flirtant avec la parodie, comme en témoignent son générique animé et son méchant nommé Hubbard (référence au fondateur de la Scientologie ?), Moon Zero Two n'a d'ailleurs pas rencontré le succès escompté, avortant du coup la série de films qui avait alors été envisagée, lesquels auraient dû poursuivre les aventures du commandant Kemp. (Vu le 01/05/2018 / Source : enregistré en 2006 sur Ciné FX)
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